Oui, oui, … on a assez entendu parler de ces émigrés clandestins qui partent
à l’assaut des frontières africaines de l’Europe, sur les clôtures de l’enclave
de Ceuta ou à travers le détroit de Gibraltar, dans des petits bateaux vers les
cotes italiennes ou sur des pirogues de fortunes
vers les canaries.
On les a vus, recueillis par les secouristes, fatigués, blessés, le visage
livide, grelottant dans des couvertures ou affalés sur des brancards, le regard
perdu au loin, entre les vagues qui ont failli les engloutir….
Mais avez-vous essayé, en scrutant ces traits tirés au bout d’un voyage
cauchemardesque de deviner l’itinéraire d’un de ces réfugiés ?
J’en connais un.
Tag - Pirogues
samedi 12 août 2006
Les Pirogues de l’Infamie 3 : Une histoire individuelle de l’émigration clandestine
Par Doomu Rewmi le samedi 12 août 2006, 17:31 - Chroniques d'une société dérèglée
mercredi 9 août 2006
Les Pirogues de l’infamie 2 : L'emigration clandestine, un simple symptôme
Par Doomu Rewmi le mercredi 9 août 2006, 17:52 - Chroniques d'une société dérèglée
Pour revenir avec moins d’émotion peut être (à part
l’affection immense que j’ai pour toi, oui, Ô lecteur) sur cette « affaire »
des nouveaux boat people de notre ère, je prendrais mon temps (oui, et le tien,
cher lecteur) et plusieurs posts.
Je commencerais aujourd’hui par une tentative de décrypter plus posément le
phénomène en évitant si possible de me retrouver à crier des accusations devant
le tribunal de l’Histoire, bave au lèvres, les yeux rougis par la colère et le
corps tremblant de la révolte de tous les opprimés du monde, criant des « Honte
à vous ! » et « Pendez les tous »
OK, essayons...
lundi 7 août 2006
Les pirogues de l'infamie 1 : Honte à nous!
Par Doomu Rewmi le lundi 7 août 2006, 17:45 - Chroniques d'une société dérèglée
Imaginez un père de famille, son foyer, sa famille, ses enfants, quelque
part…..
Imaginez sa maison parmi d’autres, entourée de hauts murs protégés par des
barbelés.
Imaginez que chaque matin, des enfants de cette maison, après de longues heures
de préparation, tentent, avec détermination mais hélas avec des outils
rudimentaires, de franchir le mur pour se réfugier dans une des maisons
voisines.
Imaginez que chaque matin, quelques enfants meurent ainsi, victimes des
barbélés empoisonnés ou d’une chute mortelle. Imaginez que chaque jour, les
enfants, voyant pourtant les dépouilles de leurs ainées pendues aux barbelés,
se lancent quand même à l’assaut du mur.
Imaginez qu’ils répondent à ceux qui leur demandent « Pourquoi ? » , qu’ils ne
voit pas d’autre issue pour échapper à l’enfer de cette maison.
Que diriez vous à ce père de famille ?