Les Nouvelles Chroniques de Ndoumbelane

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samedi 12 août 2006

Les Pirogues de l’Infamie 3 : Une histoire individuelle de l’émigration clandestine

Oui, oui, … on a assez entendu parler de ces émigrés clandestins qui partent à l’assaut des frontières africaines de l’Europe, sur les clôtures de l’enclave de Ceuta ou à travers le détroit de Gibraltar, dans des petits bateaux vers les cotes italiennes ou sur des pirogues de fortunes vers les canaries.
On les a vus, recueillis par les secouristes, fatigués, blessés, le visage livide, grelottant dans des couvertures ou affalés sur des brancards, le regard perdu au loin, entre les vagues qui ont failli les engloutir….

Mais avez-vous essayé, en scrutant ces traits tirés au bout d’un voyage cauchemardesque de deviner l’itinéraire d’un de ces réfugiés ?

J’en connais un.

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mercredi 9 août 2006

Les Pirogues de l’infamie 2 : L'emigration clandestine, un simple symptôme

Pour revenir avec moins d’émotion peut être (à part l’affection immense que j’ai pour toi, oui, Ô lecteur) sur cette « affaire » des nouveaux boat people de notre ère, je prendrais mon temps (oui, et le tien, cher lecteur) et plusieurs posts.

Je commencerais aujourd’hui par une tentative de décrypter plus posément le phénomène en évitant si possible de me retrouver à crier des accusations devant le tribunal de l’Histoire, bave au lèvres, les yeux rougis par la colère et le corps tremblant de la révolte de tous les opprimés du monde, criant des « Honte à vous ! » et « Pendez les tous »

OK, essayons...


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lundi 7 août 2006

Les pirogues de l'infamie 1 : Honte à nous!

Imaginez un père de famille, son foyer, sa famille, ses enfants, quelque part…..

Imaginez sa maison parmi d’autres, entourée de hauts murs protégés par des barbelés.


Imaginez que chaque matin, des enfants de cette maison, après de longues heures de préparation, tentent, avec détermination mais hélas avec des outils rudimentaires, de franchir le mur pour se réfugier dans une des maisons voisines.


Imaginez que chaque matin, quelques enfants meurent ainsi, victimes des barbélés empoisonnés ou d’une chute mortelle. Imaginez que chaque jour, les enfants, voyant pourtant les dépouilles de leurs ainées pendues aux barbelés, se lancent quand même à l’assaut du mur.


Imaginez qu’ils répondent à ceux qui leur demandent « Pourquoi ? » , qu’ils ne voit pas d’autre issue pour échapper à l’enfer de cette maison.


Que diriez vous à ce père de famille ?

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