Les Nouvelles Chroniques de Ndoumbelane

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lundi 10 septembre 2007

Habitat contre Habitudes

Samedi dernier, j'ai dîné au milieu de la rue, en plein air.

Nous étions des douzaines sur la chaussée, réunis autour de larges plateaux remplis de succulents et dangereusement riches plats de fêtes sénégalais, sirotant nos jus de fruits, échangeant répliques et éclats de rires d'un groupe à l'autre. Un véritable banquet sur la voie publique.

Une scène pourtant classique à Dakar.

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vendredi 6 avril 2007

Ville Cruelle - Où la communauté se noie dans la multitude

La scène se déroule dans un "car rapide", un des ces monstres roulants qui encombrent les rues de Dakar au grand regret des autres conducteurs mais qui font office de transport en commun le plus populaire de la ville. Ces cars, qu'emprunte la grande masse laborieuse qui se deverse chaque jour de la grande banlieue dakaroise vers le centre, sont un laboratoire de notre société.

Mon cousin qui a emprunté le car ce matin là tente en vain de sauver le repassage impeccable et la blancheur de son ample et superbe Kaftan aux broderies élaborées mais la tâche est ardue. Sur sa gauche, il a une vendeuse de poissons qui transporte toute sa marchandise dans une large bassine qui encombre l'étroit couloir du car et dont les éffluves "marines" sont bien moins dangereuses que les arêtes tranchantes et queues de poissons qui en débordent joyeusement tentant d'ecorcher les pan du Kaftan. Sur sa droite, un jeune homme est plongé dans la lecture d'un journal qu'il étale sans gène sur ses voisins les obligeant à des contorsions qui achèvent de froisser mon fringant cousin.

Ce lecteur indélicat est en fait un voleur en pleine action.

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mercredi 6 septembre 2006

Dakar, la grande mendicité africaine

Ce doit effectivement être une des images les plus marquantes pour le visiteur à Dakar. Lorsque sa voiture à parcouru l’avenue Roume, longeant le Palais de la République, palace colonial aux épais murs blancs dont les grilles dévoilent un jardin tropical toujours superbe, passant sous les grands arbres qui bordent l'avenue et dont les cimes se joignent au dessus de la chaussée pour lui donner un voûte verte et ombragée, débouchant ensuite sur la Place de l’Indépendance et son étonnant mélange de Building moderne et de vielles battisses coloniales, quand enfin ayant fait le tour elle s’arrête au feu devant la BICIS, le visiteur qui savourait la beauté du Plateau découvre soudain son autre visage : la nuée miséreuse des mendiants voletant autour de sa voiture.

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lundi 15 mai 2006

Apprentis(sages) 3 : Mon cousin decouvre la Chine

C'est la révolution qui continue dans la vie de mes cousins, de ma famille et de mon village.

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