Lecture douloureuse
Par Doomu Rewmi le mardi 11 décembre 2007, 19:08 - Afrique mon Afrique - Lien permanent
Je viens de lire cet article du site LMSI (Les mots sont importants) et je suis ... bouleversé. C'est une lecture douloureuse parce qu'elle me dit ce que des choses que je ne veux pas entendre :
- Que le monde n'est pas si beau que cela. Et la société française dont je me réclame le métis culturel porte encore aujourd'hui en elle ce racisme profond et pernicieux.
- Que le monde n'est pas si beau que cela. Et une injustice historique est faite tous les jours à la mémoire entière d'un peuple.
- Que JE ne suis pas si beau que cela puisque je suis moi même porteur inconscient des certains concepts fondamentalement racistes.
Je l'avoue je suis bouleversé.
Depuis le Code noir (1685), rares sont les intellectuels français qui ont remis en question le socle raciste sur lequel repose notre regard sur « les noirs », africains ou antillais. Les récentes saillies négrophobes d’Hélène Carrère d’Encausse, Alain Finkielkraut ou Nicolas Sarkozy ne sont pas de malheureux dérapages mais la continuité désolante de préjugés nourris depuis quatre siècles 1. Qui, en France, sait que Saint-Simon, Bossuet, Montesquieu ou Voltaire ont commis, sur ces questions, des pages monstrueuses ? Que Renan, Jules Ferry, Teilhard de Chardin, Albert Schweitzer ou encore le général De Gaulle leur ont emboîté le pas ? C’est pourtant ce que vient nous rappeler Odile Tobner dans son livre Du racisme français. De ce livre salutaire nous publions un extrait consacré à l’historien-fétiche des grands médias : Olivier Pétré-Grenouilleau, et à la manière plus que douteuse dont il revisite l’histoire de la Traite des Noirs.
Et ne vous arrêtez pas parce que c'est moche.
Commentaires
Ce qui est assez révélateur je trouve, c'est le silence assourdissant qui, pour l'instant, accueille la sortie de ce livre. Pas un mot dans les grands média!
D'accord avec toi, c'est très moche.
Je n'ai pas les mots pour commenter ce que j'ai lu. Le temps de digérer peut être, le temps de réaliser ce que je viens de lire. Douloureux lecture c'est vrai et elle me laisse comme une envie de régurgiter ce que j'ai lu. Merci pour le lien.
Malaïka