Bruguière: dans les sales draps du Génocide Rwandais ?
Par Doomu Rewmi le samedi 25 novembre 2006, 14:03 - Chroniques de mon autre pays - Lien permanent
Bruguière lance des mandats d'arrets contre des responsables au sommet de l'état Rwandais et demande la tête de Kagamé !!!
Ah quel homme vraiment ce juge Bruguière ! Quelle Justice, que la française!
On s'en pâmerait d'admiration.
Sans peur ni reproche, voila le juge à l'assaut des dossiers délicats de la République, ne reculant devant rien pour désigner du doigt inflexible de la Justice, le coupable tremblant de ... de culpabilité tiens donc! Rois, présidents ou députés, aucun titre ne l'intimide.
La belle histoire !!!
Et si on revenait un peu à la triste et dégueulasse réalité ...?
Bruguière donc, juge français d'exception, délivre des mandats d'arrêts contres de très hauts responsables du régime rwandais de Paul Kagamé (FPR) et réclame même la tête de ce dernier.
A quel titre ? A propos de l'attentat qui en 1994 à coûté la vie à Juvenal Habyarimana (cet événement servit de déclencheur au génocide rwandais nous dit-on au passage). Le pilote de l'avion était français et sa famille a saisi la justice.
Pris juste comme cela, cela à l'air d'une banale affaire de Justice, incriminant un haut responsable étranger et qui va entraîner répercussions diplomatiques et tout le tralala...
Or plusieurs éléments s'ajoutent à ce contexte.
La France, impliquée dans le génocide aux cotés des bourreaux.
En effet, ces mandats d'arrêt ne viennent pas de n'importe quelle Justice, majestueuse, impartiale et aveugle, mais de la Justice Française, c.a.d. de la justice d'un pays qui est accusé, avec un dossier accablant à l'appui, d'avoir pratiquement aidé et soutenu les génocidaires.
En effet, le rôle dans la France dans cette affaire là a été immonde jusqu'au bout. D'abord longtemps soutien d'un régime dictatorial (une vieille habitude sur le continent), elle a conservé son appui politique à ce régime aux vélleités génocidaires jamais lointaines, et gardé à l'armée soutien logistique et encadrement tout en laissant commettre quelque petits massacres par ci et par là et préparer le grand en toute tranquillité.
Ensuite, lorsque après plusieurs semaines de massacres, il est devenu clair que les rebelles du FPR qui avaient lancé une offensive en même temps allaient prendre le pays, la France est enfin intervenue dans le cadre d'une opération Turquoise aux relents médiatiques nauséabonds (les journalistes "embeded" français, c'était là) et aux objectifs réels encore plus puants, puisqu'il s'agissait en réalité de ralentir les rebelles et d'offrir protection et extradition à des responsables du génocide.
Un juge de ce pays là, quel qu'il soit, peut il ensuite décemment prétendre instruire contre les dirigeants issus de cette rébellion là qui était son ennemie hier? La liberté qui lui est donnée de le faire peut elle être crédible ?
Mais, pour achever de convaincre de la totale honneteté de toute cette affaire là, voila qu'un coup d'oeil à l'actualité des quelques semaines précédentes nous apprend que le Rwanda venait de mettre en place une commission pour prouver l'implication de la France dans le génocide.
Ah tiens... comme par hasard ...
La crime de Kagamé et compagnie : faire la guerre
Mais laissons tomber ce contexte global pour revenir à l'affaire elle même. De quoi sont accusés ces dirgeants rwandais ? D'avoir abattu l'avion de Habiyarimana ?
Attendez un instant là ... on parle bien de rebelles qui étaient en guerre contre le regime de ce même président, non ? Qu'il soit prouvé qu'ils l'ont fait ou pas ... c'était pas un peu leur but, ces gars ? C'est con la guerre : on y tue des gens. C'est bien pour cela que idiots idéalistes comme moi n'aimons pas ça.
Mais ce n'est pas ce que Brugière leur reproche. Il leur reproche d'avoir tué le pilote avec. Le pilote qui était la envoyé par les autorités de son pays pour appuyer un régime allié. Un soldat quoi.
Bon, la famile du pauvre pilote français chagrinée par la perte d'un de ses membres a bien raison de vouloir poursuivre les responsables. Mais faudrait voir ailleurs : par exemple du coté des autorités qui on envoyé ce pilote avec d'autres soldats français soutenir une partie dans ce conflit en cours. Si la famile de chaque soldat se met à poursuivre les dirigeants des pays contre lesquels la France est en conflit, on n'est pas sorti des embrouilles diplomatiques. Mais s'il poursuivent les autorités Françaises , on est peut etre sorti des embrouilles guerrières.
Confusion (volontaire ?) dans les media français
Mais l'autre aspect dérangeant de tout ceci, est dans la manière dont les médias français en on fait les gorges chaudes. Franchement, on sentirait presque dans l'expectoration médiatique de la nouvelle un soulagement. Celui de la culpabilité enfin partagée. J'ai eu la paranoiaque impression de lire entre les lignes :
"Ah tiens donc ... Bruguière accuse Kagamé et c'est à propos du Rwanda, période génocide.. Très bien ça. Très bien. On peut arrêter de pointer la France du doigt puisqu'on a un autre coupable. Un local en plus."
OK, c'est subjectif. Mais la où ce n'est plus de la parano, c'est dans le constat d'une sorte de confusion volontaire ou pas que causent les titres. Un échantillon :
Figaro : Rwanda : Bruguière incrimine Paul Kagamé
RFI : Génocide Rwandais : Bruguière accuse Kagame
Le Monde : Rwanda : le juge Bruguière recommande des poursuites contre le président Kagamé
Ca ne vous frappe pas ? Chacun de ses titres laissserait facilement penser qu'on vient d'accuser Kagamé et ses hommes de culpabilité dans le génocide.
Non je ne crois pas au complot médiatique. Juste à la manifestation dans le discours des journalistes des pressions et névroses de leur environnement.
Bref dans tout ce cadre là, celui qui perd son temps et son crédit, c'est le juge Bruguière ou plutôt Dame Justice. Difficle de faire croire en effet dans ce genre d'affaires en la propreté immaculée de la Justice "sous la robe de laquellle, je ne vous raconte pas" [1] [2].
Commentaires
D'après ce que j'ai entendu Bruguière incrimine Paul Kagamé plus pour le meurtre dont il serait responsable que pour le génocide. Moi je me dis juste qu'au lieu d'aller laver le linge sale des Rwandais, il devrait s'occuper de laver à l'eau de javel celui de son propre pays.
Pourquoi donc un juge Français se mêle t-il de l'Histoire rwandaise?
Et pendant ce temps notre cher pays, qui serait parait-il ridiculement (dixit Sarko) et compulsivement repentant, fait la leçon aux autres et vote des lois contre la négation du génocide des Arméniens, tout en refusant de poursuivre ses propres dirigeants et de présenter ses excuses pour ses saloperies au Rwanda ...
Pour les gens qui ne connaissent pas l'histoire du Rwanda ....Bruigiere a fait une ingerence une ingerence interne dans les affaires d'une pays africain.....mais compte tenu de l'histoire de decapiter la communaute hutu que les tutsi se sont rendu maitre des massacres des rois hutu a Ruhande Butare ...dans les temps anciens jusqu' a l'assassinat de Habyarimana ...avec brouguiere ou sans Brouguiere les Rwandais trouveront une solution durable a ces assaissins.
Je ne lave pas la responsabilite de genocide aux hutus mais pourquoi ils ont fait cela ......pourquoi au Burundi ,au Mozambique ,au polisario ,au congo les processus de negocitations pour finir la guerre finissent en paix.
Brouguiere a fait montre au monde la vrai couleur de ce pouvoir des Tutsi de Kigali une machine a broyer les gens .......si ces hutus sont nes genocidaires pourquoi ne sont pas massacres ces tutsi bien avant l'assassinat du president ,precede par l'assinat de
4 leaders......provenat de 4 regions de pays pour creer une tension ...tous commandite par kagame
Pourquoi les francais ordinaires ne se demandent pas le role des americains et des anglais dans la souffrance des africains .....sous le couvert des minorites sanguinaires au lieu de critiquer sans fondement leur pays.
Brouguiere ou sans Brouguiere les rwandais recevront des reponses sur les massacres de Byumba ,de Kibeho, du congo dans les refuges
Ce n'est pas facile de connaitre les relations du Rwanda et de la france sans connaitre l'histoire des interventions des etrangers dans les affaires du Rwanda .......la france est un pays qui a de l'influence en afrique et des spheres d'nfluence .....la France intervient en afrique comme toute puissance comme l'amerique en afrique du sud du temps de l'apparthied, comme la chine au sudan et au Zimbabwe......Kagame a le droit de combattre pour la liberation des siens mais n'a pas le droit de mentir la communauté international qui'il met sur son coeur le processus de paix pour .....chercher du temps propice d'abattre l'avion de son adversaire ......n'a ps le droit de minimiser le principer democratique
de ONE MAN ONE VOTE meme si les gens voteraient sous la couleur ethnique .......Chercher la democratie en evitant une dictature de la majorité ou une d'une minorité
Voici la liste des responsables francais: jugeons les demandons des comptes: Il y a des enquetes , il y a des noms , il y a des temoins: je vous invite a lire http://www.enquete-citoyenne-rwanda... ou http://perso.orange.fr/jacques.more... . Je vous invite a lire le livre de Patrick de Saint-Exupéry. Pource qui concerne les responsables voici une liste: attention, la justice devra faire le tri : François Mitterrand, Président de la République, décédé depuis. En tant que Président de la République, Mr Mitterrand assume la majorité des délits reprochés. De plus, il gérait avec une attention toute spéciale le dossier rwandais. Il a donné à plusieurs reprises avant avril 1994 des témoignages de sympathie aux groupes Hutu les plus extrémistes. Il aurait tenu des propos comme quoi un génocide était un fait normal dans cette région et encore que « Dans ces pays-là, un génocide, c’est pas très important. » 8
Adhésion et soutien à une idéologie raciale ou ethniste qui a favorisé le génocide.
Connaissance de l’intention et de la préparation d’un génocide.
Reconnaissance du gouvernement rwandais issu du coup d’État du 7 avril 1994 (GIR) et organisateur du génocide.
Non-assistance à personne en danger lors de l’opération Amaryllis en avril 1994.
Évacuation de concepteurs du génocide durant l’opération Amaryllis Vote au Conseil de Sécurité de l’ONU de la diminution des effectifs de la MINUAR.
Soutien international au GIR, en particulier à l’ONU. Lors de l’opération Turquoise tentative de soutien militaire aux FAR. Lors de l’opération Turquoise pas de désarmement des exécutants du génocide, pas d’arrestation des auteurs et des organisateurs.
Lors de l’opération Turquoise pas de désarmement systématique des assassins.
Lors de l’opération Turquoise pas d’arrestation des organisateurs et exécutants du génocide.
Lors de l’opération Turquoise, soutien aux assassins en déroute.
Accueil et protection des auteurs et concepteurs du génocide
Bruno Delaye, alors conseiller pour les affaires africaines
Christian Quesnot, alors chef d’état-major particulier du Président de la République
Jean-Michel Marlaud, alors ambassadeur de France au Rwanda en 1994
Adhésion et soutien à une idéologie raciale ou ethniste qui a favorisé le génocide.
Connaissance de l’intention et de la préparation d’un génocide.
Reconnaissance du gouvernement rwandais issu du coup d’État du 7 avril 1994 (GIR) et organisateur du génocide.
Non-assistance à personne en danger lors de l’opération Amaryllis en avril 1994.
Évacuation de concepteurs du génocide durant l’opération Amaryllis
Connivence avec les auteurs de massacres durant l’opération Amaryllis.
Bernard Cussac, attaché de défense à l’ambassade de Kigali
Connaissance de l’intention et de la préparation d’un génocide. Jean-Bernard Mérimée, alors représentant permanent de la France à l’ONU Hubert Védrine, alors secrétaire général de l’Élysée Adhésion et soutien à une idéologie raciale ou ethniste qui a favorisé le génocide.
Jean-Pierre Huchon, alors chef de la mission militaire de coopération Jacques Lanxade, alors chef d’état-major des armées Raymond Germanos, général, alors sous-chef des opérations à l’état-major des armées Edouard Balladur, alors premier ministre Alain Juppé, alors ministre des affaires étrangères Jean-Marc Rochereau de la Sablière, alors directeur des Affaires africaines et malgaches au ministère des Affaires étrangères François Léotard, alors ministre de la défense Michel Roussin, alors ministre de la Coopération
Jean-Claude Lafourcade, général, commandant l’opération Turquoise Lors de l’opération Turquoise pas de désarmement des exécutants du génocide, pas d’arrestation des auteurs et des organisateurs. Lors de l’opération Turquoise pas de désarmement systématique des assassins. Lors de l’opération Turquoise, soutien aux assassins en déroute.