Il fallait donc mesurer l'efficacité générale du procédé au lieu de se contenter de mesurer nos impacts individuels par la contemplation fascinée et autosatisfaite des statistiques de nos blogs.

Blogospherus s'y est collé avec une petite experience bien simple : créer un blog et proposer un jeu de "faites un lien vers moi". Il sème l'idée (une seule fois) et observe le succès en comptant les trackbacks.

Je viens donc d'y participer en postant cet article, après aovir découvert le phénomène en lisant un article de Monolecte. Mais je crois que l'expérience est bien limitée.

En effet, que peut mesurer Blogosphérus ?

Pour le dire rapidement, ce sera au mieux la vitesse et l'ampleur de la propoagation de cette idée au sein de la communaté des blogueurs. Avec comme biais l'enthousiasme de ces derniers pour son expérience.

Voici comment je comprend ce qui se passe.
  • L'idée est semée cher Blogueur0.

  • Les blogueurs Blogueur0.X qui sont tous les lecteurs de Blogueur0 qui sont à la fois bloggeurs et volontaires pour participer à l'expérience font un lien. A leur tour, Blogueur0.X.Y decouvrent l'idée chez Blogueur0.X
  • Pendant ce temps, Blogospherus chrono en main trace la courbe d'evolution du nombre de retroliens vers son message.

Au mieux donc le voila qui trace une jolie courbe dans le temps, du nombre de retroliens. Courbe qui va normalement decoller assez vite (on s'amuse comme des fous au début) puis se tasser et finalement plafonner quand le phénomèe tombera dans l'oubli.

(Oui, oui, .. les matheux, on sait que ça un nom dans votre jargon ce genre de courbes. Et ce nom ne fait étrangement aucune référence à Jennifer Lopez, donc je ne l'ecrirai pas. Na!)

Mais qu'est ce qu'il a donc mesuré à la fin ?

D'abord il faut voir que pour mesurer à partir de là l'efficacité de la contamination de son idée, il lui faut disposer des chiffres sur la taille effective de la blogosphère (on peut supposer l'existence de stats de ce type) afin de comparer ceux qui y sont avec la masse. Il pourra alors donner sa courbe en terme de parts (%) de la blogosphère touchée.

Ensuite il faut retenir que seul le lectorat blogueur est mesuré. Au plus, il verra surement des retoliens issus du traitement par les autres types de site WEB (par exemple les site de la presse) du phénomène qu'il aura provoqué, mais ceci restera marginal dans ses mesures. Or on espère bien que la blogosphère n'est pas un vase clos.

De plus même dans ce lectorat blogueur, il ne percevra que ceux qui décident de participer au jeu en créant le lien. Mais là aussi , il pourra toujours s'appuyer sur les stats de lecture de sa page pour estimer ceux qui, blogeurs ou pas, auront lu son message sans faire de lien.

Qu'est ce qu'il mesure alors ?

Ma foi le succès de son petit jeu, précisément.

La viralité de la blogosphère ? De manière biaisée par les chiffres absolus et les filtres implictes.

La taille de la blogosphère ? Certainement pas.

Je me demande si on aurait pu faire mieux ?

On aurait pu essayer de tracer les chemins de propogation de son virus : il suffirait que chaque blogueur lie vers le blog où il a rencontré l'idée. Par exemple, moi je lierais vers le Monolecte. A la fin, une agregation des trackbacks (sacré travail participatif) aurait donné une belle toile autour du germe initial.

On aurait également pu tester à partir de points d'introduction différents; cela reviendrait cependant à repeter le jeu plusieurs fois et donc le voir biaisé par la lassitude.

On ne peut pas savoir quel thême se propage le mieux, puisqu'ici le seul thème véchiculé est l'observation narcissique de la blogopshère par la blogosphère.

Le Monolecte mentionne la propagation par la blogosphère des idées du "NON" au reférendum pour le Traite de Constitution Eurpoéenne. Pour reprendre cet exemple, la différence avec ce cas ci est que dans ce NON on essaye de percevoir (sans pouvoir vraiement le mesurer) l'impact de la blogosphère sur une population plus large (les electeurs) et qui contient les blogueurs eux mêmes.

On peut tenter de rééditer l'exploit. Mais de le mesurer je ne crois pas.

Tant mieux, quand on aime on ne compte pas.