Pas l'Humanisme qui aime l'Humanité, la gente humaine sa globalité, mais l'humanisme qui porte modestement son "h" minuscule, qui aime l'humanité dans son principe, qui rend aimable (littéralement, qu'on peu aimer) chacun d'entre nous dan ssa simple réalité.

Oui mes amis il y a un livre qui parle de cela et si vous ne l'avez pas encore lu, ma fois Noël est une bonne occasion de s'offrir des cadeaux. L'avant Noël c'est même encore mieux.

Quoi ? Ah .. pardon .. oui j'arrête le mystère. Je n'en faisais pas. D'ailleurs mon livre vous l'avez peu être lu déjà et aimé sûrement...

Bon OK je me lâche. Et j'en lâche plein d'un coup parce qu'il ne s'agit pas d'un livre mais des romans de Daniel Pennac sur la tribu Malaussene.

Oui, un vieux truc, ça. Vous connaissez déjà. Imaginez ceux qui n'ont pas et qui pourraient avoir le plaisir de le découvrir ce Noël.

J'ai lu la et ailleurs des articles tenter de définir, labelliser et catégoriser les romans de la saga des Malaussène. Avec amusement. Roman policier ? Je suis plié de rire. Comédie littéraire ? Je fais la moue. Du Dickens moderne ? Non pas totalement. Au delà du fait que la catégorisation est nécessairement réductrice, c'est que les romans de Pennac s'y prêtent mal. Mais j'ai trouvé un label qui me plait bien : des romans humanistes.

La saga des Malaussène, c'est une histoire de Belleville racontée par amour pour Belleville, pour le vieux village en hauteur de Paris, dont l'absorption administrative dans Paris était le début de la digestion par l'ogre urbain d'un mode de vie plus ... humain.

La saga des Malaussène, ce sont les aventures extrodinaires d'une galerie fournie de personnages (hélas) improbables mais auxquels on ne peut que croire tellement chacun d'eux porte en lui une perle d'humanité à laquelle on veut se lier. Cette humanité qu'on retrouve dans un spectre aussi large , extrême, de personnages dont la juxtapostion fait le fantastique. Cette humanité qui s'enrichie en fait de cette diversité qui nous oblige à la voir parée de tous les atours et donc à la reconnaitre au delà des oripeaux dans sa nudité, au delà des manifestations dans son principe.

Mais je dois avouer que ce qui m'accroche le plus, c'est l'écriture. Elle est joyeuse dans son contenu comme dans son style. Pennac a un sens extrordinaire de la formule et une manière de conjuguer les mots qui les tire aux limites de l'elastique de leur sens. Il y a là un truc qui resonne certainement avec ce que mon amie T. appelait mon oralité. Pennac lui même, dans un interview, associe le défaut de lecture à un défaut d'oralité.

Ce n'est pas un hasard en tout cas si le personnage principal de la Saga des Malaussene est un excellent conteur. Pennac est un artiste conteur qui s'exprime aussi bien sur papier que sur scène.

J'en ai assez dit, allez lire et vous direz le reste.

---
PS : Les livres de la saga Malaussene que j'ai lu :

- Au bonheur des Ogres, j'ai commencé et c'est le style qui m'a pris ;
- La fée carabine, j'ai pleuré de rire ;
- La petite marchande de prose, le plus décapant, le meilleur ;
- Des Chretiens et des Maures, le plus inventif, le meilleur donc ;
- Aux fruits de la passion, un beau borel, excusez le terme, et c'est le meilleur ;
- Monsieur Malaussène, le plus philosophe, en fait le meilleur ;

N'allez pas croire je n'ai pas lu Pennac hors saga Malaussene, par Exemple sur "Messieurs les enfants". Finalement c'est aussi celui là le meilleur...

Bonnes lectures.