Oui peut etre bien que pour commencer il faut que je dise pourquoi ce blog.

D'abord, bien sûr, il y a la tentation qui est là depuis longtemps , depuis avant les blogs en fait, de faire comme le dit si bien Grosse Fatigue, "ouvrir mon bavoir" au monde entier dans une loghorrée nombriliste. Une tentation donc, et d'après Oscar Wilde, la meilleure manière de s'en defaire est d'y ceder. Je cède et mon ego torturé se déchire entre la satisfaction de se faire entendre (un peu) et le dépit de n'etre qu'une bete de plus dans le troupeau alors que, comme dit l'autre, moi j'etais là avant. Je m'en remettrai je crois.

Mais ensuite je dois simplement l'avouer je suis atteint du syndrome du "Grand Place" (ou du bistrot si je veux parler franchouillard) : vous savez, ces analyses passionnantes de la chose publique que peut inspirer la présence de quelques compagnons autour d'un "ataaya" où le monde est refait en mieux dans une elan d'inspiration aussi généreusement partagé qu'il est, habituellement, immediatement contesté. Ce "Grand Place" que nous avons essayé vainement de transferer sur les forums du Web où hélas l'absence des "trois normaux" a vite fait de tuer la courtoisie et l'élégance du verbe.

Egomanie et Syndrome du Grand Place : connaissez de meilleurs raisons de commencer un blog?

Je le commence donc avec l'envie de m'inspirer d'un titre facetieux du Journal Sud Quotidien qui au lendemain de la presentation du deuxième gouvernement de Mack Sall au Sénégal avait annoncé : Macky II , 40 intermittents du spéctacle" resumant ainsi, dans un joli clin d'oeil à l'actualité française d'alors, aussi bien la (triste) comédie qu'etait devenue la vie publique nationale et le statut bien provisoire de nos acteurs vedettes, les ministres.

Le casting nous offrant des bêtes de tout poil, c'est donc à la mythique Ndoumbélane que je vous invite, Ndoumbélane vous souvenez vous ? Ces contes où toutes les betes de la brousse s'expriment et vivent des fables souvent drôles où il y a toujours une leçon à prendre ...

Oui, Bienvenue dans mon petit théatre.