La transhumance indique normalement le déplacement saisonnier des troupeaux d'un parturage à un autre. ( Je devrais fournir ici une définition issue d'un dictionnaire mais je n'en trouve pas en ligne. Help!)

Utilisé dans le domaine de la politique, l'expression désigne, le transfert massif de dirigeants et millitants politiques d'un parti à un autre. En fait un joli mot pour désigner une réalité bien moche.

En effet, aussi bien au Sénégal que dans d'autres pays (Burkina, Cameroun, Mali...), on désigne ainsi ces migrations massives des dirigeants politiques, où on voit tel grand cacique politique rejeter profession de foi et oripeaux ideologiques pour aller se jeter dans les bras souvent bien remplis d'un parti mieux loti.

J'ai longtemps perçu le terme comme extremement ironique et péjoratif. Or il me semble que le terme est désormais bien officiel. Et là je ne peut qu'etre épaté par l'applomb des nos hommes politiques qui, en reconnaissant leurs actes dans cette expression font preuve d'une si totale honnetété, d'une si grnade franchise qu'on est plutôt proche du mépris.

En effet, parler de transhumance politique c'est parler de migration vers des paturages plus verts, preuve flagarante que l'intérêt de ces gens n'est pas dans la défenses des idéaux qui'ils prétendent porter, qu'ils sont mûs pas des instincts bassement alimentaires. Les grands discours patriotiques, les principes idéologiques, les convictions intimes et les engagements de plusieurs decennies s'effacent d'un coup devant l'appel du ventre.

Jusque là pourtant, ce n'est que le spectacle désolant d'hommes indignes, se trainant dans la boue de leurs trahisions, qui degoute peut etre l'observateur délicat et révolte le jeune idéaliste.

Je peux ignorer.

C'est eux dans eux comme on dit par ici, et je peux assener un "tous pourris" méprisant et aller voir ailleurs.

Là où l'analogie devient insultante cependant c'est quand on pense que, parlant de transhumance, le politcien se voit plutot berger. Voila donc les millitants et les electeurs traités comme un vulgaire bétail qu'il amenerait paitre ailleurs. Comme le veau au raisonnement limité, les ouailles du politicien peuvent naivement croire que c'est pour leur bien tout cela, tandis qu'ils cheminent l'oeil bovin ou le pas entoushiaste sur le chemin de ... l'abattoir.

Voila ce que j'entends quand le discours officiel de nos hommes politiques s'accomode d'un expression comme "transhumance politique".

Cette expression et la pratique qu'elle designe me semblent alors bien plus intolérables. Oui nous somme le bétail que les polictiens élèvent et vendent pour grossir leur bourse et ils nous le disent en tout franchise.

Martin Luther KING, politcien pasteur est parti. Bienvenu à l'ère des politiciens éléveurs.

Broutez donc Ô bétail politique, la foire de 2007 approche et on vous veut doddus.