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  <title>Les Nouvelles Chroniques de Ndoumbelane - Tag - Humeur</title>
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  <description>Mes Chroniques Sénégalaises. Mes loghorrées nombrilistes sur la vie, l'univers et tout le reste, surtout la vie publique et politique de mon petit pays qui deviendra grand, le Sénégal. Oh .. et puis faut le signaler quand même je n'ai rien à avoir avec le nouveau parti Rewmi et ses satellites. J'étais là bien avant, hein?</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Tue, 18 Nov 2008 21:36:58 +0000</pubDate>
  <copyright></copyright>
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  <item>
    <title>La France, émoi...</title>
    <link>http://blog.doomurewmi.net/post/2007/04/03/La-France-emoi</link>
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    <pubDate>Tue, 03 Apr 2007 12:29:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Doomu Rewmi</dc:creator>
        <category>Chroniques de mon autre pays</category>
        <category>France</category><category>Humeur</category>    
    <description>&lt;p&gt;Je reprends ici le long &lt;a href=&quot;http://blog.monolecte.fr/post/2007/03/29/Christique-limonade#c754619&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;commentaire&lt;/a&gt; que j'ai déposé dans Le Monolecte. Une confession
qui m'a presque échappée pendant qu'on y discutait des incidents de la Gare du
nord&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;J'ai quitté la France il y a quelques années comme on se sépare d'une
personne qu'on aime quand elle s'acharne dans une voie destructrice. Avec
regret et chagrin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Avant d'en arriver là&lt;/em&gt;, pendant plusieurs années, j'ai à revendiqué
haut et fort mon métissage culturel (arguant que j'étais produit non seulement
d'une ex-colonie mais surtout d'une éducation bien calée sur le modèle
français) et j&amp;quot;ai porté fièrement le label d'éducation française. En effet un
passage dans les systèmes britanniques puis américains m'avaient convaincu que
l'Ecole Française qui m'avait appris à raisonner plutôt qu'a pratiquer bêtement
un métier spécialisé, avait plus cultivé l'homme que le futur employé. Et
j'avais vachement apprécié cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&lt;em&gt;Ah! vous auriez du le voir, le jeune sénégalais aux States, en débat
avec de baves collègues bien répulicains de surcroît, défendant avec ardeur les
mérites du modèle de Français et reprennant même parfois à son compte l'accent
bien parisien pour le plaisir des dames présentes&lt;/em&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis il y a beaucoup d'aspects du modèle social que je respectais
énormément tant je les trouvais fondés sur des principes humanistes puissants.
Je me disais que quand on ferait la révolution chez moi (ah les élans de la
jeunesse!), ce serait pour construire sur ces mêmes principes. En mieux bien
sur, il faut bien critiquer ce qu'on aime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis l'extase passé, je me rendais compte que les dirigeants de ce pays que
j'aimais bien, séduits par les &lt;a href=&quot;http://www.monde-diplomatique.fr/2000/05/BOURDIEU/13727.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;sirènes&lt;/a&gt; de la puissance économique des USA, s'atellaient à &lt;a href=&quot;http://www.monde-diplomatique.fr/2004/03/BULARD/11082&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;détruire
tout cela&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai commencé alors à remarquer combien grandissait chaque jour chez cet
&lt;a href=&quot;http://www.monde-diplomatique.fr/2002/10/GRANER/16992&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;élite dirigeante&lt;/a&gt; et dans le discours qu'elle imposait le rejet de tout
ce qui j'aimais dans cette &amp;quot;exception française&amp;quot;. Cela allait de
l'abrutissement volontaire des citoyens (TF1?) , la &lt;a href=&quot;http://www.monde-diplomatique.fr/2003/01/BULARD/9828&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;déstructuration du modèle socia&lt;/a&gt;l sous d'hyprocrites pretextes de
performance économique, la droitisation progressive de tout l'espace politique,
l'adhesion au modèle ultra libéral et l'affaiblissement de l'Etat qui en
découle. Après cela il ne resterait bientôt aux politiques que &lt;a href=&quot;http://www.monde-diplomatique.fr/2001/02/BONELLI/14751&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;les
pouvoirs de police&lt;/a&gt; et donc la &lt;a href=&quot;http://www.monde-diplomatique.fr/1999/04/WACQUANT/11910.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;nécessité de faire peur&lt;/a&gt; pour régner. Cette peur qui commençait avec la
&lt;a href=&quot;http://www.monde-diplomatique.fr/1995/06/ROCHU/1546&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;stigmatisation&lt;/a&gt; des &amp;quot;étrangers&amp;quot; dont j'etais mais trouverait de toute
façon un bouc émissaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petit à petit, j'ai eu de plus en plus de mal à supporter de voir tous les
jours ce glissement se faire sous mes yeux. C'est comme regarder une personne
qu'on aime se détruire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est douloureux et un jour (&lt;em&gt;pour peu qu'une opportunité se
présente&lt;/em&gt;) on la quitte. Ce que j'ai fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis de temps en temps on la rencontre, tombée plus bas dans la déchéance
(comme par exemple, une France dont les forces de Police persécutent un pauvre
quidam qui a grugé le métro le jetant à lyncher aux foules sous des prétextes
mensongers). Alors on détourne la tête et on on essaie de l'oublier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien sûr on y arrive pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis il y a encore de beaux restes la dedans et même des sursauts
(&lt;a href=&quot;http://www.monde-diplomatique.fr/2005/06/ROBERT/12288&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Le Non au réfrendum TCE&lt;/a&gt;) qui font espérer qu'elle se remettra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors on se prend à rêver...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>&quot;...en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyranie&quot;</title>
    <link>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/11/13/en-toute-beaute-et-en-toute-jeunesse-le-debut-de-la-tyranie</link>
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    <pubDate>Mon, 13 Nov 2006 13:37:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Doomu Rewmi</dc:creator>
        <category>Chroniques d'une société dérèglée</category>
        <category>Humeur</category><category>Société</category><category>Sénégal</category>    
    <description>&lt;p&gt;La scène inspire des images de guérilla urbaine, de révolutions sanglantes,
de terreur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On aperçoit d'abord au loin une épaisse fumée noire qui s'élève au dessus des
maisons et des arbres qui bordent les rues. Tout autour de vous les gens
inquiets lèvent la tête vers ce signe sinistre, s'interpellent,
s'interrogent.&lt;/p&gt;    &lt;br /&gt;
Puis arrivent, venant de cette direction, les premiers d'entre eux. Ils courent
tous, en se retournant parfois, passent sans s'arreter. L'un est en sang,
l'autre tiens à la main un gourdin, un troisième s'arrete devant vous pour
ramasser un gros caillou, puis un autre avant de repartir. Ils répondent à
peine à vos questions :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- &amp;quot;Oui, c'est une voiture.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- &amp;quot;Ils l'ont brulée&amp;quot;.&lt;span class=&quot;fullpost&quot;&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qui ils ? Vous ne saurez pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bientôt c'est une foule qui arrive de ce coté, ils courent tous, une arme de
fortune à la main. Ils ont souvent le même T-shirt rouge. On commence à
reconnaitre les couleurs, les emblèmes. Ce sont les supporters de l'équipe qui
a gagné la finale d'hier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- &amp;quot; Quelle finale ? &amp;quot; (oui, je ne suis pas les hivernales!) ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On comprend bientôt qu'iIls courent vers leurs maisons en feu. Pendant qu'ils
brulaient une voiture dans le quartier de leurs adversaires d'hier, ceux-ci
sont allés mettre le feu à leurs maisons. Effectivement de coté la aussi, dans
l'autre direction, on dirait des panaches de fumées noires dans le ciel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils défilent ainsi, au pas de course. Une véritable petite armée, jeune , très
jeunes, génération &amp;quot;boulfaale&amp;quot; comme ils se nomment eux mêmes. Les plus grands
ont l'air costauds, déterminés et sérieux. Impressionnants. Parmi eux, les plus
jeunes s'amusent. Des gamins, même dix ans, qui ont souvi le groupe parce que
c'est amusant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bientôt la fleuve humain se tarit. La rue retombe dans un calme suréaliste. Les
voisins s'interpellent, commentent, rendent un verdict amère sur les dérives de
la jeunesse, rappelent peut etre avec un peu de nostalgie l'époque forcément
meilleure de leur jeunesse. Puis après un hochement de tête résigné rentrent
chez eux. Leurs enfants qu'ils n'ont pas pu (?) empécher de suivre la vague
raconteront à leur retour les scène de batailles, les blessures ouvertes, les
ambulances, puis la police et les grenades lacrymogènes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui on en est là...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'air de mon vieux quartier de la Médina en a porté les premiers frémissements
dépuis des semaines déjà, puis c'est devenu petit à petit le bruit de fond de
nos journées, le ton montant progressivement jusqu'à devenir une sorte de
tension preque éléectrique qui chargeait l'air le jour où ça devait avoir
lieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un match de foot. Une finale des hivernales, les navetanes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La tension electrique se finit en explosion. De joie d'abord pour les
vainqueurs, de violence ensuite dans ce qui est devenu la traditionnelle
troisième mi-temps de ces matchs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prudemment perché au balcon, j'ai regardé passer ces explosions successives qui
crachent leurs marée de manifestants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y bien sur pour moi la dedans une petite histoire personnelle, celle banale
du temps qui passe, des années qu'on prend et des petis choses dans le
quotidien auxquelles on les mesure. En effet, la marée des supporters a changé
sous mes yeux. D'abord une marée d'adultes à mes yeux d'enfant, puis une foule
d'adolescents de mon age , c'est desormais une masse de jeunes que j'observe du
haut de ma trentaine. Oui banale histoire de moi qui vieillit et des supporters
qui ont toujours le même age. Je regarde mon nombril et me morfond mais bah
..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'autre histoire, la vraie la terrible histoire, c'est celle de l'avenement au
fil des ans, sous mes yeux résignés, d'une nouvelle tyrannie. Ce n'est pas la
nostalgie qui parle quand je dis qu'avant cela ne passait pas ainsi. Les
hivernales se sont bien transformées petit à petit. D'une activité des vacances
scolaires qui réunissait la jeunesse du quartier dans de multiples
confrontations bon enfant avec d'autres quartiers alentours, ces joutes sont
devenues des affrontements guérriers où la moindre rencontre se paie très chers
en batailles de rue, en casses et vandalisme, en victimes mutilées a vie,
....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me souviens de ce texte de Platon placardé dans toutes les classes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;fullpost&quot;&gt;&lt;em&gt;Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les
enfants,&lt;br /&gt;
Lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles,&lt;br /&gt;
Lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les
flatter,&lt;br /&gt;
Lorsque finalement les jeunes gens méprisent les lois, parce qu'ils ne
reconnaissent plus au-dessus d'eux l'autorité de rien ni de personne,&lt;br /&gt;
Alors c'est là, en toute beauté et en toute jeunesse,&lt;br /&gt;
le début de la tyrannie.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Platon&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Oui je retrouve bien la tyranie de Platon dans la marée qui passe devant chez
moi et dans les hochements de têtes des mes voisins qui rentrent chez eux
attendre que leurs enfants reviennent de ces batailles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun des jeunes (oui je suis bien obligé de les nommer ainsi) qui constituent
cette foule violente est un enfant que personne n'a forcé rentrer à la maison,
à qui personne n'est venue tirer les oreilles et demander des comptes sur son
attitude dans la rue. Et chacun de ses groupes qui s'afrontent, est une bande
de jeunes qu'aucune autorité du quartier, un ainé respecté, un viellard craint,
n'est vénu prendre en main pour leur dire ce qui est mieux pour eux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amateur de causes profondes, je me demande evidemment ce qui a changé pour
qu'on en arrive là. Je ne sais pas. Je sais que la réponse n'est jamais simple
quand on par le de phénomène sociaux. Alors je vais chercher partou en meme
temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Dans l'abrutissement individualiste qu'impose la vie urbaine, cet
abrutissement qui met fin aux communautés et à la prise en charge collective de
la jeunesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Dans la pauvreté urbaine et la misère sociale qui ont fait que chaque enfant
nait devant un horizon bouché où le seul modèle se présente sous les traits de
El Hadji Diouf, enfant terrible, violent, batailleur, indiscipliné, insolent
... riche et aimé de tous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Dans la perte des valeurs morales qui font que chaque jour le moindre
politicien ou responsable public corrompu vient se pavaner avec arrogance
devant ces jeunes, sapant la valeur de l'autorité administrative et invalidant
tout sermon sur la vertu d'un comportement plus exemplaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Dans le spectacle désolant de nos dirigeants qui se batttent tant pour le
butin national qu'ils en ont oublié de sauver les apparences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Dans l'avénement des nouveaux modèle de nos dirgeants, des ces ministres qui
ont acquis leur responsabilité, malgré leur caractère surlfureux, simplement
parce qu'ils ont affiché la témérité, la violence militante et le manque total
de respect envers toute autorité non rallié à leur camp et l'insolence qui a
cloué le bec à tous leurs adversaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne sais pas trouver une cause profonde immédiate à ceci mais je sais une
chose : c'est que c'est là le sympotome de ce genre de décompostion sociale qui
méne si facilement aux guerres civiles et aux enfants soldats du Libéria et du
Sierra Leone.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/11/13/en-toute-beaute-et-en-toute-jeunesse-le-debut-de-la-tyranie#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Sans attendre Noël, un livre des miracles</title>
    <link>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/11/06/Sans-attendre-Noel-un-livre-des-miracles</link>
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    <pubDate>Sun, 05 Nov 2006 00:24:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Doomu Rewmi</dc:creator>
        <category>Notes Littéraires</category>
        <category>Humeur</category><category>Livres</category><category>Malaussene</category><category>Noel</category><category>Pennac</category>    
    <description>&lt;p&gt;Si j'en crois le &lt;a href=&quot;http://blog.monolecte.fr/post/2006/10/30/En-attendant-Noel&quot;&gt;Monolecte&lt;/a&gt;, un
livre est un excellent cadeau pour Noël. Je veux bien moi qui réclame des
livres chaque fois qu'on doit me faire un cadeau. L'idée de ce autre blogueur
de faire de un livre de ses écrits me semble sympa aussi. Lire des perles de
certains blogs aurait de quoi rendre joyeux un Noêl.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais Noël ... Ah Noël.. faudra que je vous raconte Noël et moi. Un prochain
post.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
En attendant, je me dis juste que Noël étant la saison où le bon sentiment est
de rigueur, je vais me poser là avec le seul sentiment que je peux déclarer bon
sans aucun pointe de trace d'ironie : l'Humanisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui je vais vous parler d'un livre qui fleure l'humanisme ...&lt;/p&gt;    Pas l'Humanisme qui aime l'Humanité, la gente humaine sa globalité, mais
l'humanisme qui porte modestement son &amp;quot;h&amp;quot; minuscule, qui aime l'humanité dans
son principe, qui rend aimable (littéralement, qu'on peu aimer) chacun d'entre
nous dan ssa simple réalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui mes amis il y a un livre qui parle de cela et si vous ne l'avez pas encore
lu, ma fois Noël est une bonne occasion de s'offrir des cadeaux. L'avant Noël
c'est même encore mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quoi ? Ah .. pardon .. oui j'arrête le mystère. Je n'en faisais pas. D'ailleurs
mon livre vous l'avez peu être lu déjà et aimé sûrement...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span class=&quot;fullpost&quot;&gt;Bon OK je me lâche. Et j'en lâche plein d'un coup parce
qu'il ne s'agit pas d'un livre mais des romans de &lt;a href=&quot;http://www.lire.fr/portrait.asp?idC=35370&amp;amp;idR=201&amp;amp;idTC=5&amp;amp;idG=&quot;&gt;Daniel
Pennac&lt;/a&gt; sur la tribu Malaussene.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui, un vieux truc, ça. Vous connaissez déjà. Imaginez ceux qui n'ont pas et
qui pourraient avoir le plaisir de le découvrir ce Noël.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai lu la et ailleurs des articles tenter de définir, labelliser et
catégoriser les romans de la saga des Malaussène. Avec amusement. Roman
policier ? Je suis plié de rire. Comédie littéraire ? Je fais la moue. Du
Dickens moderne ? Non pas totalement. Au delà du fait que la catégorisation est
nécessairement réductrice, c'est que les romans de Pennac s'y prêtent mal. Mais
j'ai trouvé un label qui me plait bien : des romans humanistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La saga des Malaussène, c'est une histoire de Belleville racontée par amour
pour Belleville, pour le vieux village en hauteur de Paris, dont l'absorption
administrative dans Paris était le début de la digestion par l'ogre urbain d'un
mode de vie plus ... humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La saga des Malaussène, ce sont les aventures extrodinaires d'une galerie
fournie de personnages (hélas) improbables mais auxquels on ne peut que croire
tellement chacun d'eux porte en lui une perle d'humanité à laquelle on veut se
lier. Cette humanité qu'on retrouve dans un spectre aussi large , extrême, de
personnages dont la juxtapostion fait le fantastique. Cette humanité qui
s'enrichie en fait de cette diversité qui nous oblige à la voir parée de tous
les atours et donc à la reconnaitre au delà des oripeaux dans sa nudité, au
delà des manifestations dans son principe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais je dois avouer que ce qui m'accroche le plus, c'est l'écriture. Elle est
joyeuse dans son contenu comme dans son style. Pennac a un sens extrordinaire
de la formule et une manière de conjuguer les mots qui les tire aux limites de
l'elastique de leur sens. Il y a là un truc qui resonne certainement avec ce
que mon amie T. appelait mon oralité. Pennac lui même, dans un &lt;a href=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/label_france/france/DOSSIER/2000bis/11pouvoir.html&quot;&gt;
interview&lt;/a&gt;, associe le défaut de lecture à un défaut d'oralité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce n'est pas un hasard en tout cas si le personnage principal de la Saga des
Malaussene est un excellent conteur. Pennac est un artiste conteur qui
s'exprime aussi bien sur papier que sur scène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'en ai assez dit, allez lire et vous direz le reste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
---&lt;br /&gt;
PS : Les livres de la saga Malaussene que j'ai lu :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Au bonheur des Ogres,&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; j'ai commencé et c'est le
style qui m'a pris ;&lt;br /&gt;
- &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La fée carabine&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, j'ai pleuré de rire ;&lt;br /&gt;
- &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La petite marchande de prose&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, le plus décapant, le
meilleur ;&lt;br /&gt;
- &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Des Chretiens et des Maures&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, le plus inventif, le
meilleur donc ;&lt;br /&gt;
- &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Aux fruits de la passion&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, un beau borel, excusez le
terme, et c'est le meilleur ;&lt;br /&gt;
- &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Monsieur Malaussène&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, le plus philosophe, en fait le
meilleur ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
N'allez pas croire je n'ai pas lu Pennac hors saga Malaussene, par Exemple sur
&amp;quot;Messieurs les enfants&amp;quot;. Finalement c'est aussi celui là le meilleur...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonnes lectures.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/11/06/Sans-attendre-Noel-un-livre-des-miracles#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Les petites parisiennes et  l'avenir de l'Homme.</title>
    <link>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/10/25/Les-petites-parisiennes-et-lavenir-de-lHomme</link>
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    <pubDate>Wed, 25 Oct 2006 23:01:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Doomu Rewmi</dc:creator>
        <category>Chroniques de mon autre pays</category>
        <category>Energie</category><category>France</category><category>Humeur</category><category>Paris</category><category>Voiture</category>    
    <description>&lt;p&gt;Oui ces petites Parisiennes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques jours à redécouvrir Paris, après une longue période loin de cette
ville que j'adore et c'est tout ce que je voyais. Pourtant quel plaisir
d'arpenter à nouveau comme une taupe les souterrains du metro, d'entrer à
Raspail et d'emerger à Gare de Lyon, de sortir de terre Place d'Italie et de
revoir Glacière Corvisart, ... En surface, j'ai retrouvé avec plaisir les
grandes artères et boulevard du Paris de Hausmann, la débauche commeriale et
touristique des Champs Elysées, la beauté glacée des tours de la Défense, celle
plus authentique des façades le long des quais, les rues encores pavée du 4ème,
... Oui tout cela et je ne voyais que ces petites parisiennes.&lt;/p&gt;    &lt;br /&gt;
Quoi ? Non .. attendez je ne voulais pas parler des femmes de Paris,
sophistiquées comme tout, dans leur tenues d'un chic dont elles ont seules le
secret, vous dépassant dans le tactactactac de leur botines montant jusqu'a
mi-mollet, ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Non je ne parlais pas de celles là qui pourtant meritent bien à elles seules le
détour et certainement un post à part ... &lt;span class=&quot;fullpost&quot;&gt;mais plus
prosaiquement de petites &lt;strong&gt;voitures&lt;/strong&gt; parisiennes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui, Paris et ses &lt;strong&gt;petites&lt;/strong&gt; voitures. Un vrai festival !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela va des Mini dont la version Cooper fait apparemment fureur auprès des
quadras bobos jusqu'a la très vielle Amy 6 qu'on peut encore croiser sur les
pavés de la place Vendôme, de la Smart à la minuscle C1, des petites japonaises
aux microscopiques coorréennes,...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Paris est une ville où les voitures ont l'air d'avoir retreci au lavage. Les
voir se faufiler entre les grosses cylindrées Place de la Concorde, tracer sur
les champs, prendre une rue latérale et se garer dans un mouchoir d'un coup de
créneau dont seuls les conducteurs parisiens ont l'assurance, ... c'est un
spectacle unique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un spectacle qui frappe quand ont vient de Dakar, capitale de l'ostentation, où
les voitures tentent de se faire aussi grosses que les egos, ou encore quand on
a connu les SUV des USA ateintes de la même obésité que leurs
conducteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un spéctacle quif ait reflechir. Un peu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet à les regarder passer, je faisais remarquer à quelqu'un qu'il y a
avait là une remarquable remise en question d'un fait absurde dans l'automobile
: celui qui consite à dépalcer 4 à cinq tonnes de ferrailles et de plastiques
divers pour transporter au final un unique conducteur qui fait moins de 100 KG.
En ville, pour les trajets vers le lieu de travail, ce conducteur est souvent
seul au volant, enfermé dans sa solitude roulante et n'interagissant avec son
prochain que par les biais d'un appel de phares où, si on est à Paris la
chaleureuse, par une insulte ou un juron braillé par la fenêtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui je me suis pris à rever que c'etait là un retour à une certaine rationalité
energétique, un certain sens de la mesure ... la mesure de l'ampleur du dégat
environnemental que promet la civilisation de l'automobile. Une vision d'un
futur plus optimiste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais mon interlocuteur m'a bien vite ramné à la raison : les petites voitures
coûtent moins cher et se garent plus facilement, c'est là le secret de leur
succès.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ah bah, tant pis. Ils ne savent donc pas ce qu'ils font, les parisiens. Mais
ils font bien. Qui s'en plaindrait ....&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/10/25/Les-petites-parisiennes-et-lavenir-de-lHomme#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Stargazing</title>
    <link>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/10/13/Stargazing</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:db4b16be993d05ac5bb390768aed998f</guid>
    <pubDate>Fri, 13 Oct 2006 04:54:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Doomu Rewmi</dc:creator>
        <category>Chroniques Intérieures</category>
        <category>Etoiles</category><category>Humeur</category>    
    <description>&lt;p&gt;Si vous vivez en ville, surtout dans une des grandes métropoles du Nord,
cela fait probabeement longtemps que cela ne vous est pas arrivé : levez la
tête et regerdez le ciel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je viens de le faire en prenant de l'air dehors et, comme toujours j'ai
redécouvert le ciel. Et cela m'a donné à penser, un peu triste, à la
disparition de ce qui doit etre un pan entier de l'imaginaire et du rève qui
ont porté l'humanité à l'avant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui carrément. Attendez je vous raconte ...&lt;br /&gt;
&lt;span class=&quot;fullpost&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;span class=&quot;fullpost&quot;&gt;&lt;br /&gt;
Il faut que je revienne à mes re-découvertes récurrentes du ciel. Cela se
produit généralement quand je suis en visite dans mon village la bas dans le
Saloum.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce coin bien hors du monde citadin, qui ne jouit pas comme Dakar du
privilège (des coupures intempestives) de l'electricité, là bas, le jour et la
nuit, la pleine et la nouvelle lune, le ciel clair ou couvert, ces phénomènes,
rythment encore effectivement l'activité humaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hommes et femmes s'activent du lever au coucher du soleil puis s'agglutinent
autour d'un feu ou d'une bougie le soir pour des heures beaucoup plus calmes.
Les sentiers du vilage s'animent durant la pleine lune du rire clair des
enfants dont les ombres presque solides dans la lumière blafarde courent le
long des clotures et des cases en une sarabande nocture. A la nouvelle lune,
par contre, l'obscurité et les monstres qui l'habitent renvoient prematurément
tout le monde dans le refuge des cases et dans les lits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais certains jours de nouvelle lune, en saison sèche par exemple, quand le
ciel se dégage, le silence et le calme, sont l'occasion d'une activité plus
méditative : regarder le ciel. Stargazing comme le dit joliment
l'anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour un citadin comme moi, la surprise est totale : il est plein
d'etoiles!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne s'agit, comme en ville, de quelques points de lumières qui percent un
épais gris. Non. Ici, contre un fond de ciel d'une noirceur presque solide,
c'est une poussière d'argent qu'on découvre, s'étalant à l'infini , parsemée de
mutliples joyaux scintillants. Un appel à la comptemplation et à
l'emerveillement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me dis alors que si regarder ce spéctacle est exceptionnel maintenant, c'est
une conséquence de la civilisation. Nos ancêtres devaient pratiquer en
permanence cette activité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'ailleurs, ils en ont laissé traces partout. Ils ont suffisamment observé le
ciel pour s'en servir comme outil d'orientation. Il ont tant admiré le ciel
qu'ils y ont vu des étoiles se constituer en constellations formant des figures
et des mythes aux noms toujours evocateurs. Il ont si bien surveillé le ciel
qu'ils ont surpis certaines étoiles à se balader dans le firmament et ainsi
découvert les &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Plan%C3%A8te&quot;&gt;planètes&lt;/a&gt;
(le mot &amp;quot;planètes&amp;quot; vient du crec pour dire &amp;quot;[astre] errant&amp;quot;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sérieusement si c'était à refaire aujourd&amp;quot;hui dans les villes, vous croyez
qu'on découvrirait quelque chose dans le ciel nous ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mieux, je crois même que c'est de cette activité, cette scrutation fascinée du
ciel, et de l'emeveillement inévitable qu'il porte, que sont nées aussi bien
nos&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;fullpost&quot;&gt;plus belles inspirations mystiques qu'une
grande part de la science et des progrès qu'elle aporte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors imaginez ma tristesse, quand je rédécouvre le ciel, de penser que peu de
citadins,de moins en moins d'humains, le regardent ajourd'hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelle source extraordinaire d'inspiration et de rêves ignorons nous ainsi ?
Quel moteur constant de l'aventure humaine laissons nous s'étouffer ? Quel
dérives géniales, quelles percées fanstastiques ou simplement quel précieuse
sérénité perdont ainsi l'occasion de voir naitre ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sortez, mes amis, de chez vous, de vos maisons, de vos villes, allez là-bas ..
loin des lumières, puis levez la tête et regardez l'univers dans les yeux : Il
brille.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Things fall apart.</title>
    <link>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/09/17/things-fall-apart</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:4a9083a888142c7e6b2a86488b18a13d</guid>
    <pubDate>Sun, 17 Sep 2006 00:25:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Doomu Rewmi</dc:creator>
        <category>Chroniques Intérieures</category>
        <category>Banquise</category><category>Déprime</category><category>Humeur</category><category>Risques</category>    
    <description>&lt;p&gt;[&lt;em&gt;Attention, article écrit dans un état de dépression avancée. Ne pas
lire si vous avez envie de rire.&lt;/em&gt;]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand Chinua Achebe racontait dans sa grande fresque l’effondrement du monde,
il parlait de la fin d’un monde particulier, celui des protagonistes (le seul
pour eux) et l’effondrement était culturel, civilisationnel dirais-je si
j’osais le mot un peu barbare.&lt;br /&gt;
« Culture Shock » est le joli terme qu'utilisent les anglais pour ce cas et que
l’auteur Iain Banks illustre si bien dans ses œuvres lui qui dit que « ….less
advanced cultures tend to meet vastly more advanced ones like a sentence meets
a full stop. They end there … » ou quelque chose comme cela, je le paraphrase
librement j’avoue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je vais crier ici que le monde s’effondre et hélas, madame (oui, toi aussi
monsieur), je parle du monde entier et d’un effondrement parfois bien
physique.&lt;/p&gt;    Remarquez j’aurais pu parler de mon monde personnel qui s’effrite lui aussi un
peu ces jours ci mais cela te donnerait l’occasion, Ô cher lecteur, de verser
dans ton innommable vice caché qui te fait lire régulièrement ce blog et
d’autres, qu’on appelle voyeurisme et que les poissons rouges connaissent bien
eux qui doivent souvent essayer de gérer leurs vie de couple dans un bocal
transparent sous le regard attentif et intéressé des enfants. Je n’ai jamais
voulu être poisson, et rouge non plus d’ailleurs. Aussi je n'en dirais pas plus
sur moi dans la suite ci dessous....&lt;br /&gt;
&lt;span class=&quot;fullpost&quot;&gt;&lt;br /&gt;
Non je ne vous parlerai pas de mon petit monde personnel ni de celui du poisson
rouge (qui parfois s’effondre aussi dans un fracas de vers brisé, mais je
digresse) mais de ceux dans lequel il est plongé par échelles
successives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dakar d’abord, et c’est la porte de l’Afrique disait la Pub, Pays de la Teranga
et tout ça…Dakar où c’est l’Etat, voire la communauté publique, qui semble en
voie de faillite tellement il fait défaut dans des domaines primaires de sa
fonction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par quoi commencer ? Ah je vous ai déjà parlé de l’inondation que subit le
Dakarois cet hivernage à la moindre pluie avec les risques de reports
d’élections qui en découlent. Ce que je n’ai pas assez dit alors c’est peut
être le &lt;a href=&quot;http://www.lesoleil.sn/article.php3?id_article=2609&quot;&gt;risque
sanitaire&lt;/a&gt; réel faisant vivre cette fourmilière urbaine sous le menace
récurrente d’épidémies de &lt;a href=&quot;http://rfi.fr/actufr/articles/069/article_38827.asp&quot;&gt;choléra&lt;/a&gt;, de paludisme
ou pire. Mais patauger dans les torrents glauques que deviennent nos avenues ne
suffit pas, il nous faut en plus, vivre au milieu de nos ordures dont le
ramassage est à nouveau sporadique, voire, dans certains quartiers complètement
inexistant, faisant de la ville un gigantesque dépotoir nauséabond où les
relations de voisinage se jouent désormais aux tentatives élaborées de déposer
sans se faire attraper son sac de déchets sur le tas du voisin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis viennent les pénuries. Dakar ville des pénuries disais-je dans &lt;a href=&quot;http://blog.doomurewmi.net/post/2006/03/18/Welcome-to-the-new-ScarCity&quot;&gt;un des
mes premiers posts&lt;/a&gt;, rattachant les problèmes de fourniture d’électricité,
de gaz et de carburant à une conjoncture mondiale inquiétante posée par la fin
annoncée de l’ère du pétrole bon marché. Je ne peux pourtant pas croire que
notre pays soit si prompt à devancer le reste du monde en tout, qu’il vive déjà
de manière si aiguë la crise énergétique. Ces jours ci, c’est entre quatre et
huit heures de coupures quotidiennes qui laissent par exemple les équipes de ma
petite entreprise assoupi devant les écrans morts de leurs ordinateurs avant de
plier bagages et de déclarer forfait une journée entière de travail et
retourner chez eux extraire du frigo soudain dégelés les aliments qui risquent
d’y pourrir. Ces journées qui se perdent sont payées durement par toutes les
PME qui n’ont pas les moyens de s’offrir un groupe électrogène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les plus grandes (entreprises) n’auront cependant pas pu profiter de leur
privilège. Conséquence (imprévue ?!?) d’une &lt;a href=&quot;http://xalima.com/spip.php?article601&quot;&gt;décision contestée&lt;/a&gt; de l’état de
réquisitionner des réserves de gasoil pour fournir à la SENELEC le carburant
supposé lui manquer, les pénuries de carburant aux stations d’essences niées
avec véhémence par les autorités sont pourtant &lt;a href=&quot;http://xalima.com/spip.php?article672&quot;&gt;réelles&lt;/a&gt;. Pas de carburant pour les
voitures, et donc non plus pour les groupes électrogènes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au même moment sur un autre terrain, nos hommes politiques jouent eux avec le
feu, soulevant avec un sens extraordinairement déficient de l’à propos, des
questions de &lt;a href=&quot;http://fr.allafrica.com/stories/200608250132.html&quot;&gt;nationalité à propos d’un
opposant en prison&lt;/a&gt;. Comment ne pas penser avec effroi à ce qui est arrivé à
nos voisins ivoiriens quand on entend cela ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faut il que je récapitule le sombre tableau ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos maisons sont revenues à la bougie (&lt;a href=&quot;http://www.africatime.com/senegal/nouvelle.asp?no_nouvelle=249353&amp;amp;no_categorie=PRESSE&quot;&gt;comme
le suggère notre provocateur Président&lt;/a&gt;). Nos entreprises elles se meurent
de ne pouvoir le faire (parce que l'ordianteur fonctionnant à la bougie ce
n'est pas encore tout à fait au point). Les files d’attentes s’allongent aux
stations, achevant de bloquer une ville déjà ralentie pas les embouteillages
monstres. Les eaux qui stagnent et les ordures qui attendent menacent la santé
de tous. Les pirogues de l’infamie emportent par centaines des jeunes tenter la
mort pour fuir le pays. Chargé de gérer tout cela, nos politiques se traitent
de noms d'oiseaux et jouent avec le feu. L’accumulation me laisse soudain dans
une profonde inquiétude et un découragement difficile à surmonter, l’impression
que le navire Sénégal fait naufrage (les pauvres bêtes fuient déjà).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Mon&lt;/em&gt; monde s’effondre donc, me disais je, espèrant par le possessif
bien placé limiter les dégâts à mon pays natal ou à mon entourage
immédiat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais que vois-je en passant à la rubrique internationale ? Que &lt;a href=&quot;http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=3555&quot;&gt;Bush attaquera
certainement&lt;/a&gt; l’Iran avant la fin de son mandat, que la guerre des
civilisations, cette prophétie auto-réalisatrice d’une vision du monde chère à
certains a trouvé de &lt;a href=&quot;http://tf1.lci.fr/infos/monde/0,,3330917,00-propos-pape-sur-islam-derangent-.html&quot;&gt;
quoi l’alimenter&lt;/a&gt; avec les propos du Pape Benoit XVI et les réactions de
tous poil, que l’avenir de la France se joue à Sego ou Sarko, qui discutent de
carte scolaire, qu’au Darfour &lt;a href=&quot;http://www.rfi.fr/actufr/articles/062/article_33670.asp&quot;&gt;on hésite&lt;/a&gt; entre «
génocide » et simple crime contre l’humanité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais la meilleure arrive d’ailleurs, du pôle nord en fait. C’est à croire que
fatiguée de nos horreur Dame Nature se décide à corriger l’erreur ou à nous
laisser simplement vivre (ou plutot mourrir de) la conséquence terrible de nos
actes : la &lt;a href=&quot;http://questionscritiques.free.fr/planete_en_danger/disparition_de_la_banquise_alerte_planetaire_150906.htm&quot;&gt;
banquise s’effondre&lt;/a&gt;, et ce trente fois plus vite qu’on ne le croyait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Le&lt;/em&gt; monde s'effondre donc. Nous avons peut être déjà réussi sans le
savoir à dépasser le &lt;a href=&quot;http://www.saphirnews.com/Rechauffement-climatique,-le-compte-a-rebours-_a1130.html&quot;&gt;
point de non retour&lt;/a&gt; dans qui mettrait fin à tout ceci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’une manière ou d’une autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout va bien, dormez tranquilles braves gens. Ce n’est que moi qui
déprime.&lt;/span&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>L'oiseau ramatou, l'ouvrier du bâtiment et l'économie</title>
    <link>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/08/30/Loiseau-ramatou-louvrier-du-batiment-et-leconomie</link>
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    <pubDate>Tue, 29 Aug 2006 14:11:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Doomu Rewmi</dc:creator>
        <category>Chroniques Intérieures</category>
        <category>Humeur</category><category>Société</category><category>Sénégal</category>    
    <description>&lt;p&gt;C'est une scène très courante à Dakar et qui me laisse toujours
méditatif.&lt;/p&gt;    C'est au détour d'une grouillante rue de la ville. L'homme, jeune et vigoureux,
les mains calleuses trahissant certainement un travail de forçat dans un métier
du bâtiment, marche la tête baissée, penché sur les mille soucis qui font son
quotidien, se frayant un chemin distrait entre les étals qui encombrent le
trottoir et arrêtent le chaland pour quelques minutes d'une routine du
marchandage si chère aux Sénégalais avec ses régles aussi subtils
qu'incontournables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourtant le voila qui s'arrête tout d'un coup, sorti de son isolement par un
bruit qu'il essaie de localiser en balayant son entourage du regard.
&lt;span class=&quot;fullpost&quot;&gt;Ce sont les pépiements de dizaines d'oiseaux-ramatou,
ces moineaux de nos contrées, à la livrée brune souvent, parfois agrémentée de
vives couleurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il hèle l'oiselier qui les porte dans la petite cage puis se met à fouiller
dans ses poches. Ses grandes mains rustres saisissent un porte-monnaie au cuir
élimé et ses doigts aux ongles noircis réussissent à en extirper une pièce
récalcitrante&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;fullpost&quot;&gt;apparemment reticente&lt;/span&gt;
&lt;span class=&quot;fullpost&quot;&gt;à quitter sa solitude. Il la tend à l'oiselier puis,
tenant ses deux grosses mains en coque, reçoit avec précaution un des petits
volatiles. Il porte ses mains à son visage et murmure quelque voeu intime à
l'oiseau avant de le décocher telle une flèche messagère au ciel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'imagine toujours que l'oiseau, qui pleurait dans son pépiement incessant la
liberté perdue un crépuscule dans les filets, s'élance d'un coup d'aile
assoiffé et s'élève au dessus de son bienfaiteur, de son ex-geôlier, de la rue
bruyante, de la ville grouillante, ... oui j'imagine toujours qu'il monte aussi
haut que possible, porteur de la prière secrète qu'il a susurée à son oreille,
qu'il couve en lui un moment avant de la libérer dans le ciel dans un cri
perçant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La légende populaire veut en tout cas que le voeu ainsi formulé attire de la
providence la même attention gentille sur son insignifiant auteur que celle
qu'il a offert à la pauvre bête.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je devrais m'en émouvoir et peut être héler aussi l'oiselier. Ou alors sourire
devant cette scène typique d'une culture urbaine hybride des légendes passées
et des villes nouvelles. Ce que j'aurais fait il y a quelques années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais aujourd'hui, est ce l'âge ou le cynisme?, je me pose d'autres
questions...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu'est ce qui a donc amené cet moineau là, en cage dans cette jungle urbaine,
où elle rencontre son bienfaiteur ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
N'est ce pas la croyance même de ce dernier dans cette légende populaire qui à
fait qu'un soir, un chasseur a tendu son filet sur l'arbre ou des milliers de
ses congenères nichaient ? N'était ce pas seulement pour lui vendre à lui,
supposé bienfaiteur, sa liberté qu'on la lui volât au crépuscule ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui, bien sûr. L'oiseau était en cage parce que lui souhaitait pouvoir le
libérer. Et si ce moineau avait lu un tant soit peu sur les bases de l'économie
il aurait peut etre trouvé dans son sort un sujet intéressant pour alimenter
ses reflexions pendant qu'il était en cage. Il est la victime d'un cycle
économique alimenté par une croyance que le lyrique qui sommeille en moi était
pret à peindre avec poésie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu'achète exactement ce passant ? Que vend l'oiselier ? Que produit le chasseur
d'oiseau au filet véloce ? Je devrais peut être demander aux messieurs de
l'&lt;a href=&quot;http://econo.free.fr/&quot;&gt;Econoclaste&lt;/a&gt;, ces maîtres de l'economie
pour les nuls, comme moi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 85%;&quot;&gt;&lt;em&gt;En attendant, cela me rapelle un blague,
entendue en entreprise évidemment :&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- &amp;quot;Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir
tué&amp;quot;.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- &amp;quot;Oui mais si on n'a pas encoure trouvé d'acheteur pour la peau, pourquoi
tuer l'ours ?&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/08/30/Loiseau-ramatou-louvrier-du-batiment-et-leconomie#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Welcome to the new ScarCity</title>
    <link>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/03/18/Welcome-to-the-new-ScarCity</link>
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    <pubDate>Sat, 18 Mar 2006 00:30:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Doomu Rewmi</dc:creator>
        <category>Chroniques d'une société dérèglée</category>
        <category>Energie</category><category>Humeur</category><category>Sénégal</category>    
    <description>&lt;p&gt;Scarcity. La traduction la plus proche en français c'est &amp;quot;rareté&amp;quot; je
crois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dakar ces jours-ci est devenue la ville de la rareté. The city of Scarcity. The
(scar)city, pour jouer avec les mots.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous vivons en pleine pénurie de tout.&lt;/p&gt;    &lt;br /&gt;
L'eau se fait un peu rare, avec des coupures sporadiques à Dakar et une pénurie
annoncée à Touba en plein Magal. Certaines zones ont passé recemment plusieurs
journées robinet sec, les plus fortunés transportant des bidons dans la malle
de leurs voitures pour aller s'approvisionner chez quelque parent mieux
loti.&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.seneweb.com/news/dossiers/16.php&quot;&gt;&lt;br /&gt;
Pour l'electricité, cela semble bien plus grave&lt;/a&gt;. On ne peut plus parler de
coupures à tour de rôle mais plutôt d'approvisionnement à tour de rôle : les
coupures durent plus longtemps que les heures de fonctionnement. Pénurie de
courant crie la populace dans l'obscurité (regulièrement attenuée hélas par un
incendie causé par les bougies)! Pénurie de milliards pour payer le carburant
ou pénurie de centrales retorque la société nationale d'électricité, Senelec.
Pénurie en tout cas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'autre dernière pénurie en date, il est presque mal venu d'en parler,
tellement les autorités l'ont démentie : le carburant. La rumeur a pourtant
fortement circulé et certaines stations ont même annoncé la rupture
d'approvisionnement. Mais peut etre anticipaient-elles simplement la pénurie
pour vendre leur stock plus cher ? Mais rumeur il y a bien eu. Et les hausses
de prix elles, se sont déja produites il y a plusieurs mois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ah j'allais oublier, il y a aussi le gaz. Cela fait plusieurs semaines
aujourd'hui qu'il faut faire de grandes distances pour recharger sa bouteille.
A voir passer la silouhette évocatrice de jeunes filles bonbonne sur la tête,
on ne peut que constater l'ironie de cette civilisation qui réussi à remplacer
le canari par la bonbonne et la corvée d'eau par celle de gaz.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A bien y regarder pourtant, ces pénuries ne sont peut etre pas, pour une fois,
les symptômes d'une quelconque incurie chez ceux qui gèrent ces services mais
plutot le résultat d'une conjoncture internationale particulière et les
premiers signes d'une nouvelle ère de pénuries dont on n'est pas prêt de voir
la fin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je m'explique...&lt;br /&gt;
&lt;span class=&quot;fullpost&quot;&gt;&lt;br /&gt;
En effet l'eau mis à part (et encore!), ces pénuries sont toutes reliées au
problème d'approvisionnement en pétrole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Senelec d'abord qui a vu son ardoise chez ses fournisseurs grossir
mécaniquement, les provisions financières faites pour l'achat étant devenues
tout à coup bien trop insuffisantes avec un prix du baril qui a doublé .
Résultat : il a fallu que l'état donne un coup de pouce en trésorie pour faire
cesser les coupures. Mais le problème de l'approvisionnement reste toujours
aigu. (D'ailleurs je ne comprends pas que la Senelec annonce qu'en construisant
de nouvelles centrales, elle va mettre fin aux coupures. Comment alimenter ces
centrales ? Une augmentation des factures est peut etre en vue ....)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du carburant, les augmentations du prix à la pompe sont très
loin d'avoir suivi l'évolution du prix du baril. Les sénégalais profitent ici
d'une certaine régulation de l'etat et devrais faire l'envie des américians qui
ont subi des grosses augmentations du prix à la pompe (quoique... au prix
ridiculement bas où ils le payent!). En tout cas, ces jours-ci , je ne serai
pas etonné que les pétroliers menacent l'etat de pénurie pour l'obliger à
négocier une autre hausse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais dans les deux cas, l'origine de la pénurie est dans l'approvisionnement en
produit pétrolier. Or si j'en crois &lt;a href=&quot;http://www.lifeaftertheoilcrash.net/&quot;&gt;certains&lt;/a&gt;, non seulement le prix du
baril ne risque pas de redescendre mais il va remonter, parce qu'on a passé ce
qu'on appelle le &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Pic_p%C3%A9trolier&quot;&gt;Pic
Pétrolier ou le Pic de Hubert&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui c'est vrai depuis deja pas mal de temps on nous annonce l'épuisement des
reserves dans 1/2 siècle ou quelque chose comme cela. Comme beaucoup j'avais
tendance à penser que, bah on avait bien le temps de voir venir. Cinquante ans
ca laisse même le temps de développer la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Fusion_froide&quot;&gt;fusion froide&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ah mais non! Parce que voila, une fois le pic de production passé, on produit
de moins en moins tandis que les besoins eux continuent de croitre. Résultat :
&lt;a href=&quot;http://www.lifeaftertheoilcrash.net/&quot;&gt;Pénurie Généralisée&lt;/a&gt;. Et même
les plus candides annoncent alors une nouvelle donne mondiale où les pays les
plus forts jetteront aux orties toutes pretentions diplomatiques ou de justice
internationale, pour s'approprier par la force ce qui reste et sauvegarder le
mode de vie gabégique de leurs citoyens insouciants ( qui a pensé USA et Guerre
en Irak ?)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais les plus faibles eux, que vont ils faire ? Tu as trouvé, Ô brillant
lecteur, Ils vont commencer tout de suite à subir une pénurie sans fin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sénégalais, Sénégalaises, citoyen des pays pauvres, bienvenue dans l'ère de la
rareté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Yeah welcome to Scarcity.&lt;/span&gt;</description>
    
    
    
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