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  <title>Les Nouvelles Chroniques de Ndoumbelane - Dakar</title>
  <link>http://blog.doomurewmi.net/</link>
  <description>Mes Chroniques Sénégalaises. Mes loghorrées nombrilistes sur la vie, l'univers et tout le reste, surtout la vie publique et politique de mon petit pays qui deviendra grand, le Sénégal. Oh .. et puis faut le signaler quand même je n'ai rien à avoir avec le nouveau parti Rewmi et ses satellites. J'étais là bien avant, hein?</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 24 Jul 2008 12:55:48 +0000</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>Habitat contre Habitudes</title>
    <link>http://blog.doomurewmi.net/post/2007/09/10/Habitat-contre-Habitudes</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:4dd45f82415d453531030e525cac199e</guid>
    <pubDate>Mon, 10 Sep 2007 00:15:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Doomu Rewmi</dc:creator>
        <category>Chroniques d'une société dérèglée</category>
        <category>Dakar</category><category>Habitat</category><category>Quartier</category><category>Ville</category>    
    <description>&lt;p&gt;Samedi dernier, j'ai dîné au milieu de la rue, en plein air.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous étions des douzaines sur la chaussée, réunis autour de larges plateaux
remplis de succulents et dangereusement riches plats de fêtes sénégalais,
sirotant nos jus de fruits, échangeant répliques et éclats de rires d'un groupe
à l'autre. Un véritable banquet sur la voie publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une scène pourtant classique à Dakar.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Qu’il y ait un mariage à fêter, un baptême à célébrer, un enterrement même
et la famille dakaroise s’empresse de louer une sorte de chapiteau vite monté
sur la rue devant sa maison, de mettre des chaises tout autour et voilà sa
salle des cérémonies improvisée fermant d’office la rue à la circulation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut ensuite voir pendant tout le temps que cela dure, les voitures
tourner au coin de la rue, apercevoir le chapiteau, s’arrêter et rebrousser
chemin pour aller chercher ailleurs une voie plus dégagée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mieux il est devenu courant dans nos quartiers populaires de voir, le soir,
quelques jeunes tirer un câble au-dessus de la chaussé, accrocher une ampoule
au milieu et sous le foyer de lumière crue ainsi créé, former une ronde
tournante pour brailler des chants religieux. Les voix écaillées se noient
alors dans un chœur miraculeusement harmonieux qu’un petit tam-tam vient
parfois rythmer, la ronde se muant même en une chorégraphie élaborée qui durera
tard dans la nuit. Chorégraphie et chœurs que ne sauront hélas pas apprécier
les rares non-chômeurs qui tentent d’obtenir une nuit de sommeil dans ces
quartiers qui vivent surtout le soir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les automobilistes ne s’étonnent plus des ces barrages impromptus même s’ils
s’énervent parfois des vrais parcours d’orientation qui leur sont ainsi
imposés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait conclure rapidement que c’est la une société déjà &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Activisme_anti-voiture&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;anti-voiture&lt;/a&gt; ou du moins qui n’a pas encore donné priorité absolue sur
la voie publique à la voiture. Surtout à voir, même au delà de ses barrages
ponctuels, les piétons dakarois partager nonchalamment la chaussée avec les
voitures, s’écarter à peine sous le coup de klaxon et offrir l’invective aux
conducteurs trop pressés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce ne serait qu’une explication partielle. D’abord parce que
l’occupation de la voie publique dont il est question ici ne se fait pas qu’aux
dépens des voitures mais de tout le voisinage. Et surtout parce que quand un
autre espace (terrain vague, place publique) est disponible à portée, les gens
y vont plutôt que sur la chaussée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un article du sud que je récusais dans un de mes &lt;a href=&quot;http://blog.doomurewmi.net/post/2006/08/25/Ce-qui-va-mal-a-Dakar-selon-le-Sud-Quotidien&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;billets&lt;/a&gt; expliquait ce comportement et beaucoup d’autres par le fait
que la majorité de la population dakaroise, issue d’un exode rural récent,
serait composée de mauvais citadins. « A-urbains » disait le
journaliste, les accusant de transposer ici des habitudes provinciales. Une
manière de nous traiter de ploucs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui je le récusais globalement parce qu’il parlait en général de respect de
la chose publique. &lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.doomurewmi.net/post/2007/09/10/#pnote-154005-1&quot; id=&quot;rev-pnote-154005-1&quot; name=&quot;rev-pnote-154005-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant j’ai envie de lui donner raison sur un point : notre habitat
à Dakar ne correspond pas à nos habitudes (provinciales ou pas). Mais n’est ce
pas l’habitat qui aurait du être mieux pensé ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Provinciales ou pas, nos habitudes sont héritières d’un autre modèle
d’habitat : la concession. La concession, que je retrouve aussi bien dans
mon village d’origine que dans le Dakar de mon enfance, c’est un ensemble de
bâtiments réunis autour d’une grande cour commune. Au village, elle est encore
familiale puisque les bâtiments abritent des frères et cousins, &lt;a href=&quot;http://blog.doomurewmi.net/post/2007/04/07/Apprentis-sages-4-%3A-La-bulle-immobiliere-dans-mon-village&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;les générations qui grandissent&lt;/a&gt; élargissant progressivement
la concession quand ils fondent leur foyer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’élément fondamental de ces concessions était cette cour centrale, large
espace, qui n’est pas encore la voie publique, mais un espace partagé par tous
ces foyers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est un espace de jeux pour les enfants qui peuvent s’y épanouir tout en
restant sous l’œil des parents &lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.doomurewmi.net/post/2007/09/10/#pnote-154005-2&quot; id=&quot;rev-pnote-154005-2&quot; name=&quot;rev-pnote-154005-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est un espace de travail surtout pour ces dames qui s’y activent depuis le
premier coup de pilon du matin jusqu’au dernier coup de balais du soir, mais
aussi pour tous ces artisans dont le métier s’exerce à la maison (cordonnerie,
sculpture, vannerie…).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est un espace de détente et de repos qui voit par exemple le soir venu, se
dérouler les nattes comme les hamacs et, seul ou en couple, les habitants de la
concession s’installer pour prendre l’air, fuyant jusque tard dans la nuit la
chaleur des chambres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est enfin un lieu de regroupement, cet espace large facilement transformé
en piste de danse, en autel de cérémonies ou en salle de réunion
communautaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autant d’espaces que n’ont pas pensé à offrir les planificateurs (quand ils
existent) de notre habitat urbain. Autant d’espaces que doit remplacer la voie
publique dakaroise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment s’étonner alors de voir les enfants poser deux cailloux pour marquer
les buts et transformer la rue en terrain de foot ? Ou encore de voir les
trottoirs servir d’espace de travail domestique ou artisanal ? Comme
'indigner réellement de voir la chaussée devenir salle de banquet ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dakar a connu une expansion démographique vertigineuse et les nouveaux
quartiers sont peut être sortis de terre plus vite qu’on ne pouvait les nommer
&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.doomurewmi.net/post/2007/09/10/#pnote-154005-3&quot; id=&quot;rev-pnote-154005-3&quot; name=&quot;rev-pnote-154005-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;. Ils ont poussé certainement plus vite que
les pouvoirs publics ne pouvaient les contrôler et planifier leur
développement. Ainsi, des promoteurs avides ont découpé des parcelles de plus
en plus exiguës omettant non seulement les espaces réservés aux lieux publics
(écoles, jardins publics, lieus de cultes) mais aussi parfois les
trottoirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et dans cette ville ainsi mal fichue, nos habitudes se heurtent à notre
habitat et rien n’en sort indemne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’aime rêver que si on leur avait laissé le temps et l’éspace &lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.doomurewmi.net/post/2007/09/10/#pnote-154005-4&quot; id=&quot;rev-pnote-154005-4&quot; name=&quot;rev-pnote-154005-4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;, les planificateurs urbains nous auraient
construit une ville des concessions. Des cours regroupant plusieurs foyers dans
une sorte de « &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Gated_community&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;gated community&lt;/a&gt; » plus humaine, pas faite pour exclure
mais pour réunir. Des concessions qui pourrait même servir de cellules de base
d’une gestion municipale plus proche de nos conseils de village et offrant
ainsi au pouvoir public un ancrage traditionnel utile pour sa légitimité et
pour un meilleur respect de la chose publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne fais pas gratuitement dans le romantisme bucolique. Il me semble juste
parfois, que si l’organisation et la gestion de notre société actuelle est
parfois si mauvaise, c’est qu’elle a subi une mutation artificielle (depuis la
colonisation) qui lui retire le bénéfice d’un meilleur ancrage dans les
traditions et la culture dont nous restons héritiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est aussi de tout cela que nous discutons en nous régalant au milieu d’une
rue étroite d’un nouveau quartier dakarois.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;
&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.doomurewmi.net/post/2007/09/10/#rev-pnote-154005-1&quot; id=&quot;pnote-154005-1&quot; name=&quot;pnote-154005-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Or, la chose publique possède ses mécanismes de gestion
dans nos campagnes et qu’elle soit mal gérée en ville relève plus de
l’inefficacité du nouveau mécanisme (le jeune etat du sénégal) que de l’absence
de mécanismes traditionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.doomurewmi.net/post/2007/09/10/#rev-pnote-154005-2&quot; id=&quot;pnote-154005-2&quot; name=&quot;pnote-154005-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] Rôle de parent facilement mis en commun dans le modèle
de concession, la surveillance comme l’éducation étant mutualisées&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.doomurewmi.net/post/2007/09/10/#rev-pnote-154005-3&quot; id=&quot;pnote-154005-3&quot; name=&quot;pnote-154005-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;] D’où le nombre fascinant d’homonymies entre ces
quartiers. Compter les « Keur Khadim » pour voir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://blog.doomurewmi.net/post/2007/09/10/#rev-pnote-154005-4&quot; id=&quot;pnote-154005-4&quot; name=&quot;pnote-154005-4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;] qui fait facilement défaut dans la presqu’île
dakaroise&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Ville Cruelle -  Où la communauté se noie dans la multitude</title>
    <link>http://blog.doomurewmi.net/post/2007/04/06/Ville-Cruelle-1-%3A-Et-la-communaute-se-noie-dans-la-multitude</link>
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    <pubDate>Fri, 06 Apr 2007 04:40:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Doomu Rewmi</dc:creator>
        <category>Chroniques d'une société dérèglée</category>
        <category>Agression</category><category>Dakar</category><category>Individualisme</category><category>Société</category>    
    <description>&lt;p&gt;La scène se déroule dans un &amp;quot;car rapide&amp;quot;, un des ces monstres roulants qui
encombrent les rues de Dakar au grand regret des autres conducteurs mais qui
font office de transport en commun le plus populaire de la ville. Ces cars,
qu'emprunte la grande masse laborieuse qui se deverse chaque jour de la grande
banlieue dakaroise vers le centre, sont un laboratoire de notre société.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon cousin qui a emprunté le car ce matin là tente en vain de sauver le
repassage impeccable et la blancheur de son ample et superbe &lt;a href=&quot;http://blog.doomurewmi.net/post/2006/08/09/Hypermarche-le-Senegal-Rayon-Beaute&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Kaftan&lt;/a&gt;
aux broderies élaborées mais la tâche est ardue. Sur sa gauche, il a une
vendeuse de poissons qui transporte toute sa marchandise dans une large bassine
qui encombre l'étroit couloir du car et dont les éffluves &amp;quot;marines&amp;quot; sont bien
moins dangereuses que les arêtes tranchantes et queues de poissons qui en
débordent joyeusement tentant d'ecorcher les pan du Kaftan. Sur sa droite, un
jeune homme est plongé dans la lecture d'un journal qu'il étale sans gène sur
ses voisins les obligeant à des contorsions qui achèvent de froisser mon
fringant cousin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce lecteur indélicat est en fait un voleur en pleine action.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Il a repéré sa victime pendant qu'elle payait des courses au marché et l'a
suivie dans le car. Il a profité de l'entassement des voyageurs sur les sièges
pour opérer. La technique est presque un classique du genre. Le journal lui
donne un peu de discretion pendant qu'un canif aiguisé tente de lui ouvrir les
entrailles du sac à main.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dame assise en face a longtemps observé la scène avant d'oser intervenir.
N'y tenant plus elle a averti la victime et interrompu le vol. Devant les
autres voyageurs fascinés mais passifs, le voleur a d'abord toisé sa victime
sans aucune peur :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Tu as de la chance toi. Mais elle ... ce sera la dernière fois qu'elle se
mèle de mes affaires&amp;quot; a-t-il dit en se tournant vers celle qui l'a dénoncé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un geste vif, et il lui à lacéré le visage avant de sauter du car. Pendant
ques les voyageurs s'attroupent autour de la dame en sang, il s'est
tranquilement fondu dans la foule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon cousin qui comme les voyageurs est resté sans réaction explique sa
propre passivité par un instinct de conservation : pourquoi serail il
intervenu pour risquer d'être bléessé pour quelqu'un qu'il ne connait
pas ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette scène et cette attitude sont devenues monnaie courante dans une ville
qui découvre depuis peu (une dizaine d'année) des formes de plus en plus
violentes d'agression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'indivdualisme en tout beauté n'est ce pas ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le calcul égoiste de mon cousin et de chacun des voyageurs est évidemment
faux. En effet ils croient assurer leur propre sécurité en choisissant de ne
pas s'interposer. Or c'est justement l'assurance de leur non intervention qui a
permit à l'agresseur d'opèrer. Et qui les fera victime à leur tour un autre
jour. Ainsi leur attitude qui fait sens à l'echelle individuelle devient
castastrophique pour le collectif. Ce genre de fausse optimisation est une des
grandes joies de l'individualisme et le terreau de l'exploitation capitaliste
(mais je digresse...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce qui rend possible cet individualisme c'est avant tout la multitude
des inconnus qui peuple une ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment en effet ne pas être tenté de laisser à son sort un inconnu? Et
puis, on risque peu de le rencontrer ailleurs pour se voir accusé de lachété.
L'héroisme de nos ainés qui se jettaient au secours d'une dame en detresse
n'était peut etre que la peur de l'oppobre quand tout le monde connaissait tout
le monde dans un cadre bien provincial. De son coté le voleur assuré de son
anonymat peut commetter son forfait et se perdre facilement dans l'immensité
urbaine sans qu'on le cueille le lendemain à sa porte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ceci n'a rien d'extraordinaire. C'est classique à tout les grandes
villes du monde j'imagine. Ce qui me chagrine reellement c'est que tandis le
Sénégal s'urbanise de plus en plus vite devant la paupérisation insupportable
de son monde rurale, les villes connaissent une croissance folle en dehors de
tout contrôle, de tout planification et, surtout de toute reflexion sur
l'habitat et ses conséquences sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et parmi ces conséquences, ce nouvel individualisme que nous ne connaissions
pas vraiement par ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sens de la communauté tant invoquée chez nous se noie ainsi tranquilement
dans la multitude grouillante de nos villes en pleine explosion
démographique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PS: Ville Cruelle est le titre d'un beau roman de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Mongo_Beti&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Mongo Beti&lt;/a&gt; (publié
sour le pseudonyme d'Eza Boto).&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.doomurewmi.net/post/2007/04/06/Ville-Cruelle-1-%3A-Et-la-communaute-se-noie-dans-la-multitude#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Dakar, la grande mendicité africaine</title>
    <link>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/09/06/Dakar-la-grande-mendicite-africaine</link>
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    <pubDate>Wed, 06 Sep 2006 01:44:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Doomu Rewmi</dc:creator>
        <category>Chroniques d'une société dérèglée</category>
        <category>Dakar</category><category>Dans la Rue</category><category>Mendiant</category><category>Société</category><category>Sénégal</category><category>Talibé</category>    
    <description>&lt;p&gt;Ce doit effectivement être une des images les plus marquantes pour le
visiteur à Dakar. Lorsque sa voiture à parcouru l’avenue Roume, longeant le
Palais de la République, palace colonial aux épais murs blancs dont les grilles
dévoilent un jardin tropical toujours superbe, passant sous les grands arbres
qui bordent l'avenue et dont les cimes se joignent au dessus de la chaussée
pour lui donner un voûte verte et ombragée, débouchant ensuite sur la Place de
l’Indépendance et son étonnant mélange de Building moderne et de vielles
battisses coloniales, quand enfin ayant fait le tour elle s’arrête au feu
devant la BICIS, le visiteur qui savourait la beauté du Plateau découvre
soudain son autre visage : la nuée miséreuse des mendiants voletant autour de
sa voiture.&lt;/p&gt;    Tac ! par ici et c’est un aveugle qui la heurte de sa canne au bois lissé au
fil des ans par ses mains rugueuses et qui dirige vers lui ses orbites creuses
et ses paupières affaissées tendant une main crochue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toc ! de l’autre coté et c’est une vielle dame qui implore le regard pétillant
d’espoir, le sourire édenté et la peau toute frippée achenvant d’en faire une
universelle grand-mère qu’il est d’autant plus dur à ignorer .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la vitre avant, un talibé, laisse déjà monter sa complainte, un bout de
verset coranique chanté dans une voix chevrotante, et dans laquelle l’oreille
profane n’entendra peut être que la belle mélancolie mais où un autre plus
renseigné notera également les erreurs et défaillances qui trahissent une
éducation négligée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Derrière le talibé une femme portant au dos et dans les bras ses jumeaux
annoncera « Seex ya ngi yelewaan ! » tandis que mille bouches bourdonnent
autour de la têtes des bambins qu’un soleil implacable achève de rendre
malades.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu'à présent cette image venait même en surprise au touriste éperdu à qui
les dépliants avaient plutôt vendu les fleurs et milles couleurs du marché
Kermel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Surprise il n’y aura desormais plus. Du moins pour certains...&lt;br /&gt;
&lt;span class=&quot;fullpost&quot;&gt;&lt;br /&gt;
En effet j’ai découvert le mois dernier sur l’édition en ligne du New York Time
&lt;a href=&quot;http://select.nytimes.com/gst/abstract.html?res=F60915FE395A0C728EDDA10894DE404482&quot;&gt;
cet article&lt;/a&gt; titre « Spare Change Is Big Business in a Culture of Generosity
» (il faut être enregistré. Sinon vous le trouverez copié &lt;a href=&quot;http://www.mail-archive.com/ugandanet@kym.net/msg23159.html&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai été étonné que, pour une fois que le NY Times parlait du Sénégal, qu'il
ait choisi ce sujet et cet angle d'attaque (et pas la complainte habituelle sur
le sort de talibé).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un &lt;a href=&quot;http://www.google.sn/search?hl=fr&amp;amp;client=firefox-a&amp;amp;rls=org.mozilla%3Afr%3Aofficial&amp;amp;q=Senegal+Beggars&amp;amp;btnG=Rechercher&amp;amp;meta=&quot;&gt;
coup de google&lt;/a&gt; plus tard, j'avais lu le même article (par Elisabeth
Dickinson) sur le site du &lt;a href=&quot;http://www.iht.com/articles/2006/08/21/news/beggars.php&quot;&gt;International Herald
Tribune&lt;/a&gt; puis trouvé un &lt;a href=&quot;http://www.ronntaylor.com/bulbs/000818.html&quot;&gt;blogueur&lt;/a&gt; qui y fait
référence. L'article fait donc tache sur le web et probablement sur le futur
touriste américain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La &lt;a href=&quot;http://www.google.sn/search?q=S%C3%A9n%C3%A9gal+Mendicit%C3%A9&amp;amp;start=0&amp;amp;ie=utf-8&amp;amp;oe=utf-8&amp;amp;client=firefox-a&amp;amp;rls=org.mozilla:fr:official&quot;&gt;
recherche en français&lt;/a&gt; m'a donné l'occasion de lire l'assemblage
d'affirmations péremptoires et d'opinions limités au point de vu touristique
que le site &lt;a href=&quot;http://www.senegalaisement.com&quot;&gt;www.senegalaisement.com&lt;/a&gt; présente &lt;a href=&quot;http://www.senegalaisement.com/senegal/mendicite.html&quot;&gt;sur le sujet&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela m'a donné envie de revenir sur certains points pour apporter des
précisions qui échappent peut être facilement à ceux qui ont écrits dans ces
deux cas sur le phénomène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur les talibés, pour commencer par ce sujet qui touche le plus et fait couler
le plus d'encre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'abord il faut dire qu'en monde rurale les talibés ne mendient pas. Ils
travaillent aux champs et le fruit de la récolte les nourrit largement. Le
phénomène est donc urbain quasi exclusivement (il est d’ailleurs intéressant de
le voir présenté comme sénégalais. Le Sénégal n'est pas encore réduit à au
monde urbain).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La mendicité actuelle des talibés actuelle de Dakar et d'autre grandes villes
sénégal est une déformation d’une mendicité différente à l’origine, et qui
existait dans les villes hebergeant de grandes écoles coraniques :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;span class=&quot;fullpost&quot;&gt;Elle ne portait pas sur l'argent mais seulement la
nouriture&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le talibé ne trainait pas dans les rues mais allait de maision en maison,
dans un circuit où il avait souvant ses habitutudes&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le but avoué était aussi bien nourricier que formateur à un certain
ascétisme et à la vie à la dure&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
La dénaturation de la mendicité des talibés en une mendicité de la pauvreté et
de l’exploitation relève de la dénaturation de l’école coranique en un lieu de
débarras d’enfants à charge pour famille miséreuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au dela du cas des talibé, si la mendicité de manière plus générale est en
constant développement à Dakar, c'est que la pauvreté est en constant
développement à Dakar.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais le phénomène reste limité à Dakar et aux autres villes mais ne touche pas
en campagne : le phénomène est urbain. Pourquoi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Probalement parce qu'au village les mécanismes traditionnels de solidarité
fonctionnent encore. Ces mécanismes comprennent par exemple :&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Le remariage systematique (et souvent juste formel) des veuves âgées au
sein de la famille du mari décédé, garantissant une prise en charge des
orphelins&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les aides spontanées fournies au moment des récoltes au familles les plus
démunies qui leur donnent un stock essentiel de vivres&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La solidarité familiale en génral&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi la mendicité reste une réponse urbaine, surtout dakaroise, à la
déliquescence des nos économies et (incidemment ?) de nos sociétés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'ailleurs ceci explique au moins autant que les questions culturelles que
certaines ethnies peu présentes dans les villes restent épargnées par la
mendicité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Dakar capitale régionale de la mendicité ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce qui m'a interpellé c'est que Le NY Times comme la Banque Mondiale
insistent sur l'existence d'un afflux de mendiants de la sous région (Mali,
Guinée) qui convergeraient à Dakar attirés par la réputation de générosité de
sa population.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’avoue avoir entendu évoquer dans mon entourage cette forme étonnante de
migration mais avoir voulu l'ignorer comme une stigmatisation des étrangers.
J’avais tort. En effet on constate assez facilement la présence aux feux de
mendiants ne s'exprimant pas en wolof mais en Bambara ou en Dioula.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La plus grande générosité des dakarois est ici expliquée par la religion. Ah...
tiens ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je suis surpris que tout ce beau monde se contente de l’explication religieuse.
D’abord les maliens et guinéens pratiquent la même religion que les sénégalais
et adhèrent au même confréries sunnites. Pourquoi donc trouverait-on à Dakar
plus de fervent pratiquants de l’aumône que qu’a Bamako ou Conakry?
L’explication semble insuffisante ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne m’etonne pas vraiement que le NY Times se soit arreté à cette explication
: elle prouve le biais de la presse américaine qui, emporté par la rhétorique
de clash des civilisations et par l’islamophobie/arabophobie ambiante, en vient
à retenir d’abord les explications religieuses. En fait la première
caractéristique qui intéresse desormais l’Amérique, c’est la religion (muslmane
ou non) de son interlocuteur. Au final, ceci explique même pourquoi le NY Times
a fait cet article là sur le Sénégal. Il y a dedans tout ce que son lectorat
veut voir sur un pays africain : la misère, le malheurs des enfants, de la
réligion mulsmane pour pays arriéré, ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et pour couronner la vision très américaine des choses, on a même l'approche
business débrouillarde du mendiant handicapé. Il ne manque que la success story
de l'ex mendiant devenu milliardaire pour parfaire le rêve amércain.Vous en
connaissez peut etre un ... ?&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/09/06/Dakar-la-grande-mendicite-africaine#comment-form</comments>
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    <title>Apprentis(sages) 3 : Mon cousin decouvre la Chine</title>
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    <pubDate>Mon, 15 May 2006 11:55:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Doomu Rewmi</dc:creator>
        <category>Chroniques d'une société dérèglée</category>
        <category>Apprentis-sages</category><category>Dakar</category>    
    <description>&lt;p&gt;C'est la révolution qui continue dans la vie de mes cousins, de ma famille
et de mon village.&lt;/p&gt;    Poussés comme tous à l'exode vers la ville par la sinistrose qui tue le mode de
vie pastoral, ils tentent de nouveaux métiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Poussé aussi un peu en dernière extrémité par la perspective de très prochaine
de son mariage, l'un d'entre eux à découvert les chinois avec, permettez la
comparaison douteuse, le même engouement que les traders et autres intoxiqués
de la City il y a quelques années (vous vous souvenez ? Le marché chinois, on
le découvrait comme nouvel eldorado).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La combine de mon cousin est hélas plus prosaique. Elle commence dans la
boutique chinoise sur l'Avenue Charles de Gaule .... &lt;span class=&quot;fullpost&quot;&gt;(oui les chinois ont porté &lt;a href=&quot;http://www.monde-diplomatique.fr/2005/05/SERVANT/12218&quot;&gt;l'assaut sur notre
marché&lt;/a&gt; et pris la plus belle, la mieux placée de nos avenues, celle la même
où le président se promène chaque 4 Avril pasant sous chaque fenêtre et ils en
ont fait un vaste bazar).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Là bas donc, il rejoint une nuée de jeunes hommes souvent issus comme lui de
l'exode rural, et il se jettent sur les articles qui y sont vendus en gros: des
chaussures pour femmes à moins de 1000 F , des bibelots et decorations, des
bijoux de pacotille, divers articles de cosmétiques et même, (et là j'avoue mon
admiration), des posters de nos célèbres marabouts fabriqués en chine en
quantité industrielle (les posters, pas les marabout!).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oh, il n'ont pas un gros capital, mon cousin et ses camarades, et, réduits à
acheter un seul article, il devra déployer un grand flair pour choisir celui
qui marchera et en prendre un unique carton.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi doté, sac en bandoulière, marchandise achalandée sur les bras et les
épaules, mon jeune et brave cousin parcourt les rues de Dakar, à la recherche
d'une clientèle friande de prix pas cher (au grand desespoir de l'&lt;a href=&quot;http://www.afrikeco.com/articles/economie.php3?id_article=7549&quot;&gt;unacois&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;

&lt;br /&gt;
Le soir venu, mon cousin, mon pauvre cousin, terriblement fatigué par cette
découverte à marche forcée de Dakar et banlieue (il a marché de la Medina aux
Parcelles, et retour) va s'effondrer dans la chambre qu'il partage avec cinq
autres et compter avec excitation son bénéfice : bien plus qu'une journée de
manoeuvre dans un chantier du Bâtiment. Deux fois plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est entoushiaste. Demain il prendra des posters plutot que des chaussures,
ou alors il évitera le quartier de Point E aux portes souvent closes pour faire
Sicap Rue 10, il ne rentrera pas manger et pourra vendre plus longtemps, ...
bref demain il pense faire beaucoup plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se trompe bien sur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Démain il découvrira que, leur métier tué par ces chaussures à jeter qu'il
vendait hier, la cohorte des cordonniers desoeuvrés est venue durcir la
concurrence dans les rangs des petits vendeurs ambulants reduisant les
marges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demain, il découvrira que les sénégalaises parées de ses biijoux de pacotilles
on deserté la bijouterie de quartier et jeté dans la rue des jeunes ex futur
orfèvres qui viendront grossir la nuée de ses camarades revendeurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demain il subira sans en comprendre le pourquoi, les conséquences sur le pays,
de cette mondialisation à sens unique, qui lui rendra la vie plus chère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demain, il découvrira qu' une fois le circuit des grossistes pris, ses
fournisseurs s'etendront dans la distribution de proximité et ouvriront leur
boutique à Sicap Rue 10 ou à Grnad Dakar, le privant du marché qu'il avait dans
ces quartiers là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demain, il découvrira surtout, au moment de chercher une nouvelle activité, que
arpenter les rues de Dakar, n'est pas un métier à valeur ajouté où on accumule
un savoir faire précieux aussi bien pour le pays que pour lui même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En fait il va faire les mêmes découvertes que les responsables européens et
américains qui après vingt ans de délocalisations vers la Chine et autre pays à
mains d'oeuvre pas cher, à se frotter les mains sur leur gain en compétitivité,
se reveillent peut etre avec la gueule de bois nommée chomage de masse et
tensions sociales, nommés balance commeriale déficitaire, nommée &amp;quot;OPA hostile
sur les fleurons de notre industrie&amp;quot; (ha! ha! ha!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais voila, en attendant, mon cousin finance son mariage et se rêve riche
commerçant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Que vais je lui dire moi aujourd'hui, lui qui, brave parmi mes cousins, a
découvert la Chine ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/05/15/Apprentissages-3-%3A-Mon-cousin-decouvre-la-Chine#comment-form</comments>
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