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  <title>Les Nouvelles Chroniques de Ndoumbelane - Magazine du (théatre) Politique</title>
  <link>http://blog.doomurewmi.net/</link>
  <description>Mes Chroniques Sénégalaises. Mes loghorrées nombrilistes sur la vie, l'univers et tout le reste, surtout la vie publique et politique de mon petit pays qui deviendra grand, le Sénégal. Oh .. et puis faut le signaler quand même je n'ai rien à avoir avec le nouveau parti Rewmi et ses satellites. J'étais là bien avant, hein?</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 24 Jul 2008 12:55:48 +0000</pubDate>
  <copyright></copyright>
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  <item>
    <title>Mère, toi aussi tu as un fils.</title>
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    <pubDate>Thu, 22 Nov 2007 15:35:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Doomu Rewmi</dc:creator>
        <category>Magazine du (théatre) Politique</category>
        <category>Politique</category>    
    <description>&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Désolé pour certains mais le délire ci-dessous ne fera réellement sens
que pour ceux qui vivent ou suivent de près l'actualité (politique)
sénégalaise.&lt;br /&gt;
J'ai hésité à le poster. En fait j'évite toujours d'aborder les sujets brûlants
de l'actualité politique. D'abord pour garder une distance avec ce dont je
parle. Ensuite, je l'avoue, parce que je crains d'attirer l'attention
potentiellement dévastatrice de nos acteurs politiques (mes obligations
actuelles me l'interdisent).Mais publions. Car après tout, ce ne sont que les
délires d'un pauvre fou sur un nébuleux coin peu (mais bien) fréquenté du
Web.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;    Ma Mère, dois-je te rappeler que toi aussi tu as un fils ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'heure où on nous apprend qu'un enfant prodige serait soudain apparu au
grand jour pour mener les destinées du pays,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l’heure où les pires de tes enfants, parfois même fils d'une autre sont venus
se servir dans ton écrin des plus coûteux de tes bijoux qu'ils bradent,
t'apportant ensuite des cadeaux en pacotille pour tromper ta patience qu'ils
prennent pour de la naïveté,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l’heure où, ô mère, les galopins qui te volent cruellement le lait qui doit
nourrir mon petit frère, lui subtilisent chaque grelot que tu lui bricoles,
pavanent devant toi leurs nouveaux jouets, prétendant même t'impressionner par
ce qu'il savent en faire,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À cette heure, pauvre mère, où une autre mère assise sur ta tête, prend la
nourriture de la bouche de tes petits pour engraisser le sien et oser ensuite
leur demander de se soumettre à sa vigueur plus grande,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À cette grave mère, où je te sens prête à te rendre, victime toujours résignée
de toutes les trahisons, je voudrais te rappeler, mère que toi aussi tu as un
fils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tu l'as enfanté dans la douleur, mère. Etait-ce accroupie à même le sol de
quelque arrière case de l'arrière pays ou sur la table délabrée d'un hôpital
populaire réduit à ses murs lézardés et à son personnel démotivé juste encore
assez éveillé pour t'écrire une ordonnance que tu ne comprendrais jamais et
saurais difficilement payer ? Ce n'était certainement pas dans la maternité
rutilante d'une clinique hors de prix ou dans celle encore plus rassurante
d'une autre patrie mieux lotie dans la loterie de l'Histoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui, mère, toi aussi tu as un fils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tu l'as élevé dans mille terreurs, Mère, assailli de toutes parts par les
hordes des maladies infantiles, peu défendu par des vaccins qui, tels des
mercenaires demandaient leur prix. Tu as marché des kilomètres souvent avec lui
sur ton dos pour aller chercher protection chez quelque sorcier en blouse
blanche. Tu as appris par coeur les recettes de grand-mère qui savait
reconnaître les fièvres scélérates et les racines amicales. Tu as tremblé,
pleuré, supplié et prié un ciel muet et parfois avare de son eau. Tu as regardé
succomber certains de ses frères et soeurs et attendu sept années pour oser
croire que lui survivrait. Oui il a survécu. Son corps marqué par les
cicatrices de cette guerre est-il moins beau, moins digne d'amour que celui
lisse, clair et sans tache du fils d'une autre qui aura grandi dans la sécurité
du château, protégé des milles maux, souvent exilé pour se regaillardir,
toujours sous l'oeil rassuré mais exigeant d'une autre mère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui mère, tu as vraiment un fils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tu l'as éduqué à l'école de la vie, celle du pas assez, du peu partagé entre
plusieurs, celle des misères quotidiennes et des conjonctures difficiles, des
coups durs qu'un hasard cruel semble destiner si souvent aux mêmes. Certes il a
été aussi à l'autre Ecole, celles des classes bondées, des coudes serrés, des
profs lésés, celle qu'on rêvait voir construire la république et qui s'est
soudain déversée dans la rue publique en une horde jeune criant son rejet d'un
joug devenu intenable et scandant le nouveau slogan de l'espoir placé en un
seul homme. Cette école qui n'a jamais guéri de cette hémorragie, de cette
saignée qui devait sauver tout le corps, cette école la, Mère, à plus tard
recraché ton fils des couches populaires sur le rivage sans horizon des
maîtrisards chômeurs. Non, Mère, ton fils n'aura pas eu le privilège des lycées
cossus réservés aux fils d'ailleurs, il n'aura pas eu le car climatisé, les
programmes importés et terminés, les inscriptions toutes prêtes et l'envol vers
la métropole. Il lui aura fallu creuser son trou et, comme une fourmi, tenter
de construire graine par graine son édifice fragile. Ou peut-être, vainqueur au
mérite de la course à la bourse, il sera puni d'un exil à la dure, dans le
froid et les galères.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui mère, toi aussi finalement tu as un fils, et lui aussi est de retour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En son absence, le nouveau maître a pris possession du château porté par un
frêle espoir sur une tempête de révolte contre les injustices sociales. Un
nouveau maître triomphant aujourd'hui mais dont le défi avait d'abord été
hésitant avant de s'affirmer porté par la horde vengeresse des frères, des
sœurs et du père de ton fils. Ceux la même qui, le dernier souffle emporté par
la bataille qui renversa l'ancien despote, mirent leurs espoirs aux pieds du
nouveau maître avant de s'effondrer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tu as un fils, mère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et il était là quand tu t'es jetée pleine d'espoir dans l'étreinte du nouveau
maître. Ah quelle douloureuse surprise mère quand cette étreinte se montra
cruelle et sans respect pour tes organes. Ton fils était là qui pleurait de
déception quand le nouveau maitre te violentait et te possédait de toutes les
façons indignes. Ton fils était là, tremblant de rage quand il offrait ton
corps sacré aux assauts sauvages de ses vulgaires hommes de main. Ton fils
était là, hébété de douleur quand il se sont battus comme des chiens pour les
derniers lambeaux de ta chair. Ton fils était là mère, quand la concubine du
nouveau maître comptait tes bijoux pour offrir un cheval de course à son
fils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui mère, toi aussi tu as encore un fils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un fils écorché par la trahison amère du destin, mais qui rêve encore de te
rétablir dans ta stature telle la reine que tu es toujours dans son cœur. Un
fils prêt à se jeter dans les joutes saisonnières pour reconquérir ton honneur
fut-ce face au fils de l'autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Que dis-je mère ? Tu n'as pas un fils mais des milliers et des milliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je les vois debout, mes frères, mes sœurs, qui te regardent plein
d'appréhension, refusant de croire que tu accepteras l'ultime trahison qui te
verra héritée comme un vulgaire butin de guerre et tomber sans vie dans
l'étreinte du fils après avoir subi le viol du père.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mère, ô pauvre patrie, souviens toi que toi aussi tu as un fils.</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Spéculations sur la dignité</title>
    <link>http://blog.doomurewmi.net/post/2007/11/20/Speculation-sur-la-dignite</link>
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    <pubDate>Tue, 20 Nov 2007 00:43:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Doomu Rewmi</dc:creator>
        <category>Magazine du (théatre) Politique</category>
        <category>Politique</category>    
    <description>&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;On ne parvient aux dignités que par mille indignités.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;(Francis Bacon)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a dans ce monde bien capitaliste des marchés qu'on ignore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais celui-ci ne se cache pas. Dès que j'ouvre les journaux, je le vois sous
mes yeux qui prête à sourire. Ce marché c'est celui des dignités.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;C'est un classique sur le théâtre politique, de mon petit pays comme des
autres qui se prétendent grands.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour commencer, on y voit des personnages commencer une vie d'engagement. Le
choix de l'engagement importe peu ici pourvu qu'il soit noble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il y 'en a des principes nobles à défendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux de la justice sociale par exemple. Vous savez le joli discours autour
de l'idée étrange de construire ensemble un système où tout le monde tire son
compte plutôt que d'organiser une compétition féroce dont seuls les plus ...
euh .. féroces, tiens! ... pourront être les vainqueurs laissant les autres sur
le pavé. Cette idée, cela s'appelle souvent le socialisme, même si selon le
choix de la manière de la réaliser on lui trouve des noms plus typés et dont la
distinction vaut des combat à mort pour certains : communisme, trotkysme
et des trucs méchants comme ça. Les rouges qu'on les appelle aussi (bien que la
version rose bonbon, très édulcorée, soit la plus courante aujourd'hui). Oui,
la justice sociale c'est pas mal comme principe noble pour se forger une
dignité politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il y a aussi la solidarité comme principe noble. Là on fait carrément
appel au cœur (alors que plus haut évidemment on parlait aux couilles ...
pardon, à la raison). C'est du grand sentiment. Mère Theresa. On peut faire une
association (c'est plus facile qu'un parti, on ne doit pas gagner les élections
ou gérer un vrai truc). On peut même l'appeler Machin Sans Frontières et
devenir célébre. Là on se forge une belle dignité politique qui peut même se
targuer d'un certaine pureté. Ah la pureté! vachement bien ce truc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus limite il y a le patriotisme. Beau principe normalement mais victime
d'une malheureuse tendance à virer au nationalisme bête et méchant. Et puis le
principe inverse, l'internationalisme est tout aussi vendeur. Ouais c'est
limite le patriotisme mais quand on fiat un appel à une date bien choisie, la
main sur le cœur, à l'amour de la mèèère patrie, ça vous conscrit un sacré
capital pour la suite ça. Faut bien viser la date.&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
Enfin tout ceci pour dire qu'au départ il s'agit de se construire un capital de dignité. Oui CAPITAL dis-je en lettre du même nom. Parce que le but c'est de le convertir à la fin. En quelque chose de plus consommable.
&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;En France, on le fait en se laissant recruter par un président réactionnaire
de la droite décomplexée par exemple et on fait une belle carrière de ministre
des affaires étrangères va-t-en guerre tout en entrant dans la grande nébuleuse
affairiste assez juteuse qui entoure ledit prince .. euh pardon président.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Sénégal, on est plus francs, on annonce simplement son ralliement au camp
présidentiel. On trouve soudain le chef de ce camp paré de toutes les vertus et
on explique combien il serait amoral de ne pas lui donner un soutien
inconditionnel. On voue aux gémonies toute critique et on se place sous la
servitude volontaire du maître à penser. Cela paye aussi. Facilement par un
maroquin ministériel juteux quoique temporaire. Mais si on sait maintenir le
volume sonore de son asservissement on peut faire durer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les deux cas, on devient un ardent défenseur du nouveau maître. Et on a
une arme utile. Une garantie puissante : la dignité acquise dans son
passée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ah faut les voir la ramener, ces vendus qui, la bedaine remplis du fruit de
leur trahison, le poil luisant de satiété, osent rappeler leurs combats passés
pour tenter de cacher leur reddition présente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela leur réussit bien, remarquez. Ils récoltent ainsi les plus values de
l'investissement passé dans une noble cause en vendant leur dignité sur le
marché politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une histoire banale et somme toute bien respectueuse des principes sacré de
la belle économie de marché qui pourrit .. pardon, régit désormais notre
monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela dit, les mauvais esprits trouveront quelques méchanceté à dire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, l'acheteur sur ce marché,par son seul achat, avoue ainsi être en
défaut de cette denrée rare : la dignité. Oui tout le monde le savait
déjà, certes. Vous, moi et peut être lui. Mais là il se l'avoue. Et vus les
monstrueux problèmes de psychanalyse que constituent généralement ces egos
tordus, cet aveu, l'air de rien c'est un grand pas. Vers la decomplexation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le plus drôle c'est le cas du vendeur. En fait il détruit sa
marchandise par le seul acte de la reconnaître comme vendable. La dignité se
prête mal au troc. Pour telle et telle faveur, je mets mon CAPITAL dignité au
service de ta cause discréditée, dit le vendeur et c'est bien. Mais il l'a à
peine dit que le fameux capital commence à fondre comme une action surévaluée
quand la bourse perd les nerfs(qu'elle a fragile, vous savez. Dit &amp;quot;Bouh
Subrpime! a un trader pour voir). On réalise soudain qu'elle n'a jamais existé
cette valeur ailleurs que dans l'imagination des petits épargnants qui y ont
cru.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un vrai marché de dupes. On vend un truc prouvant au passage qu'il n'existe
pas et il y a un idiot qui achète et prétend s'en servir auprès d'autres qui
voudraient encore y croire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce marché de dupes s'appelle ouverture en France. Au Sénégal on appelle cela
selon la saison &amp;quot;majorité élargie&amp;quot;, &amp;quot;gouvernement d'unité nationale&amp;quot;, ...
etc&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il me rappelle un jeu de mon en enfance. Lambi Golo, l'arène des singes.
Toute personne debout sur le champs de jeu, se faisait tirer les pieds et
renversé par les autres. Au final tout le monde finissait par terre.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Cuisine (Politique) Sénégalaise : l'inévitable echec des indépendants</title>
    <link>http://blog.doomurewmi.net/post/2007/03/20/Cuisine-Politique-Senegalaise-%3A-linevitable-echec-des-independants</link>
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    <pubDate>Tue, 20 Mar 2007 03:33:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Doomu Rewmi</dc:creator>
        <category>Magazine du (théatre) Politique</category>
        <category>Elections 2007</category><category>Politique</category>    
    <description>&lt;p&gt;Sur les quinze candidats aux &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lection_pr%C3%A9sidentielle_s%C3%A9n%C3%A9galaise_de_2007&quot;&gt;
élections présidentielles 2007 au Sénégal&lt;/a&gt;, sept étaient des indépendants.
Six seulement si on ne compte que ceux qui n'étaient pas ce qu'on peut appeler
des politiciens professionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Dans leur discours ils ont tous justifié leur candidature en prononçant
l'incapacité des hommes politiques à répondre aux besoins du pays et ont appelé
le brave peuple sénégalais à remplacer ces politiciens par une nouvelle
génération de technocrates ou hommes d'affaire à succès. Ah la belle
affaire!&lt;/p&gt;    Avant tout, je voudrais constater avec vous le résultat global très bas de ces
candidatures indépendantes : ils sont les six derniers et aucun d'entre eux ne
fait 0.5%.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un échec.&lt;span class=&quot;fullpost&quot;&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'heure où, je l'espère, ils sont entrain de faire leur bilan et de réfléchir
à leur avenir, je voudrais leur dire ici ce que je pense être leur défaut
structurel commun, lisible derrière ce rejet des hommes politiques qu'ils
prônent et qui est à mon avis l'obstacle à un score significatif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Vivent les politiciens ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'abord pour le dire tout sec, je crois que la volonté de mettre hors circuits
les politiciens professionnels est une erreur. Au delà de l'erreur de logique
qui consiste à jeter le bébé avec l'eau du bain, il y a là un besoin souvent
ignoré dans le jeu politique sénégalais et qui est essentiel : la nécessité
d'avoir une structure (et donc des hommes) produisant une analyse poussée de la
situation du pays et une approche pour sa gestion. Cela s'appelle un programme
politique et ça ne se construit pas par un technocrate sur un bout de table à
deux mois des élections; ce serait plutôt l'oeuvre d'une structure ad hoc
pendant des années de réflexion et si possible d'actions sur le terrain. Cette
structure ad hoc c'est un parti politique (même quand on l'appelle mouvement ou
machin truc) et les hommes qui animent cette structure pendant des années
s'appellent des politiciens. Une nécessité donc. D'ailleurs ces indépendants ne
peuvent prétendre agir dans la durée sans devenir eux même ce qu'ils fustigent
si facilement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Un problème de recrutement ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais je suis d'accord avec eux pour poser le problème aigu de la (déplorable)
qualité de nos politiciens actuels. Et sur ce point je les renverrai simplement
au recrutement de ces derniers. En effet qu'est ce qui permet aujourd'hui de
devenir un cadre dans un parti politique sénégalais? Au dehors, la capacité de
mobiliser la population aux moment des évènements et, à l'intérieur du parti,
celle de neutraliser ses rivaux, de parier sur le bon cheval et de faire
allégeance, ...etc. Ce ne sont pas la capacité de produire de la réflexion ou
les compétences en exécution des projets. Ce système de sélection produit
inévitablement des animateurs de foule, des maîtres de l'invective et de la
polémique, des clientélistes et non pas les leaders dont on rêve tous. Mais ce
problème et ses solutions éventuelles méritent une discussion à part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le challenge pour les indépendants&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour revenir à nos indépendants donc, derrière leur rejet des politiciens se
cache à mon avis une ignorance de cette nécessité de construire dans la durée
et sur le terrain tout projet politique qui a un ambition sérieuse et une
chance réelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui, aujourd'hui, ils ont cinq ans pour préparer les prochaines présidentielles
au Sénégal et dix ans pour les suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'abord d'un point de vue théorique c'est le moment de compléter et
d'approfondir leur analyse et leur programme politique. Ils devraient être
capables sur chaque domaine de gouvernement de se doter d'une vision détaillée
de la situation, d'une compréhension réelle des enjeux, d'une prise en compte
de toutes les approches passées ou en cours et de proposer des solutions
correspondant à leur propre projet de société. C'est un travail de longue
haleine qui fera des équipes qui le porteront de véritables experts prêts à
prendre en charge ces problèmes dès qu'ils accéderont au pouvoir. Suivez mon
regard et vous tomberez sur le &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Cabinet_fant%C3%B4me&quot;&gt;Shadow Cabinet&lt;/a&gt; des
britanniques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au delà de cet aspect théorique, le terrain c'est aussi aller à la rencontre
des sénégalais et implémenter leurs programmes à l'échelle locale. Qu'ils y
aillent nos indépendants aux élections locales. Qu'ils gagnent une mairie
tiens! Et qu'ils en fassent un exemple de leur gestion plus efficace, de leur
lutte contre la corruption, de leurs idées plus originales, de leur meilleure
prise en compte des besoins des sénégalais... D'ailleurs ce serait l'occasion
pour eux d'avoir une expérience sur une plus petite échelle avant de prétendre
au pays entier. Ce serait rassurant non ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et voilà finalement où se cache l'échec inévitable des indépendants : ils n'ont
pas ces relais au niveau local qui sont ceux pour qui en réalité les électeurs
votent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bref, le défaut structurel de ces indépendants finalement, c'est l'absence de
parti autour de leur candidature. Dans ces conditions, leur seule chance de
victoire serait d'avoir une force messianique qui porterait au pouvoir une
personnalité (le messie) et non un programme (le projet), un ego et non une
équipe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors oui, pendant ces cinq ou dix ans de préparations, qu'ils construisent un
parti. Oh qu'ils le fassent différemment bien sûr. Qu'ils ne reproduisent pas
les mêmes tares, évidemment. Qu'ils imaginent de nouvelles règles, s'ils
veulent. Qu'ils construisent sur autre chose que leur personne. Qu'ils mettent
leurs partisans au travail. Sur le terrain et sur le papier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu'ils deviennent enfin des politiciens!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais des bons.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>La saison (ou plutot L'ère) des Marabouts</title>
    <link>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/12/01/La-saison-Lere-des-Marabouts</link>
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    <pubDate>Fri, 01 Dec 2006 01:18:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Doomu Rewmi</dc:creator>
        <category>Magazine du (théatre) Politique</category>
        <category>Elections</category><category>Marabout</category><category>Politique</category><category>Société</category><category>Sénégal</category>    
    <description>&lt;blockquote style=&quot;color: rgb(0, 51, 51);&quot;&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;
&lt;p&gt;Qui se couvre de promesses, grelottera au grand froid.&lt;/p&gt;
Birago DIOP, Les Nouveaux Contes d'Amadou Coumba&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
C'est la nuit dans un quartier populaire de Dakar.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est 23 heures passées mais la rue grouille de monde, marée humaine jetée
dehors par la chaleur qui ne finit pas de sévir, l'exiguité des maisons
surpeuplées et la simple curiosité de ce qui se passe dehors.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le coin de la rue est éclairé par un lampadaire qu'un adroit jet de pierre a
dut esquinter puisque son ampoule pend au bout d'un cable, oscillant au gré
d'une brise rare, diffusant une lumière jaune et blaffarde. Un peu à l'ecart du
lampadaire, un groupe de jeunes s'anime de débats passionés, d'eclats de rires
sonores et parfois, de piques taquines lorsque passe une fille du quartier. Au
loin, on peut entendre un haut-parleur saturé brailler les inévitables chants
religieux qui ne reussisent toujours pas à enchanter les nuits dakaroises. En
face, une bonne femme s'active autour d'un fourneau où brule du charbon de bois
invectivant sans arrêt sa fille dans un peul chantant : elle grille des
cacahuetes (dans une poëlle remplie de sable chaud) pour les vendre en cornets
aux passants et aux voisins habitués.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Banale et finalement paisible scène nocture de ce quartier.&lt;br /&gt;    Dans cette scène, le rutillant 4x4 Volkswagen Touareg qui longe la rue a beau
ronronner silencieusement, ses tentatives de se donner un air discret frisent
le grotesque tant il detonne dans le décor. &lt;span class=&quot;fullpost&quot;&gt;Apparemment
convaincu de l'efficacité de son effort de camouflage, le 4x4 s'immobilise
comme pour se cacher sous l'ombre d'un arbre dont les branches surplombent la
rue : le conducteur doit avoir des fanstasmes de la jungle animés par les
courbes félines de sa voiture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a peine le temps d'apercevoir l'homme qui s'en echappe caché derrier le pan
d'un boubou et qui s'engoufre dans l'entrée beante d'une maison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe qui discutait a marqué un petit silence. En fait, une oreille
attentive pourrait percevoir leurs chuchotements :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;C'est Untel. Il vient voir Serigne Modou le Marabout.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Il aurait pu nous saluer quand même&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Il veut se faire discret, tu sais&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Ah .. c'est vrai, on ne l'avait pas vu depuis ...&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Oui mais là c'est sur on va le voir passer plus souvent &amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Ah oui ... les élections.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une bonne demie heure plus tard, le même froufrou furtif du grand boubou, la
même tentative ridicule du 4x4 de passer inaperçu et la rue reprend son aspect
habituel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais desormais la scène se repetera plus souvent devant chez Serigne Modou le
Marabout : les lections approchent et les politiciens veulent des garanties
qu'ils garderont leur postes et leurs 4x4.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi commence à Dakar, à quelques mois des éléections présidentielles et
législatives de 2007 la Grande Saison des Marabouts ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'approche des élections, le politcien local se re-découvre soudain une
angoisse existentielle, une ferveur religieuse et une foi inébranlable dans le
rapport très proche que son marabout attitré, au pouvoir mystique illimité,
entretien avec Dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre politicien renoue donc avec le maître occulte qui saura executer les
rites lui garantissant l'investiture et la victoire. Il y aura des gris-gris
bien sûr, le Polictien a besoin de symbole concret et permenent de son bouclier
mysqtiue. Mais il y aura surtout des décotions fabriquées selon des formules
secretes alliant racines et incantations, il y aura des bains nocturnes parfois
au millieu de la brousse, des aumônes étranges ('&lt;em&gt;Donne une paire de
chaussures à une veuve enceinte!&lt;/em&gt;)&amp;quot;, et des rituels quotidiens ou plus
envahissants (&amp;quot;&lt;em&gt;Avant de saluer quiconque repète trois fois
&amp;quot;&lt;/em&gt;jaybajakrejem&lt;em&gt;&amp;quot; en croisant l'index et le pouce de ta main
gauche&lt;/em&gt;&amp;quot;) ... et des promesses de satisifaction (&amp;quot;&lt;em&gt;Tu seras maintenu à
ton poste&lt;/em&gt;&amp;quot;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le marabout cependant n'est pas du genre à se couvrir de promesses. Notre cher
politicien le couvrira de ses largesses. Largesses d'autant plus facilement
offertes qu'elles seront au frais de la République : il embauchera son neuveu à
la mairie, lui fera bénéficier d'une dotation de riz destinés au plus
nécessiteux, ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il n'y rien là de nouveau sous le soleil de la corruption et de la
superstition policiennes. Ce n'est d'ailleurs pas une exclusivté de nos
tropiques : L'increvable Giscard lui même vient d&lt;a href=&quot;http://www.xalimalaplume.com/details.php?ref=2275&amp;amp;categorie=une&quot;&gt;'avouer
le concours d'un marabout sénégalais&lt;/a&gt; à son election en 74, Mitterand voyait
&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lizabeth_Teissier&quot;&gt;l'autre diseuse
d'aventures&lt;/a&gt; et on peut trouver plus dans &lt;a href=&quot;http://www.afrikara.com/index.php?page=contenu&amp;amp;art=456&quot;&gt;le bouquin de
Sylvine Jumel&lt;/a&gt; (La sorcellerie au coeur de la republique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Non, la saison des marabouts n' a rien d'extraodinaire, on est après tout
haibitué aux polticiens faisant tout pour garder le maroquin sauf bien faire le
truc pour lequel ils sont élus (ce que naivement je crois être le meilleur
moyen, mais bon....).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais la politique sénégalaise a un autre rapport bien particulier avec les
marabouts*, un autre type de marabout en fait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style=&quot;font-style: italic; font-size: 85%;&quot;&gt;* &lt;strong&gt;Note&lt;/strong&gt; :
J'aimerais juste signaler ici, principalement aux non-Sénégalais, l'usage du
terme marabout dans ce texte pour deux sens très distincts : dans la première
partie du texte je parle du marabout consultés à la recherche d'interventions
occultes; celui ci ne dirge pas une communauté et exerce plutot une profession
libérale. Le marabout dont il est question dans la deuxième partie est lui un
chef religieux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Senghor déja avait été un des premiers à reconnaitre le pouvoir de ces
véritables chefs de communatés et s'etait appuyé sur eux pour mener sa campagne
electorale à la veille de l'indépendance du Sénégal. Dans un pays à très forte
majorité muslmane, l'alliance entre le catholique Senghor et ces chefs
religieux musulmans (contre leur co-réligionnaire Lamine Gueye) illustrait bien
une chose : &lt;strong&gt;&lt;em&gt;il ne s'agissait pas ici d'un rapport religieux mais
d'un rapport de pouvoirs&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, celui en construction du nouvel état
sénégalais face aux pouvoirs traditionnels déja bien établis de ces chefs
réligieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Senghor tout au long de son règne maintint cette alliance des Marabouts et de
l'état. Je me demande toujours si le rôle que Senghor leur a donné ainsi dans
la vie politioque du Sénégal était inévitable et s'il n'est pas responsable de
ce qu'il en advient aujourd'hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet les sucesseurs de Senghor ont progressivement degradé cette relation
en impliquant plus les chefs religieux dans la bataille politique. Ainsi sous
Abdou Diouf, le fait pour un chef réligieux de donner une instruction de vote à
sa communaté est devenu pratique courante toutes confréries confondues. Et
comme je le disais dans un &lt;a href=&quot;http://blog.doomurewmi.net/post/2006/03/26/Le-Saint-Le-Politicien-et-lAmenagement-du-Territoire&quot;&gt;
précédent post&lt;/a&gt;, les marabouts sont même devenus des facteurs importants
dans les décisions d'aménagement du territoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis en 2000, Wade inaugure une nouvelle ère : celle du Président qui se défait
de ses oripeaux étatiques pour assumer son allégeance personnelle au marabout,
hérissant les plus républicains d'entre nous par ses recurrentes prosternations
devant ce dernier sous l'oeil des caméras offcielles. Le geste est d'autant
plus critiqué qu'il est supçonné d'etre motivé par des calculs bien politciens,
ledit marabout étant à la tête d'une communauté qui est un immense vivier
electoral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette ère Wade aura ensuite vu des marabouts à la tête de partis politiques
(ex: Serigne Modou Kara et son PVD), la fin effective de l'interdiction de
radios religieuses sur la FM , l'utilisation des versets du coran par les
dauphins de Wade pour s'insulter à la une de journaux et enfin dernière
escalade en date : la nommination d'&lt;a href=&quot;http://www.xalimalaplume.com/details.php?ref=2278&amp;amp;categorie=une&quot;&gt;un
marabout-politicien au poste de Minitre d'Etat&lt;/a&gt; auprès du Président de la
République.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui au dela de la saison des marabouts, c'est l'ère des marabouts-politiciens
qui a sonné au Sénégal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela dit, ce serait un peu reducteur de mettre tout ceci sur le compte de WADE.
Le Marabout-Politcien était peut etre un phénomène inévitable et
prévisible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet les chefs religieux ont été toujours des chefs politiques de leur
communauté dans le sens littéral du terme : ils en ordonnaient la vie publique
et collective. Ils ont ainsi été souvent &lt;a href=&quot;http://www.soninkara.org/histoire-soninkara/colonisation/mamadou-lamine-drame.php&quot;&gt;
resistants&lt;/a&gt; à la colonisation. Puis, lorsque la vie publique, la gestion de
la communauté est passée sous la charge des colonisateurs , ils ont été leurs
interlocuteurs avant de devenir ceux du nouvel etat indépendant du
Sénégal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, dans la nouvelle configuration démocratique du pays, avec sa scène
politique marquée par le clientélisme et l'enrichissement rapide des
dirigeants, combien de temps pouvaient ils ignorer cette tentation sachant leur
propre capacité de mobilisation populaire ? Défaits d'autres valeurs qui
auraient pu les empecher de s'engager dans cette scène corrompue, de moins en
moins guides religieux et de plus en plus princes héritiers de pouvoirs
communautaires, leur investissement dans la vie politique semble
inévitable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci d'autant plus que, deception de l'alternance aidant, on vit une période de
défiance profonde du peuple à l'egard de la classe politique. Le resultat est
une grande confusion : l'impression de ne pas savoir à quel saint se vouer.
Quel saint ? Ben tiens .. se dit le prétendu saint homme, me voila!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un marabout pour apporter un peu de certitudes et peu ou prou de morale (à
voir!) ... On peut se demander où nous menera cette ère des marabouts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudrait tout un article pour revenir dessus. Mais quelques réponses
évidentes :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;A plus de communatarisme&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;A l'affaiblissement de l'Etat voire la destruction du modèle
républicain&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;A la radicalisation religieuse du pays&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
Que des bonnes nouvelles ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/12/01/La-saison-Lere-des-Marabouts#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Histoire sans morale</title>
    <link>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/11/24/Histoire-sans-morale</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:18cf3ec162e2cb24af0f45e4620b3d86</guid>
    <pubDate>Fri, 24 Nov 2006 03:25:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Doomu Rewmi</dc:creator>
        <category>Magazine du (théatre) Politique</category>
        <category>Ndoumbelane</category><category>Politique</category>    
    <description>&lt;p&gt;Il était une fois Ndoumbelane, pays des bêtes, des hommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(et parfois des hommes se comportant comme des bêtes, mais c'est une autre
histoire celle là .. quoique ... ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il était une fois Ndoumbelane pays imaginaire (qui n'est donc pas le Sénégal)
où se jouait un petit théatre (donc pas la politique sénégalaise).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il était une fois la morale, mais il faut dire pour mettre fin à tout suspens
que dans cette histoire, cette pauvre morale sera mise à mal, torturée,
bafouée, ignorée, assassinée... tant et si bien qu'elle s'exila rapidement vers
un pays nommé utopie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il était une fois à Ndoumbelane, un vieux monarque et un jeune fils
spirituel...&lt;span class=&quot;fullpost&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;span class=&quot;fullpost&quot;&gt;Le vieux monarque avait été vieux rebelle, d'une vielle
rebellion même, et s'etait retrouvé bien surpris lorsque le despote qu'il ne
cessait de frapper de ses foudres moralisantes en promettant des lendemains
meilleurs, &lt;a href=&quot;http://www.humanite.presse.fr/journal/2000-03-21/2000-03-21-222087&quot;&gt;abdiqua
soudain devant la volonté populaire&lt;/a&gt; (et contre la volonté de ses courtisans
vautrés dans la corruption, dit-on) et lui dit : tu as gagné, je te
félicite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ah l'allégresse populaire ce jour là! Elle n'avait rien à envier à celle de
l'Indépendance, 40 ans plus tôt. Un nouveau soleil brillait sur Ndoumbelane à
l'aube d'un &lt;a href=&quot;http://www.monde-diplomatique.fr/2000/04/M_BAYE/13615&quot;&gt;jour de tous les
espoirs&lt;/a&gt;, des lendemains qui chantent (et surtout qui travaillent disaient
en choeur monarque et ses jeunes sujets qui levaient déja la main pour recevoir
des emplois).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le vieux rebelle devenu monarque s'installa donc au trône avec courtisans
(jeunes, en gueniles, un peu dépassés par les évennement et d'une vulgarité
propre aux combattants) , femme (qui reniflait les recoins cafardeux du Palais)
et enfants. Ah les enfants... oui, surtout les enfants. Le monarque avait deux
fils, l'un spirituel l'autre naturel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style=&quot;font-style: italic; color: rgb(0, 51, 51);&quot;&gt;[Excusez la
digression, mais le conteur se sent obligé de préciser ici qu'au gré des
distributions de faveurs, le vieux monarque s'est retrouvé depuis père d'un si
grand nombre de fils spirituels que des esprits moqueurs voulurent mettre fin
aux &amp;quot;coming out&amp;quot; intempestifs de ceux ci en le déclarant simplement
&amp;quot;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: bold; font-style: italic; color: rgb(0, 51, 51);&quot;&gt;Père de la
Nation&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-style: italic; color: rgb(0, 51, 51);&quot;&gt;&amp;quot; sans
bien sur vouloir faire aucune allusion au penchant légrement despotique que ce
titre suggère.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style=&quot;font-style: italic; color: rgb(0, 51, 51);&quot;&gt;Cela dit, d'autant de
fils spirituels, on ne trouva jamais la Mère Pensée qu'on supposa morte en
couches. Encore une autre histoire...]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fils spirtuel devint vite grand vizir de Ndoumbelane, puissant bras gauche (
Tiens oui, pourquoi toujours bras droit. Et les gauchers alors ? ) de son père
spirituel, et gera pour lui sa cour (jeunes, en costumes et d'une vulgarite
propre aux ex-combattants).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La famille (spirtuelle, oui ...) nageait dans le bonheur, l'amour fillial, et
les milliards ...oups .. effaçons ca.... dans le bonheur donc en travaillant au
&lt;a href=&quot;http://www.monde-diplomatique.fr/2002/02/ROBERT/16169&quot;&gt;changement
promis.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis un jour le fils spirtuel fut &lt;a href=&quot;http://www.afrik.com/article7227.html&quot;&gt;expulsé du palais&lt;/a&gt;, sous le
quolibets et les jets de pierre d'autres fils non moins spirtuels qui avaient
longtemps attendu leur tour (attente parfois passée à caresser et louer leur
frère ennemi).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Stupeur à Ndoumbelane. On s'emut de la douleur du père trahi en même temps
qu'on compatissait aux malheurs du fils rejeté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais la querelle familiale se corsait de jour en jour et bientôt le fils,
desormais, ex vizir, se retrouva au fond d'un cachot de Ndoumbelane.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bon peuple de Ndoumbelane, s'emut de plus belle. Il compatit tant et si bien
avec l'ex vizir jeté au cachot qu'il vit en celui-ci un nouveau rebelle qui les
délivrerait de la &lt;a href=&quot;http://www.afrik.com/article6483.html&quot;&gt;gueule de
bois de lendemain d'euphorie&lt;/a&gt; qui avait succédé &lt;a href=&quot;http://www.humanite.presse.fr/journal/2006-05-17/2006-05-17-829950&quot;&gt;desormais&lt;/a&gt;
aux joies de l'avenement du monarque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot; Un homme si mal traité par les siens ne peut qu'etre bon&amp;quot; se dirent les
Ndoumbelanois qui avaient certainement vendu leur sens de la logique à l'époque
des &lt;a href=&quot;http://www.monde-diplomatique.fr/1998/10/AMADOU_SECK/11135&quot;&gt;Plans
d'Ajustements Structurels&lt;/a&gt;, pour se nourir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais, réunis sous leurs arbes à palabres, ils se demandaient chaque jour avec
curiosité ce qui avait bien pu opposer le père au fils. Spéculations et rumeurs
courrurent bon train. Etrangement, le fils embastillé comme le monarque
embastilleur ne voulurent rien dire : seul Lui et Moi savons, disaient ils (se
donnant de la majuscule comme pour fêter leur majesté).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les plus cyniques eurent tôt fait de conclure au pire :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Le trésor de la couronne!&amp;quot; disaient il; &amp;quot;Une histoire d'argent&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais comment croire cela ? Comment croire qu'il n'y eut rien d'autre ? Qu'ils
se battent et se déchirent pour un trésor qu'ils pouvaient partager sans
l'épuiser ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les ndoumbelanois, amateurs de mélodrames, s'accordaient une pause entre deux
épisodes de telenovelas pour echafauder d'autres hypothèses :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Il a voulu tuer le père, du moins en esprit. Heritier empressé!&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Le fils naturel! voila la raison! Le père veut lui donner l'heritage&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Une comédie jouée en connivence, un plan pour s'accapaer la scène et rester
ensemble au pouvoir&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://forum.seneweb.com/forum/viewtopic.php?t=13731&amp;amp;start=0&amp;amp;postdays=0&amp;amp;postorder=asc&amp;amp;highlight=&amp;amp;sid=a9d8cfca66454e9e63fd4c2b18469467&quot;&gt;
Ils spéculaient&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et puis les feux du conflits s'atténuèrent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intermédiaires discrets et discussions nocturnes ? Apaisement affectif ?
Toujours est-il que le fils sortit de sa géole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Père et fils, jurèrent en choeur, qu'il n'y avait eu aucune négociation. Le
fils &amp;quot;&lt;em&gt;faisait confiance en la justice de son pays&lt;/em&gt;&amp;quot; (Al capone aussi,
jadis, mais ne mélangeons pas les genres!) tandis que le père &lt;em&gt;laissait la
justice faire son travail&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faut-il que le rois maudits soient condamnées à étaler leur viscitude en public
? Les ndoumbelanois pourraient se poser la question car voici soudain, un
éclat, un échange sous leurs yeux stupefaits. Les deux parties s'interpellent
:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Il a négocié. Il a meme &lt;a href=&quot;http://www.xalima.com/spip.php?article1113&quot;&gt;supllié&lt;/a&gt;&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Quoi ? c'est même pas vrai. &lt;a href=&quot;http://www.xalima.com/spip.php?article1138&quot;&gt;C'est vous&lt;/a&gt; qui avait
demandé&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Mensonges, tu t'es engagé à payer&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;&lt;a href=&quot;http://www.walf.sn/politique/suite.php?rub=2&amp;amp;id_art=33385&quot;&gt;Oui
c'est vra&lt;/a&gt;i, mais je ne l'ai écrit nul part&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Traitre tu nous avais promis notre part du butin&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le petit couteaux étaient tirés et prets à se battre. Les chefs (de gangs ?) ,
ne se prononçaient pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais tout le monde désormais savait : &lt;a href=&quot;http://www.walf.sn/politique/suite.php?rub=2&amp;amp;id_art=33385&quot;&gt;le conflit
portait sur le trésor de la couronne.&lt;/a&gt; Qui &lt;a href=&quot;http://politique-senegal.over-blog.com/article-4440964.html&quot;&gt;se pose encore la
question&lt;/a&gt; ? D'ailleurs le fils avait bien avoué avoir puisé mais seulement
là où on lui avait ouvert le coffre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette histoire n'as pas encore de fin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle n'a surtout plus de morale depuis longtemps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est l'histoire de gens qui nous gouvernent et qui reclament leur part de
butin à celui qu'ils accusent de vol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est l'histoire de gens qui veulent nous gouverner et qui &lt;a href=&quot;http://www.walf.sn/politique/suite.php?rub=2&amp;amp;id_art=32833&quot;&gt;avouent avec
fierté avoir volé&lt;/a&gt; si intelligemment que c'est légal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Histoire de rois et princes qui ont oublié la morale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cherchez donc une morale à cette histoire ...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/11/24/Histoire-sans-morale#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Les Politiciens Pasteurs  et Transhumance Politique</title>
    <link>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/04/22/Les-Politiciens-Pasteurs-et-Transhumance-Politique</link>
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    <pubDate>Sat, 22 Apr 2006 20:06:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Doomu Rewmi</dc:creator>
        <category>Magazine du (théatre) Politique</category>
        <category>Politique</category><category>Sénégal</category>    
    <description>&lt;p&gt;Non, je ne parle pas de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_Luther_King&quot;&gt;Martin Luther KING&lt;/a&gt;,
pasteur et politcien, pasteur même dans la politique qui guidait son peuple sur
le &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/I_have_a_dream&quot;&gt;chemin difficile de la
dignité humaine.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Non, hélas. Je parle d'un sujet beaucoup plus prosaique : la transhumance
politique.&lt;/p&gt;    La transhumance indique normalement le déplacement saisonnier des troupeaux
d'un parturage à un autre. ( Je devrais fournir ici une définition issue d'un
dictionnaire mais je n'en trouve pas en ligne. Help!)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Utilisé dans le domaine de la politique, l'expression désigne, le transfert
massif de dirigeants et millitants politiques d'un parti à un autre. En fait un
joli mot pour désigner une réalité bien moche.&lt;br /&gt;
&lt;span class=&quot;fullpost&quot;&gt;&lt;br /&gt;
En effet, aussi bien au Sénégal que dans d'autres pays (Burkina, &lt;a href=&quot;http://www.mwinda.org/envoi/transhumance_envoi.html&quot;&gt;Cameroun&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.afribone.com/article.php3?id_article=214&quot;&gt;Mali&lt;/a&gt;...), on désigne
ainsi ces migrations massives des dirigeants politiques, où on voit tel grand
cacique politique rejeter profession de foi et oripeaux ideologiques pour aller
se jeter dans les bras souvent bien remplis d'un parti mieux loti.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai longtemps perçu le terme comme extremement ironique et péjoratif. Or il me
semble que le terme est désormais bien officiel. Et là je ne peut qu'etre épaté
par l'applomb des nos hommes politiques qui, en reconnaissant leurs actes dans
cette expression font preuve d'une si totale honnetété, d'une si grnade
franchise qu'on est plutôt proche du mépris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, parler de transhumance politique c'est parler de migration vers des
paturages plus verts, preuve flagarante que l'intérêt de ces gens n'est pas
dans la défenses des idéaux qui'ils prétendent porter, qu'ils sont mûs pas des
instincts bassement alimentaires. Les grands discours patriotiques, les
principes idéologiques, les convictions intimes et les engagements de plusieurs
decennies s'effacent d'un coup devant l'appel du ventre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusque là pourtant, ce n'est que le spectacle désolant d'hommes indignes, se
trainant dans la boue de leurs trahisions, qui degoute peut etre l'observateur
délicat et révolte le jeune idéaliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je peux ignorer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est eux dans eux comme on dit par ici, et je peux assener un &amp;quot;tous pourris&amp;quot;
méprisant et aller voir ailleurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Là où l'analogie devient insultante cependant c'est quand on pense que, parlant
de transhumance, le politcien se voit plutot berger. Voila donc les millitants
et les electeurs traités comme un vulgaire bétail qu'il amenerait paitre
ailleurs. Comme le &lt;a href=&quot;http://www.ethologie.info/monolecte/?2006/04/17/198-la-vache&quot;&gt;veau au
raisonnement limité&lt;/a&gt;, les ouailles du politicien peuvent naivement croire
que c'est pour leur bien tout cela, tandis qu'ils cheminent l'oeil bovin ou le
pas entoushiaste sur le chemin de ... l'abattoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voila ce que j'entends quand le discours officiel de nos hommes politiques
s'accomode d'un expression comme &amp;quot;transhumance politique&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette expression et la pratique qu'elle designe me semblent alors bien plus
intolérables. Oui nous somme le bétail que les polictiens élèvent et vendent
pour grossir leur bourse et ils nous le disent en tout franchise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Martin Luther KING, politcien pasteur est parti. Bienvenu à l'ère des
politiciens éléveurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Broutez donc Ô bétail politique, la foire de 2007 approche et on vous veut
doddus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/04/22/Les-Politiciens-Pasteurs-et-Transhumance-Politique#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Présidentielle 2007 : annulation du 2nd tour</title>
    <link>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/10/13/Presidentielle-2007-%3A-annulation-du-2nd-tour</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:30e79d8af904c297055c9556c0b4c6b9</guid>
    <pubDate>Mon, 27 Mar 2006 04:22:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Doomu Rewmi</dc:creator>
        <category>Magazine du (théatre) Politique</category>
            
    <description>La rumeur courrait folle, folle, à Dakar. Mais voila que &lt;a href=&quot;http://www.seneweb.com/news/article/1469.php&quot;&gt;ce n'est plus vraiement une
rumeur&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un projet d'ammendement de la constitution est donc dans l'air.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Objectif&lt;/strong&gt; : Annuler le deuxième tour à l'élection
présidentielle en 2007.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'espère que l'information est fausse.    Je dois dire une chose ou deux :&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Je préférais éviter de faire porter les billets de ce blog sur des thèmes
d'actualité trop politiciens où le débat posé est partisan.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Je préférerais également m'offrir le luxe d'une analyse avec un peu de
recul sur les événements.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
Mais là! On parle d'un aspect si fondamental de la démocratie sénégalaise,
d'une des acquis si essentiel dans la réalisation de l'alternance démocratique
en 2000, que j'ai beau me mordre le bras je n'arrive pas à etouffer un violent
cri de dépit :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Rrrrrrrrrrrrraaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhh!!!!!!!!!!!!&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;

&lt;br /&gt;
En attendant de pouvoir en parler de sang froid, j'ai plutot envie de lire et
de vous faire lire des articles sur les systèmes de votes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'abord &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/&quot;&gt;Wikipedia&lt;/a&gt;, propose plusieurs
&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Syst%C3%A8me_%C3%A9lectoral&quot;&gt;articles
sur les différents systèmes électoraux&lt;/a&gt; et même une &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:%C3%89lection&quot;&gt;section élargie sur
les éléctions&lt;/a&gt; en général. Vous pourrez y apprendre tout sur La &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9thode_Condorcet&quot;&gt;Méthode Condorcet&lt;/a&gt; et
le célèbre &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_de_Condorcet&quot;&gt;Paradoxe de Condorcet&lt;/a&gt;,
y découvrir une multitude de systèmes de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Vote_pond%C3%A9r%C3%A9&quot;&gt;vote pondéré&lt;/a&gt;,
...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Google renvoie également sur le &lt;a href=&quot;http://www.aceproject.org/main/francais/index.htm&quot;&gt;site du Projet ACE&lt;/a&gt;
(Administration et Coût des Eléctions) qui proposes des articles instructifs
sur les &lt;a href=&quot;http://www.aceproject.org/main/francais/es/es.htm&quot;&gt;systèmes
électoraux&lt;/a&gt; et un texte sur le &lt;a href=&quot;http://www.aceproject.org/main/francais/es/esd04.htm&quot;&gt;scrutin à deux
tours&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour revenir au cas du Sénégal, je pense qu'il faudra surveiller &lt;a href=&quot;http://www.elhadjmbodj.com/&quot;&gt;le site de El Hadj Mbodj&lt;/a&gt; qui ne manquera
certainement pas de s'exprimer dessus. J'ai cherché des liens sur l'&lt;a href=&quot;http://www.etat.sciencespobordeaux.fr/institutionnel/senegal.html&quot;&gt;histoire
politique du Sénégal&lt;/a&gt; pour mettre tout ceci en perspective. Pas beaucoup de
succès pour l'instant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En attendant j'ai envie de rétorquer immédiatement comme tout le monde :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mais !!!! Sans deuxième tour, il n'y aurait pas eu d'alternance en
2000!!!&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&amp;quot;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/10/13/Presidentielle-2007-%3A-annulation-du-2nd-tour#comment-form</comments>
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