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  <title>Les Nouvelles Chroniques de Ndoumbelane - Chroniques Intérieures</title>
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  <description>Mes Chroniques Sénégalaises. Mes loghorrées nombrilistes sur la vie, l'univers et tout le reste, surtout la vie publique et politique de mon petit pays qui deviendra grand, le Sénégal. Oh .. et puis faut le signaler quand même je n'ai rien à avoir avec le nouveau parti Rewmi et ses satellites. J'étais là bien avant, hein?</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Tue, 02 Sep 2008 15:28:44 +0000</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>Mots de lamentation</title>
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    <pubDate>Thu, 09 Aug 2007 01:39:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Doomu Rewmi</dc:creator>
        <category>Chroniques Intérieures</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Je devrais commencer par des mots de réconciliation, je le sais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oh, ce n'est pas qu'on s'était disputés. Non juste une petite bouderie.
L'attention portée ailleurs et voilà deux mois facile qu'on ne s'est pas trop
parlé le Web et moi. Je ne lui disais plus rien et l'écoutait bien peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que voulez vous, il m'avait dit peut de choses agréables ce printemps, le
Net. Voyons voir ...&lt;a href=&quot;http://blog.mondediplo.net/-Nouvelles-d-Orient-&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Pour commencer il m'a annoncé avec des graphiques enthousiastes que la
majorité des français avait opté pour les promesses de changement d'un vieux
cynique déguisé en jeune décomplexé et qui leur a promis qu'il créerait une
jungle où ils aurait tous l'occasion d'être Prédateurs. Ils y ont cru, les
pauvres hères (faut dire l'alternative n'offrait rien d'autre qu'une jungle
avec quelques guirlandes aux cimes : la même chose et avec quelqu'un de
moins crédible). Fin mai donc et le Net pullulait de belles cartes de France
avec des taches bleux plus larges que les taches roses. Pas de quoi donner
envie d'y revenir (je parle du net pas de la France). Le reste était &lt;a href=&quot;http://www.ratsdebiblio.net/marquezgabrielchroniquedune.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;chronique d'une mort annoncée&lt;/a&gt; (d'une certaine idée que je me faisais
de ma presque deuxième patrie). Autant lire Garcia Marquez. Offline.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Coté local, avais-je besoin du Net pour m'énerver plus sur la
situation ? Deux RV électoraux majeurs et le pays avait l'air de
s'enfoncer dans une certaine &lt;a href=&quot;http://www.sudonline.sn/spip.php?article4227&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;apathie
politique&lt;/a&gt; : apparemment surpris des résultats de la Présidentielle,
notre opposition envahie de vielles têtes qui ont déjà tellement vendu la
morale sur l'autel de l'alimentaire et du cynisme politique qu'ils avaient
convaincu mon pays que leur agitation n'était que jeu de scène et que les deals
se faisant derrière le rideaux on aimait mieux garder l'actuel metteur en scène
dont le talent pour le spectacle est indéniable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ailleurs ? Ah ailleurs madame c'est toujours aussi follement joyeux.
Voyons, prenons des &lt;a href=&quot;http://blog.mondediplo.net/-Nouvelles-d-Orient-&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Nouvelles d'orient&lt;/a&gt; ... Le blocus international avait finit de
punir les palestiniens d'avoir voté pour des mecs pas fréquentables et la bonne
vielle formule du &amp;quot;Diviser pour régner&amp;quot; triomphait sous hourras imbéciles des
victorieux miliciens et les compromissions de politiciens qui couchent avec
l'ennemi et tue le frère. Le tout sous la &amp;quot;médiation&amp;quot; loufoque du Grand frère
américain et le suivisme incompréhensible du cousin européen. De quoi nous
rendre tous follement épris de la Justice Internationale, de progrès et
d'amitié entre les peuples. On aime les chimères vous savez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ailleurs ? Vous voulez dire plus près, en Cote d'Ivoire, ou le jeune
loup des forces nouvelles et le vieux chat des forces pas si anciennes que cela
se sont finalement mis d'accord sur ce qui les réunissait tous : un
pouvoir à partager et crève le peuple!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou alors le Darfour, nouveau studio à produire les images dramatiques où des
stars sensibilisées prennent une photos avec les mourants avant de reprendre le
Jet pour aller faire des caprices sur la qualité de leur suite lors du prochain
tournage ? Comme dit l'autre : &lt;a href=&quot;http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2007/07/13/AR2007071301714.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Stop trying to save Africa&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui j'en était la, mes amis. le monde m'allait mal et le Net ne me parlait
que du monde. Une déprime printanière, vous imaginez ? J'ai coupé le son
et essayé de lire dans la vie locale une histoire plus excitante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai regardé les enfants commencer leurs premier jeux d'eau dans la chaleur
déjà estivale et je n'ai pu m'empêcher de noter qu'il n'y avait désormais
presque plus de plage accessible au public dans la presqu'île dakaroise et que
les enfants qui barbotent dans la piscine, classe sociale oblige, sont déjà
obèses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai regardé de superbes colosses s'affronter dans l'arène de lutte mais je
n'ai pu m'empêcher d'entendre derrière les clameurs de ce sport traditionnel
apparemment en pleine renaissance, le bruit sinistre de la grande lessive
d'argent (sale?) qui anime ce nouvel engouement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai applaudi joyeusement le bac littéraire (avec mention, je te jure) d'une
nièce, le bac S de l'autre mais cela ne m'a pas fait oublié le véritable état
de l'éducation chez moi qui est passé en moins d'une génération du statut de
voie royale de promotion sociale qui valait des sacrifices de tous les parents
au statut de voie de garage pour enfants en attente d'immigration. Les plus
chanceux prendront l'avion au frais de Papa et Maman pour aller faire un BTS à
deux balles. Les autres se bousculeront sur les &lt;a href=&quot;http://blog.doomurewmi.net/post/2006/08/12/Les-Pirogues-de-lInfamie-3-%3A-Une-histoire-individuelle-de-lemigration-clandestine&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;pirogues&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sombre tableau n'est ce pas. Mon habituelle déprime printanière. Imaginez
les posts joyeux que vous avez ratés. Non, vraiment je ne pouvais vous imposer
cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tiens on va jouer à un jeu. On va essayer de parler de tout cela dans les
prochains posts mais joyeusement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allez y, vous pouvez commencer dans les commentaires.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Stargazing</title>
    <link>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/10/13/Stargazing</link>
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    <pubDate>Fri, 13 Oct 2006 04:54:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Doomu Rewmi</dc:creator>
        <category>Chroniques Intérieures</category>
        <category>Etoiles</category><category>Humeur</category>    
    <description>&lt;p&gt;Si vous vivez en ville, surtout dans une des grandes métropoles du Nord,
cela fait probabeement longtemps que cela ne vous est pas arrivé : levez la
tête et regerdez le ciel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je viens de le faire en prenant de l'air dehors et, comme toujours j'ai
redécouvert le ciel. Et cela m'a donné à penser, un peu triste, à la
disparition de ce qui doit etre un pan entier de l'imaginaire et du rève qui
ont porté l'humanité à l'avant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui carrément. Attendez je vous raconte ...&lt;br /&gt;
&lt;span class=&quot;fullpost&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;span class=&quot;fullpost&quot;&gt;&lt;br /&gt;
Il faut que je revienne à mes re-découvertes récurrentes du ciel. Cela se
produit généralement quand je suis en visite dans mon village la bas dans le
Saloum.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce coin bien hors du monde citadin, qui ne jouit pas comme Dakar du
privilège (des coupures intempestives) de l'electricité, là bas, le jour et la
nuit, la pleine et la nouvelle lune, le ciel clair ou couvert, ces phénomènes,
rythment encore effectivement l'activité humaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hommes et femmes s'activent du lever au coucher du soleil puis s'agglutinent
autour d'un feu ou d'une bougie le soir pour des heures beaucoup plus calmes.
Les sentiers du vilage s'animent durant la pleine lune du rire clair des
enfants dont les ombres presque solides dans la lumière blafarde courent le
long des clotures et des cases en une sarabande nocture. A la nouvelle lune,
par contre, l'obscurité et les monstres qui l'habitent renvoient prematurément
tout le monde dans le refuge des cases et dans les lits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais certains jours de nouvelle lune, en saison sèche par exemple, quand le
ciel se dégage, le silence et le calme, sont l'occasion d'une activité plus
méditative : regarder le ciel. Stargazing comme le dit joliment
l'anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour un citadin comme moi, la surprise est totale : il est plein
d'etoiles!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne s'agit, comme en ville, de quelques points de lumières qui percent un
épais gris. Non. Ici, contre un fond de ciel d'une noirceur presque solide,
c'est une poussière d'argent qu'on découvre, s'étalant à l'infini , parsemée de
mutliples joyaux scintillants. Un appel à la comptemplation et à
l'emerveillement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me dis alors que si regarder ce spéctacle est exceptionnel maintenant, c'est
une conséquence de la civilisation. Nos ancêtres devaient pratiquer en
permanence cette activité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'ailleurs, ils en ont laissé traces partout. Ils ont suffisamment observé le
ciel pour s'en servir comme outil d'orientation. Il ont tant admiré le ciel
qu'ils y ont vu des étoiles se constituer en constellations formant des figures
et des mythes aux noms toujours evocateurs. Il ont si bien surveillé le ciel
qu'ils ont surpis certaines étoiles à se balader dans le firmament et ainsi
découvert les &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Plan%C3%A8te&quot;&gt;planètes&lt;/a&gt;
(le mot &amp;quot;planètes&amp;quot; vient du crec pour dire &amp;quot;[astre] errant&amp;quot;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sérieusement si c'était à refaire aujourd&amp;quot;hui dans les villes, vous croyez
qu'on découvrirait quelque chose dans le ciel nous ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mieux, je crois même que c'est de cette activité, cette scrutation fascinée du
ciel, et de l'emeveillement inévitable qu'il porte, que sont nées aussi bien
nos&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;fullpost&quot;&gt;plus belles inspirations mystiques qu'une
grande part de la science et des progrès qu'elle aporte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors imaginez ma tristesse, quand je rédécouvre le ciel, de penser que peu de
citadins,de moins en moins d'humains, le regardent ajourd'hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelle source extraordinaire d'inspiration et de rêves ignorons nous ainsi ?
Quel moteur constant de l'aventure humaine laissons nous s'étouffer ? Quel
dérives géniales, quelles percées fanstastiques ou simplement quel précieuse
sérénité perdont ainsi l'occasion de voir naitre ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sortez, mes amis, de chez vous, de vos maisons, de vos villes, allez là-bas ..
loin des lumières, puis levez la tête et regardez l'univers dans les yeux : Il
brille.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Things fall apart.</title>
    <link>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/09/17/things-fall-apart</link>
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    <pubDate>Sun, 17 Sep 2006 00:25:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Doomu Rewmi</dc:creator>
        <category>Chroniques Intérieures</category>
        <category>Banquise</category><category>Déprime</category><category>Humeur</category><category>Risques</category>    
    <description>&lt;p&gt;[&lt;em&gt;Attention, article écrit dans un état de dépression avancée. Ne pas
lire si vous avez envie de rire.&lt;/em&gt;]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand Chinua Achebe racontait dans sa grande fresque l’effondrement du monde,
il parlait de la fin d’un monde particulier, celui des protagonistes (le seul
pour eux) et l’effondrement était culturel, civilisationnel dirais-je si
j’osais le mot un peu barbare.&lt;br /&gt;
« Culture Shock » est le joli terme qu'utilisent les anglais pour ce cas et que
l’auteur Iain Banks illustre si bien dans ses œuvres lui qui dit que « ….less
advanced cultures tend to meet vastly more advanced ones like a sentence meets
a full stop. They end there … » ou quelque chose comme cela, je le paraphrase
librement j’avoue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je vais crier ici que le monde s’effondre et hélas, madame (oui, toi aussi
monsieur), je parle du monde entier et d’un effondrement parfois bien
physique.&lt;/p&gt;    Remarquez j’aurais pu parler de mon monde personnel qui s’effrite lui aussi un
peu ces jours ci mais cela te donnerait l’occasion, Ô cher lecteur, de verser
dans ton innommable vice caché qui te fait lire régulièrement ce blog et
d’autres, qu’on appelle voyeurisme et que les poissons rouges connaissent bien
eux qui doivent souvent essayer de gérer leurs vie de couple dans un bocal
transparent sous le regard attentif et intéressé des enfants. Je n’ai jamais
voulu être poisson, et rouge non plus d’ailleurs. Aussi je n'en dirais pas plus
sur moi dans la suite ci dessous....&lt;br /&gt;
&lt;span class=&quot;fullpost&quot;&gt;&lt;br /&gt;
Non je ne vous parlerai pas de mon petit monde personnel ni de celui du poisson
rouge (qui parfois s’effondre aussi dans un fracas de vers brisé, mais je
digresse) mais de ceux dans lequel il est plongé par échelles
successives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dakar d’abord, et c’est la porte de l’Afrique disait la Pub, Pays de la Teranga
et tout ça…Dakar où c’est l’Etat, voire la communauté publique, qui semble en
voie de faillite tellement il fait défaut dans des domaines primaires de sa
fonction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par quoi commencer ? Ah je vous ai déjà parlé de l’inondation que subit le
Dakarois cet hivernage à la moindre pluie avec les risques de reports
d’élections qui en découlent. Ce que je n’ai pas assez dit alors c’est peut
être le &lt;a href=&quot;http://www.lesoleil.sn/article.php3?id_article=2609&quot;&gt;risque
sanitaire&lt;/a&gt; réel faisant vivre cette fourmilière urbaine sous le menace
récurrente d’épidémies de &lt;a href=&quot;http://rfi.fr/actufr/articles/069/article_38827.asp&quot;&gt;choléra&lt;/a&gt;, de paludisme
ou pire. Mais patauger dans les torrents glauques que deviennent nos avenues ne
suffit pas, il nous faut en plus, vivre au milieu de nos ordures dont le
ramassage est à nouveau sporadique, voire, dans certains quartiers complètement
inexistant, faisant de la ville un gigantesque dépotoir nauséabond où les
relations de voisinage se jouent désormais aux tentatives élaborées de déposer
sans se faire attraper son sac de déchets sur le tas du voisin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis viennent les pénuries. Dakar ville des pénuries disais-je dans &lt;a href=&quot;http://blog.doomurewmi.net/post/2006/03/18/Welcome-to-the-new-ScarCity&quot;&gt;un des
mes premiers posts&lt;/a&gt;, rattachant les problèmes de fourniture d’électricité,
de gaz et de carburant à une conjoncture mondiale inquiétante posée par la fin
annoncée de l’ère du pétrole bon marché. Je ne peux pourtant pas croire que
notre pays soit si prompt à devancer le reste du monde en tout, qu’il vive déjà
de manière si aiguë la crise énergétique. Ces jours ci, c’est entre quatre et
huit heures de coupures quotidiennes qui laissent par exemple les équipes de ma
petite entreprise assoupi devant les écrans morts de leurs ordinateurs avant de
plier bagages et de déclarer forfait une journée entière de travail et
retourner chez eux extraire du frigo soudain dégelés les aliments qui risquent
d’y pourrir. Ces journées qui se perdent sont payées durement par toutes les
PME qui n’ont pas les moyens de s’offrir un groupe électrogène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les plus grandes (entreprises) n’auront cependant pas pu profiter de leur
privilège. Conséquence (imprévue ?!?) d’une &lt;a href=&quot;http://xalima.com/spip.php?article601&quot;&gt;décision contestée&lt;/a&gt; de l’état de
réquisitionner des réserves de gasoil pour fournir à la SENELEC le carburant
supposé lui manquer, les pénuries de carburant aux stations d’essences niées
avec véhémence par les autorités sont pourtant &lt;a href=&quot;http://xalima.com/spip.php?article672&quot;&gt;réelles&lt;/a&gt;. Pas de carburant pour les
voitures, et donc non plus pour les groupes électrogènes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au même moment sur un autre terrain, nos hommes politiques jouent eux avec le
feu, soulevant avec un sens extraordinairement déficient de l’à propos, des
questions de &lt;a href=&quot;http://fr.allafrica.com/stories/200608250132.html&quot;&gt;nationalité à propos d’un
opposant en prison&lt;/a&gt;. Comment ne pas penser avec effroi à ce qui est arrivé à
nos voisins ivoiriens quand on entend cela ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faut il que je récapitule le sombre tableau ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos maisons sont revenues à la bougie (&lt;a href=&quot;http://www.africatime.com/senegal/nouvelle.asp?no_nouvelle=249353&amp;amp;no_categorie=PRESSE&quot;&gt;comme
le suggère notre provocateur Président&lt;/a&gt;). Nos entreprises elles se meurent
de ne pouvoir le faire (parce que l'ordianteur fonctionnant à la bougie ce
n'est pas encore tout à fait au point). Les files d’attentes s’allongent aux
stations, achevant de bloquer une ville déjà ralentie pas les embouteillages
monstres. Les eaux qui stagnent et les ordures qui attendent menacent la santé
de tous. Les pirogues de l’infamie emportent par centaines des jeunes tenter la
mort pour fuir le pays. Chargé de gérer tout cela, nos politiques se traitent
de noms d'oiseaux et jouent avec le feu. L’accumulation me laisse soudain dans
une profonde inquiétude et un découragement difficile à surmonter, l’impression
que le navire Sénégal fait naufrage (les pauvres bêtes fuient déjà).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Mon&lt;/em&gt; monde s’effondre donc, me disais je, espèrant par le possessif
bien placé limiter les dégâts à mon pays natal ou à mon entourage
immédiat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais que vois-je en passant à la rubrique internationale ? Que &lt;a href=&quot;http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=3555&quot;&gt;Bush attaquera
certainement&lt;/a&gt; l’Iran avant la fin de son mandat, que la guerre des
civilisations, cette prophétie auto-réalisatrice d’une vision du monde chère à
certains a trouvé de &lt;a href=&quot;http://tf1.lci.fr/infos/monde/0,,3330917,00-propos-pape-sur-islam-derangent-.html&quot;&gt;
quoi l’alimenter&lt;/a&gt; avec les propos du Pape Benoit XVI et les réactions de
tous poil, que l’avenir de la France se joue à Sego ou Sarko, qui discutent de
carte scolaire, qu’au Darfour &lt;a href=&quot;http://www.rfi.fr/actufr/articles/062/article_33670.asp&quot;&gt;on hésite&lt;/a&gt; entre «
génocide » et simple crime contre l’humanité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais la meilleure arrive d’ailleurs, du pôle nord en fait. C’est à croire que
fatiguée de nos horreur Dame Nature se décide à corriger l’erreur ou à nous
laisser simplement vivre (ou plutot mourrir de) la conséquence terrible de nos
actes : la &lt;a href=&quot;http://questionscritiques.free.fr/planete_en_danger/disparition_de_la_banquise_alerte_planetaire_150906.htm&quot;&gt;
banquise s’effondre&lt;/a&gt;, et ce trente fois plus vite qu’on ne le croyait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Le&lt;/em&gt; monde s'effondre donc. Nous avons peut être déjà réussi sans le
savoir à dépasser le &lt;a href=&quot;http://www.saphirnews.com/Rechauffement-climatique,-le-compte-a-rebours-_a1130.html&quot;&gt;
point de non retour&lt;/a&gt; dans qui mettrait fin à tout ceci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’une manière ou d’une autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout va bien, dormez tranquilles braves gens. Ce n’est que moi qui
déprime.&lt;/span&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>L'oiseau ramatou, l'ouvrier du bâtiment et l'économie</title>
    <link>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/08/30/Loiseau-ramatou-louvrier-du-batiment-et-leconomie</link>
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    <pubDate>Tue, 29 Aug 2006 14:11:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Doomu Rewmi</dc:creator>
        <category>Chroniques Intérieures</category>
        <category>Humeur</category><category>Société</category><category>Sénégal</category>    
    <description>&lt;p&gt;C'est une scène très courante à Dakar et qui me laisse toujours
méditatif.&lt;/p&gt;    C'est au détour d'une grouillante rue de la ville. L'homme, jeune et vigoureux,
les mains calleuses trahissant certainement un travail de forçat dans un métier
du bâtiment, marche la tête baissée, penché sur les mille soucis qui font son
quotidien, se frayant un chemin distrait entre les étals qui encombrent le
trottoir et arrêtent le chaland pour quelques minutes d'une routine du
marchandage si chère aux Sénégalais avec ses régles aussi subtils
qu'incontournables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourtant le voila qui s'arrête tout d'un coup, sorti de son isolement par un
bruit qu'il essaie de localiser en balayant son entourage du regard.
&lt;span class=&quot;fullpost&quot;&gt;Ce sont les pépiements de dizaines d'oiseaux-ramatou,
ces moineaux de nos contrées, à la livrée brune souvent, parfois agrémentée de
vives couleurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il hèle l'oiselier qui les porte dans la petite cage puis se met à fouiller
dans ses poches. Ses grandes mains rustres saisissent un porte-monnaie au cuir
élimé et ses doigts aux ongles noircis réussissent à en extirper une pièce
récalcitrante&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;fullpost&quot;&gt;apparemment reticente&lt;/span&gt;
&lt;span class=&quot;fullpost&quot;&gt;à quitter sa solitude. Il la tend à l'oiselier puis,
tenant ses deux grosses mains en coque, reçoit avec précaution un des petits
volatiles. Il porte ses mains à son visage et murmure quelque voeu intime à
l'oiseau avant de le décocher telle une flèche messagère au ciel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'imagine toujours que l'oiseau, qui pleurait dans son pépiement incessant la
liberté perdue un crépuscule dans les filets, s'élance d'un coup d'aile
assoiffé et s'élève au dessus de son bienfaiteur, de son ex-geôlier, de la rue
bruyante, de la ville grouillante, ... oui j'imagine toujours qu'il monte aussi
haut que possible, porteur de la prière secrète qu'il a susurée à son oreille,
qu'il couve en lui un moment avant de la libérer dans le ciel dans un cri
perçant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La légende populaire veut en tout cas que le voeu ainsi formulé attire de la
providence la même attention gentille sur son insignifiant auteur que celle
qu'il a offert à la pauvre bête.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je devrais m'en émouvoir et peut être héler aussi l'oiselier. Ou alors sourire
devant cette scène typique d'une culture urbaine hybride des légendes passées
et des villes nouvelles. Ce que j'aurais fait il y a quelques années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais aujourd'hui, est ce l'âge ou le cynisme?, je me pose d'autres
questions...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu'est ce qui a donc amené cet moineau là, en cage dans cette jungle urbaine,
où elle rencontre son bienfaiteur ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
N'est ce pas la croyance même de ce dernier dans cette légende populaire qui à
fait qu'un soir, un chasseur a tendu son filet sur l'arbre ou des milliers de
ses congenères nichaient ? N'était ce pas seulement pour lui vendre à lui,
supposé bienfaiteur, sa liberté qu'on la lui volât au crépuscule ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui, bien sûr. L'oiseau était en cage parce que lui souhaitait pouvoir le
libérer. Et si ce moineau avait lu un tant soit peu sur les bases de l'économie
il aurait peut etre trouvé dans son sort un sujet intéressant pour alimenter
ses reflexions pendant qu'il était en cage. Il est la victime d'un cycle
économique alimenté par une croyance que le lyrique qui sommeille en moi était
pret à peindre avec poésie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu'achète exactement ce passant ? Que vend l'oiselier ? Que produit le chasseur
d'oiseau au filet véloce ? Je devrais peut être demander aux messieurs de
l'&lt;a href=&quot;http://econo.free.fr/&quot;&gt;Econoclaste&lt;/a&gt;, ces maîtres de l'economie
pour les nuls, comme moi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style=&quot;font-size: 85%;&quot;&gt;&lt;em&gt;En attendant, cela me rapelle un blague,
entendue en entreprise évidemment :&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- &amp;quot;Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir
tué&amp;quot;.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- &amp;quot;Oui mais si on n'a pas encoure trouvé d'acheteur pour la peau, pourquoi
tuer l'ours ?&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/08/30/Loiseau-ramatou-louvrier-du-batiment-et-leconomie#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Si Bush écoutait Sting en lisant Camus...</title>
    <link>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/08/25/Si-Bush-ecoutait-Sting-en-lisant-Camus</link>
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    <pubDate>Mon, 21 Aug 2006 01:45:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Doomu Rewmi</dc:creator>
        <category>Chroniques Intérieures</category>
            
    <description>&lt;p&gt;1985.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La guerre froide tire à sa fin mais on ne le sait pas encore. On est même
entrain de se dire un peu que si l'année passée n'a pas été aussi Orwellienne
qu'on le craignait, on n'est pas non plus dans le meilleurs des mondes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est encore la guerre froide, quoi. D'ailleurs Reagan &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Guerre_des_%C3%A9toiles_%28politique%29&quot;&gt;se
prépare à la Guerre des Etoiles&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1985 donc, et c'est l'année ou Sting trouve une réponse toute bête à l'hysterie
collective :&lt;/p&gt;    &lt;br /&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;In Europe and America,&lt;br /&gt;
there's a growing feeling of hysteria&lt;br /&gt;
Conditioned to respond to all the threats&lt;br /&gt;
In the rhetorical speeches of the Soviets&lt;br /&gt;
Mr. Krushchev said we will bury you&lt;br /&gt;
I don't subscribe to this point of view&lt;br /&gt;
It would be such an ignorant thing to do&lt;br /&gt;
If the Russians love their children too&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Russians&lt;br /&gt;
in The Dream of the Blue Turtles&lt;br /&gt;
By Sting&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Oui, je veux bien moi, dit il à son interlocuteur hystérique, mais t'as déja
envisagé la possibilité que les mamans russes aiment aussi leurs enfants ?
&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'imagine facilement son interlocuteur d'alors faire un pause dans sa diatribe
hallucinée, le regarder avec la plus grande incompréhension avant de retrouver
la voix pour le traiter de traitre ou, pire, d'allié objectif du
communisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je viens de réecouter pour la millionième de fois cette superbe chanson et
voulais juste vous dire combien je trouve génial de sa part de l'avoir écrite à
l'époque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais évidemment, je ne pouvais en rester là. Il fallait que je fasse des
rapprochements...&lt;br /&gt;
&lt;span class=&quot;fullpost&quot;&gt;&lt;br /&gt;
La guerre froide s'est voulue guerre idéologique (parce que les dirigeants
d'alors la voulait ainsi mais c'etait surtout un affrontement économique
politique et millitaire entre deux superpuissances. Les non alignés et les
participants de &lt;a href=&quot;http://www.monde-diplomatique.fr/2005/04/LACOUTURE/12062&quot;&gt;Bandung&lt;/a&gt; le
savait bien eux qui voulait sortir de ce duel). On l'a présentée comme telle et
representée comme telle notamment dans un cinéma américain qui a fourmillé
alors de films fantastiques racontant l'invasion de la terre par des monstres
venus d'ailleurs. Les monsres verts aux yeux pédonculés c'etait les russes bien
sur. Pas des hommes. Eux. Pas comme nous. Des monstres qui n'aiment pas leurs
enfants peut etre ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, George Bush nous annonce une autre guerre idéologique, une guerre
des civilisations où chacun doit encore choisir son camp et se le tenir pour
dit : les autres ce sont des monstres. Ce qu'il veulent ? Tuer &lt;a href=&quot;http://hrw.org/doc/?t=usa&amp;amp;c=usdom&quot;&gt;les libertés&lt;/a&gt; que tous le monde
envie bien sur à la grande nation américiane. Pour cela il sont prêts à toutes
les horreurs. Se faire Kamikazes. Ils sont prêts meme à sacrifier leur enfants
?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ah... Mais si j'en crois Sting, non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me prends à rever qu'en plus de &lt;a href=&quot;http://fr.news.yahoo.com/12082006/202/bush-lit-l-etranger-de-camus-dans-son-ranch.html&quot;&gt;
lire Albert Camus&lt;/a&gt; ces jours ci, Georges ecoute Sting.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il pourrait, à entendre Sting crier &amp;quot;Russians love their children too&amp;quot; se
prendre à imaginer que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Iranians love their children too&lt;br /&gt;
North corean love their children too&lt;br /&gt;
Palestinian love their children too&lt;br /&gt;
Muslims love their children too&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ah George, ecoute Sting te dire ...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;fullpost&quot;&gt;&lt;br /&gt;
Mr. &lt;s&gt;Reagan&lt;/s&gt; Bush says we will protect you&lt;br /&gt;
I don't subscribe to this point of view&lt;br /&gt;
Believe me when I say to you&lt;br /&gt;
I hope the &lt;s&gt;Russians&lt;/s&gt; Muslims love their children too&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/08/25/Si-Bush-ecoutait-Sting-en-lisant-Camus#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Orage sur Dakar, Ô desespoir pour les dakarois</title>
    <link>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/08/21/Orage-sur-Dakar-O-desespoir-pour-les-dakarois</link>
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    <pubDate>Tue, 15 Aug 2006 08:51:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Doomu Rewmi</dc:creator>
        <category>Chroniques Intérieures</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Orage sur Dakar.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;« A la fin la pluie vint. Elle fut soudaine et formidable ».&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je cite de mémoire, le texte français du superbe roman de Chinua Achebe « Le
Monde s’effondre » (Things fall apart »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce matin la pluie est venue sur Dakar, soudaine et formidable.&lt;/p&gt;    &lt;span class=&quot;fullpost&quot;&gt;&lt;br /&gt;
Le ciel était nuageux comme toujours en cette période estivale mais n’avait pas
l’air particulièrement menaçant. Dakar n’avait pas encore connu de véritable
pluie cet hivernage et considérant les &lt;a href=&quot;http://www.ausenegal.com/galerie/galerie.php?lang=FR&amp;amp;type_art=8&amp;amp;id_art=103&quot;&gt;
risques d’inondations&lt;/a&gt; et de &lt;a href=&quot;http://www.rfi.fr/actufr/articles/068/article_38233.asp&quot;&gt;report des
élections&lt;/a&gt; que le moindre orage nous fait courir, personne ne se plaignait
vraiment de ce retard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce matin « la pluie vint […] soudaine et formidable».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La lumière du jour a baissé rapidement comme si un crépuscule précipité tombait
sur Dakar. Puis il y a eu cette odeur délicieuse de terre mouillée. L’enfant
que je suis resté est allé à la fenêtre humer ce parfum et guetter les
éclairs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce matin, la pluie se voulait « soudaine et formidable »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui, elle n’avait pas de temps à perdre en préliminaires spectaculaires. Elle
s’est abattue, rideau dense et presque opaque sur le paysage, puis, comme un
amant égoïste, elle s’est déversée rapidement et abondamment avant de
s’assoupir en essayant quelques grondements sans conviction à la fin comme pour
se rattraper.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourtant, pour Dakar, mal préparée, cette pluie restera «formidable ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui, cette pluie aura de formidables conséquences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On verra de grandes avenues dakaroises devenir tout à coup de grandes rivières,
charriant les eaux noirâtres que les égouts n’auront su absorber. Les voitures
s'aventureront avec prudence aux abords de ces nouveaux fleuves, y tremperont
des roues hésitantes comme un baigneur frileux au bord de la mer, cherchant à
deviner la profondeur du gué et essayant d'ignorer que quelques mètres devant
elles, d'autres ont déjà échoué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La circulation automobile devenue tout à coup chaotique, les dakarois,
chauffards en temps normal, entreront dans une compétition encore plus sauvage,
montant sur les trottoirs, éclaboussant les passants avec une joie féroce,
s'essayant à de nouveaux itinéraires, ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des piétons courageux ou contraint tenteront de traverser à gué ces torrents
d’un jour, pantalon ou pagne retroussé jusqu’au genou, ... Les jeunes du vieux
quartier de la Médina, essaieront de gagner quelques pièces à pousser un vielle
Renault hors de l’eau, ….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui ce sera à nouveau le visage hivernal de Dakar, répété chaque année, décrié
chaque fois par des dakarois qui se demanderont encore pourquoi c’est ainsi
chaque année, pourquoi les autorités …, pourquoi…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne vais même pas m'épancher ici sur une réponse élaborée à ce pourquoi : la
première autorité administrative de l'histoire s'est probablement constituée
pour régler un problème d'hygiène et de voirie. Que la notre n'y arrive pas
encore ou plus du tout est une éternelle source de rage et et de
désespoir...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/08/21/Orage-sur-Dakar-O-desespoir-pour-les-dakarois#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>On ne craint  plus les bombes H.</title>
    <link>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/08/21/On-ne-craint-plus-les-bombes-H</link>
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    <pubDate>Wed, 12 Apr 2006 02:35:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Doomu Rewmi</dc:creator>
        <category>Chroniques Intérieures</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Catastrophe_de_Tchernobyl&quot;&gt;La
catastrophe nucléaire de Tchernobyl&lt;/a&gt;, c'était il y a vingt ans. Oui madame,
le jour où on s'est fait une grosse peur et même mal, très mal, pour quelques
centaines de milliers de personnes.&lt;br /&gt;
C'est l'anniversaire que j'ai découvert ce matin, en écoutant la radio sous la
douche (ah mon vice caché est découvert) et qui m'a fait un peu reflechir.&lt;/p&gt;    &lt;br /&gt;
&lt;span style=&quot;font-style: italic; font-size: 85%;&quot;&gt;Attention ce qui suit à été
pensé sous la douche dans un état de relaxation un peu trop
avancé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'écoutais un historien sur &lt;a href=&quot;http://www.rfi.fr&quot;&gt;rfi&lt;/a&gt; (l'émission
&lt;a href=&quot;http://www.rfi.fr/radiofr/editions/072/edition_10_20060412.asp&quot;&gt;&amp;quot;Le
Monde Change&amp;quot;&lt;/a&gt;), relater les évenements comme il furent vécu ce jour là et
j'ai réalisé que nous n'avions plus peur des catastrophes nucléaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je sais, il faut que je m'explique....&lt;br /&gt;
&lt;span class=&quot;fullpost&quot;&gt;&lt;br /&gt;
Revenons un peu en arrière, de vingt ans (non, madame, non monsieur, cet
exercice ne vous fera pas retrouver votre silhouette de 1986). C'était déjà le
début de la fin de la guerre froide. Mais nous, pauvres mortels, ne savions
pas. Le monde vivait, après des décennies de courses aux armements, sous la
peur permanente de l'embrasement général, de la der des der, celle qui allait
nous laisser au mieux à l'age de la pierre taillé et au pire à l'age de la
pière fondue (sous le feu nucléaire s'entend). Nous savions la fin du monde
proche, une fin brutale, une fin absurde d'un monde rendu fou par le génie
scientifque de l'homme. Une fin causée par la réalisation du rêve extrème de
nos dirgeants névrosés et psychotiques: la destruction totale des hommes et du
monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les films de série B de l'époque nous la montrent cette fin, avec ces villes
inhumaines, bétonnées et mécanisées, ces zombies qui les habitent, ces
dirgeants qui jouent avec le feu et puis un jour, le son de cette sirène
d'alarme grinçante et monocorde qui retentit, la lumière rouge qui clignote,
les zombies qui paniquent... Ce scénario nous le savions tout proche et les
prophètes de l'époque nous exortaient à rever d'un monde paix. Lennon chantait
dans nos radios :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Imagine all the people&lt;br /&gt;
living life in peace...&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui il fallait l'imaginer, la paix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais aujourd'hui, qui a peur de cette guerre totale et de la destruction
brutale de notre planète? On a un idiot guerrier comme quasi-maitre du monde
mais personne ne craint vraiement qu'il appuie sur le fameux bouton rouge
(celui où dans les films c'est marqué &amp;quot;Ne pas appuyer&amp;quot;). La crise irakienne a
rendu hélas peu crédible toute accusation qu'on peut faire à un dictateur féru
de nucléaire. La crise irannienne ne vend même plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etrangement, nos angoisses d'aujourd'hui ont quitté le champ physique pour le
champ social. Le cauchemar qui hante desromais nos nuits, la fin du monde que
nous savons proche et inévitable, c'est une catastrophe sociale, la réalisation
du rêve ultime des dominants : l'exploitation totale des hommes et du
monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oh... bien sûr nous craignons que ces dirigeants d'aujourd'hui ne détruisent la
planète dans leur frénétique exploitation. Mais cette fois ci la fin qui menace
est progressive et non soudaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En fait c'est peut etre là la grosse différence entre nos peurs d'hier et
d'aujourd'hui. La fin absurde qui tombait sans crier gare est remplacée par une
agonie lente d'une société d'exploitation et la mort progressive de la
planète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les activistes d'alors étaient des pacifistes qui voulaient arrêter le compte à
rebours infernal par une révolution. Nos activistes sont forcement différents.
Ils veulent casser la machine pour reconstruire un &lt;a href=&quot;http://www.alternatives.ca/article1677.html&quot;&gt;Autre Monde.&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Nos peurs ont changé oui. Nos rèves aussi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/08/21/On-ne-craint-plus-les-bombes-H#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le chauffard dakarois et la découverte de la conscience civique</title>
    <link>http://blog.doomurewmi.net/post/2006/04/02/Le-chauffard-dakarois-et-la-decouverte-de-la-conscience-civique</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:e8c1e8b80d513e04655a3645e70a2daa</guid>
    <pubDate>Sun, 02 Apr 2006 22:25:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Doomu Rewmi</dc:creator>
        <category>Chroniques Intérieures</category>
        <category>Société</category><category>Sénégal</category>    
    <description>&lt;p&gt;On a de ces moments, dans un quotidien autrement banal, qui nous arrêtent
net et nous posent une grande question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui, même au volant dans une rue du centre de Dakar.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai eu l'autre jour un échange intéressant avec un chauffeur de &lt;a href=&quot;http://www.ephelie.info/gfx/ddd_bus.jpg&quot;&gt;bus Dakar Dem Dik.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    Les dakarois vous le diront facilement, ces chauffeurs là, ce ne sont plus les
conducteurs de la défunte Sotrac, réputés pour leur grande maîtrise de la
conduite, leur respect inébranlable du code de la route, qui faisait que leurs
bus bénéficiaient de la part des autres conducteurs d'un certain respect et
d'une courtoisie plus grande. Il suffit des les voir aujourd'hui rouler à
tombeau ouvert des qu'il peuvent, prendre la deuxième ou même la troisième file
comme n'importe quel chauffard dakarois et user de la masse imposante de leur
hideux car comme d'un argument de droit pour se convaincre que ce sont bien des
chauffeurs de cars rapides qui ont migré vers le salariat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'arrive donc à un carrefour lorsque j'entends débouler le monstre bleu à ma
gauche. J'abandonne ma priorité et m'arrête. Le chauffeur me surveillant du
coin de l'oeil, continue à regarder droit devant et a un petit rire triomphant
de celui qui a intimidé le petit particulier et gagné son duel au bluff.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qu'il ne sait pas évidemment c'est qu'en ex-chauffard parisien rompu au
bluff dans une ville ou tout va bien plus vite, j'ai bien détecté son léger, oh
très léger!, ralentissement et compris que malgré son arrivée rugissante, il
était prêt à s'arrêter si je ne cédais pas. Ce qu'il ne sait pas c'est que mon
abandon n'est pas un signe de lâcheté mais une mesure de mon manque de
confiance envers la qualité de sa conduite et l'état de sa carcasse. En effet
j'étais peu convaincu de ses capacités réelles à choisir le bon moment pour
freiner et, surtout de l'état des freins de son vieux &amp;quot;tata&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il va donc de son coté triomphant et je continuais du mien condescendant. Tout
va bien donc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sauf que...&lt;span class=&quot;fullpost&quot;&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui, je ne pouvais jouir totalement de mon triomphe intellectuel sur ce pauvre
gars. En effet le voila parti, convaincu que sa force fait loi, prêt à répéter
son jeu à la prochaine rencontre. Si j'ai sauvé ma voiture et,peut être, ma
petite personne, j'ai laissé un danger circuler. Aurais-je du m'imposer à mes
risques et périls et lui apprendre une leçon utile à la société ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pareil, quand on voit un goujat contourner tranquillement la file des voitures
et venir vous forcer la main pour se réinsérer dans le flot tout devant, c'est
bien parce qu'il sait qu'on préférera épargner sa voiture plutôt que de
résister à sa rentrée.Or si tout le monde résistait à sa rentrée, il ne ferait
plus cela. En le laissant passer on rend un mauvais service à tout le
monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci parait anodin mais c'est peut être une question cruciale qui se cache ici.
Celle plus large de l'impact que peut avoir nos petit choix individuels répétés
chez tous le monde. Le choix du passant prudent qui n'intervient pas pour
arrêter l'agression, le choix de la personne négligente qui jette un morceau de
papier dans la rue, le choix de l'employé qui accepte le petit bakchich ou qui
rend service ne fermant les yeux sur le règlement, le choix de posséder une
voiture polluante de plus... Que sais je ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun de ces choix fait peut être sens à l'échelle individuelle mais devient
catastrophique quand tout le monde l'adopte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il me semble que je ne fait que découvrir ici ce que tout le monde sait déjà :
qu'il faut être conscient de l'impact global de son comportement, qu'il faut
avoir le sens de l'intérêt général comme dirait mon amie J.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ah... mais jusqu'à quel point ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout ceci parce que j'ai laissé passer un bus.&lt;/span&gt;</description>
    
    
    
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