Les Nouvelles Chroniques de Ndoumbelane

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Chroniques d'une société dérèglée

Mes regards sur la société sénégalais et ses convulsions.

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vendredi 6 avril 2007

Ville Cruelle - Où la communauté se noie dans la multitude

La scène se déroule dans un "car rapide", un des ces monstres roulants qui encombrent les rues de Dakar au grand regret des autres conducteurs mais qui font office de transport en commun le plus populaire de la ville. Ces cars, qu'emprunte la grande masse laborieuse qui se deverse chaque jour de la grande banlieue dakaroise vers le centre, sont un laboratoire de notre société.

Mon cousin qui a emprunté le car ce matin là tente en vain de sauver le repassage impeccable et la blancheur de son ample et superbe Kaftan aux broderies élaborées mais la tâche est ardue. Sur sa gauche, il a une vendeuse de poissons qui transporte toute sa marchandise dans une large bassine qui encombre l'étroit couloir du car et dont les éffluves "marines" sont bien moins dangereuses que les arêtes tranchantes et queues de poissons qui en débordent joyeusement tentant d'ecorcher les pan du Kaftan. Sur sa droite, un jeune homme est plongé dans la lecture d'un journal qu'il étale sans gène sur ses voisins les obligeant à des contorsions qui achèvent de froisser mon fringant cousin.

Ce lecteur indélicat est en fait un voleur en pleine action.

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mardi 20 mars 2007

Talibés : Notre humanité en jeu?

Il est vingt deux heures et les rues de Dakar se sont vidées enfin de leur trop plein de véhicules et de monde.

Cela laisse un air d'après fête, avec les détritus et pour le dire brutalement l'incroyable saleté qui tapisse les rues. Pour l'instant le calme et la fraîcheur du soir font comme un écho à la fureur de la journée.

Je marche dans ces décombres de la journée, mon petit trajet nocturne occasion de méditations souvent aériennes et dont, pauvres lecteurs, vous subissez parfois les chutes maladroites.

Ce soir là, ma chute, un rappel à une douloureuse réalité, est venue sous une forme innocente, fragile et pathétique : une main d'enfant m'a accroché...

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lundi 13 novembre 2006

"...en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyranie"

La scène inspire des images de guérilla urbaine, de révolutions sanglantes, de terreur.

On aperçoit d'abord au loin une épaisse fumée noire qui s'élève au dessus des maisons et des arbres qui bordent les rues. Tout autour de vous les gens inquiets lèvent la tête vers ce signe sinistre, s'interpellent, s'interrogent.

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mercredi 6 septembre 2006

Dakar, la grande mendicité africaine

Ce doit effectivement être une des images les plus marquantes pour le visiteur à Dakar. Lorsque sa voiture à parcouru l’avenue Roume, longeant le Palais de la République, palace colonial aux épais murs blancs dont les grilles dévoilent un jardin tropical toujours superbe, passant sous les grands arbres qui bordent l'avenue et dont les cimes se joignent au dessus de la chaussée pour lui donner un voûte verte et ombragée, débouchant ensuite sur la Place de l’Indépendance et son étonnant mélange de Building moderne et de vielles battisses coloniales, quand enfin ayant fait le tour elle s’arrête au feu devant la BICIS, le visiteur qui savourait la beauté du Plateau découvre soudain son autre visage : la nuée miséreuse des mendiants voletant autour de sa voiture.

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vendredi 25 août 2006

Ce qui va mal à Dakar selon le Sud Quotidien

Sommes nous urbains?

C'est la question que titre l'éditorial du Sud Quotidien d'hier (hélas, ils ne laissent pas sur leur site de lien vers les articles des jours passés).

"Sommes nous urbains" s'interrogait donc l'editorialiste en se désolant des habitudes de l'animal dakarois.

Tout y passe.

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dimanche 20 août 2006

Il n'y pas de chomage au Sénégal

Je vous assure... Il n'y a pas de chômage au Sénégal.

Ah... je te vois d'ici, Internaute sceptique, qui lève un sourcil ironique devant cette hallucinante déclaration, te demander si je vais partir dans une pirouette rhétorique qui prouvera une fois pour toute que j'ai le mensonge assez effronté pour mériter un siège à l'Assemblée.

Pas de chômage au Sénégal qu'est ce qu'il raconte nous là ?

Mais si, j'insiste. Il n'y pas de chômage au Sénégal. Je vais vous dire pourquoi ...

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samedi 12 août 2006

Les Pirogues de l’Infamie 3 : Une histoire individuelle de l’émigration clandestine

Oui, oui, … on a assez entendu parler de ces émigrés clandestins qui partent à l’assaut des frontières africaines de l’Europe, sur les clôtures de l’enclave de Ceuta ou à travers le détroit de Gibraltar, dans des petits bateaux vers les cotes italiennes ou sur des pirogues de fortunes vers les canaries.
On les a vus, recueillis par les secouristes, fatigués, blessés, le visage livide, grelottant dans des couvertures ou affalés sur des brancards, le regard perdu au loin, entre les vagues qui ont failli les engloutir….

Mais avez-vous essayé, en scrutant ces traits tirés au bout d’un voyage cauchemardesque de deviner l’itinéraire d’un de ces réfugiés ?

J’en connais un.

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mercredi 9 août 2006

Les Pirogues de l’infamie 2 : L'emigration clandestine, un simple symptôme

Pour revenir avec moins d’émotion peut être (à part l’affection immense que j’ai pour toi, oui, Ô lecteur) sur cette « affaire » des nouveaux boat people de notre ère, je prendrais mon temps (oui, et le tien, cher lecteur) et plusieurs posts.

Je commencerais aujourd’hui par une tentative de décrypter plus posément le phénomène en évitant si possible de me retrouver à crier des accusations devant le tribunal de l’Histoire, bave au lèvres, les yeux rougis par la colère et le corps tremblant de la révolte de tous les opprimés du monde, criant des « Honte à vous ! » et « Pendez les tous »

OK, essayons...


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lundi 7 août 2006

Les pirogues de l'infamie 1 : Honte à nous!

Imaginez un père de famille, son foyer, sa famille, ses enfants, quelque part…..

Imaginez sa maison parmi d’autres, entourée de hauts murs protégés par des barbelés.


Imaginez que chaque matin, des enfants de cette maison, après de longues heures de préparation, tentent, avec détermination mais hélas avec des outils rudimentaires, de franchir le mur pour se réfugier dans une des maisons voisines.


Imaginez que chaque matin, quelques enfants meurent ainsi, victimes des barbélés empoisonnés ou d’une chute mortelle. Imaginez que chaque jour, les enfants, voyant pourtant les dépouilles de leurs ainées pendues aux barbelés, se lancent quand même à l’assaut du mur.


Imaginez qu’ils répondent à ceux qui leur demandent « Pourquoi ? » , qu’ils ne voit pas d’autre issue pour échapper à l’enfer de cette maison.


Que diriez vous à ce père de famille ?

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mardi 23 mai 2006

Hypermarché le Sénégal, Rayon Beauté

On l’a sans doute dit et redit, elles sont belles les Sénégalaises lors des cérémonies.

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